De nombreux jeux et jouets vous attendent à la librairie, pour tous les âges, pour tous les budgets, n'hésitez pas à venir faire un tour pour découvrir le magasin. 

Les marques présentent : Djeco, Haba, Janod, Sigikid, Moulin Roty, Ulysse, Gigamic, Asmodee, Blackrock, top model....

 

Pour vos cadeaux de naissance, la librairie accueille "MOULIN ROTY" 

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C'EST LA RENTREE, UN FIL A LA PAGE VOUS PRESENTE SES PREMIERS COUPS DE COEUR !

 

   

visuel gaude               VISUEL ARDITI   VISUEL ADAM 

  visuel coursier     VISUEL FERRARI  VISUEL DESARTHE

 

 

 

VISUEL GREGGIO      VISUEL HOME            VISUEL RASH                  

 

VENEZ VITE LES DECOUVRIR EN MAGASIN !

 

POUR FETER CETTE NOUVELLE RENTREE 2012, UN FIL A LA PAGE VOUS RESERVE UNE SURPRISE, A DECOUVRIR TRES PROCHAINEMENT....

BONNE LECTURE A TOUS !   

 

 

   

 

 

  

 

                                                           

 

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clan poissards

   

Trotski se réveille avec le bourdon, sans trop savoir pourquoi. Le Stade a perdu et la soirée malouine a été un peu ratée, mais ce n’est pas seulement ça. Des défaites et des déceptions, il en a toute une collection. Non, ça semble être plus profond et venir de plus loin, un début de moins bien. Trotski l’insubmersible, le petit roc d’un mètre soixante-huit, celui qui se relève de tout, vacille sur lui-même sans mettre le doigt sur ce qui le fait tanguer ». Le Clan des Poissards est un roman qui parle d’une ville, Rennes, où les destins de quatre amis s’entrecroisent, d’une équipe de foot qui ne gagne pas assez, mais d’une pluie qui tombe trop souvent, d’amour et de PMU...

C'est un roman comme il en existe peu, un roman sur le quotidien, la vie simple de quatre amis qui ont du mal à sortir de l'adolescence, à se fondre dans le décor mais qui ne cherche pas non plus à tout bouleverser. Des hommes, avec leurs questions existentielles sur l'amour, le travail et l'argent, leurs rêves secrets, leur pudeur à se livrer totalement ; une ville toujours en mouvement où le décor change souvent plus rapidement que ses habitants, un stade de foot où se mèle joie et déception ; un auteur à découvrir !

Jeff Sourdin est également l'auteur de Rippeur.

 

 

le silence ne sera 

Le silence ne sera qu'un souvenir, Laurence Vilaine editions GAIA

Une belle découverte que ce premier roman de Laurence Vilaine, jeune auteure d'origine nantaise.

Elle nous entraîne dans l'univers à la fois poétique et rude des roms, gitans de roumanie. La misère règne dans la petite communauté de Miklus. La vie n'est certes pas facile mais la solidarité, la fraternité et la musique aident à supporter les horreurs de la guerre, des privations et le racisme quotidien. Miklus est à l'aube de sa vie, une vie de silence et de non dits qui cache un terrible secret. Le poids des traditions ont empêché Miklus de changer le cours de la vie de Chepnki et de sa descendance. Effleurant l'Histoire, Miklus se soulage enfin du poids de ces erreurs et nous entraîne dans la tourmente de ces vie gâchées où le bonheur ne sera que de passage.

A lire absolument !

 

blog

AVENUE DES GEANTS (Marc Dugain)

C’est en Californie que se situe l’intrigue de ce roman qui nous entraîne sur les traces d’Al Kenner, géant de 2,20 m au QI supérieur à celui d’Enstein. Ce livre décrit la dérive meurtrière de cet homme qui tue (il est alors âgé de 15 ans)  ses grands parents, pour ensuite, après sa sortie d’hôpital psychiatrique (et déclaré guéri par les médecins) entamer une carrière de serial killer. Il massacre 6 étudiantes ainsi que sa mère et une amie de celle-ci. Marc Dugain nous décrit un homme sans sentiment, incapable d’avoir des relations sexuelles, détruit par une mère violente et alcoolique dont il recherche pourtant toujours l’amour. L’auteur raconte, en la romançant, l’histoire vraie d’Edmund Kemper,  tueur schizophrène qui a inspiré le personnage d’Hannibal Lecter.  Mais il ne faut pas réduire ce roman à son personnage principal, car c’est également une formidable plongée dans l’Amérique des années 60 et 70, du président Kennedy, en passant par la guerre du Vietnam ou le mouvement hippie. C’est un livre qui vous happe, malgré le côté glaçant de son héros, et vous tient en haleine jusqu’au bout.

blog

L’ATTENTE DE L’AUBE (William Boyd)

Vienne 1913, Lysander Rief, jeune comédien anglais, vient suivre une psychanalyse avec un disciple de Sigmund Freud, pour anorgasmie. Sa courte liaison avec  Hettie Bull signera certes sa guérison mais l’entraînera aussi, une fois la guerre déclarée, dans des aventures rocambolesques qui l’amèneront à travailler pour le contre-espionnage anglais. Cette histoire est menée tambour battant, et l’on s’attache à ce personnage qui, paraît au premier abord sans grande consistance pour se révéler finalement retors à souhait et fin limier. Un roman fort divertissant, qui pour une fois dans une histoire d’espionnage, ne nous écrase pas sous une avalanche de situations ou de personnages…

 

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11 juillet 2017

Informations clients

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Magasin ouvert

MARDI à VENDREDI

de 9h30 à 12h30 et de 14h30 à 19h

 

LE SAMEDI

de 9h30 à 12h30 et de 14h30 à 19h

1 Bis Avenue du Maréchal Leclerc 35310 Mordelles

 

Contact : Murielle Lerestif    

Tel/Fax: 02 23 41 11 44      

courriel/unfilalapage@orange.fr 

 

Chèques-lire et chèques-livres acceptés

La librairie propose un choix de nouveautés diversifiée et les manuels scolaires sur commande.

Possibilité de commander par courriel.

 

 

 

La librairie est soutenue dans ses actions par : Le Ministère de la Culture, Le Conseil Régional de Bretagne et le Centre national du livre. 

 

 

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27 mai 2017

SAISON 2016-2017

JUIN

 

MERCREDI 21 JUIN A 19H30

 

RENCONTRE "DES GORILLES ET DES HOMMES"

 

AVEC

Pascaline Le Gouar coordinatrice du projet et

A-DAN - auteur dessinateur du Carnet de voyage

 

DES GORILLES ET DES HOMMES

 

A travers des aquarelles et des portraits réalistes magnifiés, A. Dan retrace son périple de presque deux mois au Congo Brazzaville aux côtés de primatologues du CNRS (labo de Rennes). Une aventure scientifique exceptionnelle qui permet de découvrir ces grands singes menacés par le braconnage et le virus ébola, ainsi que les efforts continus des chercheurs pour étudier leur comportement et assurer leur sauvegarde.
Mais c'est aussi une aventure humaine où il est nécessaire de composer avec les hommes, les cultures et les problèmes sociaux-économiques...

A PARTIR DE 15H30

A-DAN DEDICACERA SES BANDES DESSINEES

 

MAI

 

SAMEDI 6 MAI

CROQ AND MOB

LA LIBRAIRIE TIENT LE STAND DE BD

DE NOMBREUX ARTISTES ET LE PARRAIN, FRANK MARGERIN

 

CROQ AND MOB 2017

 

 

 

MARS

VENDREDI 17 MARS à 19H30

rencontre avec

COLIN NIEL

pour son livre "Seules les bêtes"

seules les betes

Une femme a disparu. Sa voiture est retrouvée au départ d'un sentier de randonnée qui fait l'ascension vers le plateau où survivent quelques fermes habitées par des hommes seuls. Alors que les gendarmes n'ont aucune piste et que l'hiver impose sa loi, plusieurs personnes se savent pourtant liées à cette disparition. Tour à tour, elles prennent la parole et chacune a son secret, presque aussi précieux que sa propre vie.
Et si le chemin qui mène à la vérité manque autant d'oxygène que les hauteurs du ciel qui ici écrase les vivants, c'est que cette histoire a commencé loin, bien loin de cette montagne sauvage où l'on est séparé de tout, sur un autre continent où les désirs d'ici battent la chamade. Avec ce roman choral, Colin Niel orchestre un récit saisissant dans une campagne où le monde n'arrive que par rêves interposés.
Sur le causse, cette immense ile plate où tiennent quelques naufragés, il y a bien des endroits où dissimuler une femme, vivante ou morte, et plus d'une misère dans le coeur des hommes.

 

MERCREDI 22 MARS de 14h30 à 17h30

Pascale Perrier dédicacera ses livres

 

 

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PERRIER 8

 

PERRIER 9

 

 

JEUDI 23 MARS à 19H30

Rencontre avec Caroline Petitat Robet

pour son livre

"Le fils rompu, récit d'une mère"

 

Tu écris, maman ?" Ce sont les premiers mots de ce livre ; ceux que Jean, sur son lit d'hôpital, a adressés à sa mère. Depuis qu'on avait diagnostiqué à son fils un cancer doublé d'une maladie génétique, Caroline relatait les étapes de leur compagnonnage dans un cahier. Elle le fera jusqu'au jour de sa mort, survenue à l'âge de 29 ans. Ces pages, à la fois poignantes et rayonnantes d'espérance, forment le miroir fidèle du dialogue pudique entre une mère et son fils.
Caroline puise le courage de traverser cette déchirure en s'appuyant sur la force des pauvres qu'elle côtoie. Avec pour décor sublime les paysages de la Finlande, ce récit écrit sous la conduite d'une force intérieure est un petit joyau d'humanité et de spiritualité. Ce fils rompu arraché à sa mère continue, tel un pain de vie, à rassasier tous ceux qui l'aimaient.

 

DECEMBRE

MARDI 6 DECEMBRE à 19H30

LECTURE CROISEE AVEC

NICOLE LAURENT-CATRICE, JEAN-LOUIS COATRIEUX ET JEFF SOURDIN

EN PRESENCE DE MIREILLE LACOUR, EDITRICE DE LA PART COMMUNE

 

LAURENT-CATRICE

 

COATRIEUX

 

SOURDIN

 

 

 

NOVEMBRE

 

SAMEDI 5 NOVEMBRE de 14h30 à 18h

rencontre avec

3 auteurs des Editions Luciférines

DU NOIR, DU SUSPENSE ET DE L'ETRANGE

Jeanne Sélène - David Elbe - Quentin Fourreau

de jeunes auteurs à découvrir 

   SOMBRES FELINS  

Animal vénéré, adoré ou craint, compagnon des sorcières ou incarnation d’un démon sur Terre, le chat entretient dans l’esprit des Hommes l’image d’une créature de l’entre-deux. Depuis le célèbre Chat Noir d’Edgar Poe, et la rhétorique trouble du chat de Cheshire sous la plume de Lewis Caroll, le petit félin domestique est un familier des récits fantastiques, légendes urbaines et croyances ésotériques. À une époque où ils envahissent Internet avec leurs adorables cabrioles, associer chats et horreur n’est peut-être plus une évidence, mais dix-neuf auteurs osent faire tomber les masques. Ils se nomment Raminagrobis, Lazare, Angel ou Mina la minette. Ils ont le regard doux, mais les griffes acérées. Passeurs, chasseurs, diablotins, demi-dieux, envahisseurs ; une chose est certaine, quand ils rôdent, le surnaturel et le bizarre ne sont jamais loin. Avec un humour mêlé de cruauté, les textes de Sombres Félins vous feront voir votre ami à quatre pattes sous un autre jour. Sera-t-il toujours le bienvenu sur vos genoux ?

 

   MAISONS HANTEES  

 

Qu’elles soient perdues au milieu des bois, héritées d’un grand oncle ou cachées dans la brume, les maisons hantées sont des motifs familiers de l’horreur. Depuis Le Château d’Otrante de Walpole et l’apparition du roman noir anglais au XVIIIe siècle jusqu’au slasher moderne, il est devenu impossible de passer à côté de ces lieux maudits où la réalité se distord. En hommage à l’intarissable production littéraire et cinématographique qui se plaît à abandonner ses personnages entre des murs de plus en plus étroits, dix-sept auteurs ont proposé leurs huis-clos les plus angoissants. De hautes tours gothiques, un appartement d’étudiant, un motel d’où on ne revient pas… chaque nouvelle présente un édifice dans lequel il serait imprudent de s’aventurer très longtemps. Spectres, démons, souvenirs d’un autre temps et monstres cannibales ont un sens de l’accueil particulier… Alors, comme le disait si bien Dante : Vous qui entrez ici, abandonnez toute espérance…Des textes inquiétants, violents, insolents, qui n’hésitent pas à s’amuser de nos peurs les plus profondes.

 

 

 

 

SEPTEMBRE

 

SAMEDI 24 de 14H30 à 18H

 

EVELYNE BRISOU-PELLEN EN DEDICACE 

 

       
       

 

VENDREDI 30 SEPTEMBRE

A L'ANTICHAMBRE A MORDELLES

LES RUMEURS DE BABEL

Spectacle d'Yvon Le Men avec Jean-Luc Tamby au théorbe 

sera suivi d'une dédicace de plusieurs de ses livres.

 

   rumeurs de babel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 OCTOBRE

SAMEDI 1er OCTOBRE

EN DEDICACE DE 10H à 12H30

L'ILLUSTRATEUR FRANCOIS SOUTIF

(album pour les 3-6 ans)

 

 

C'EST BIZARRE

 

BOUH

 

L'ESCARGOT

 

PETITE HISTOIRE

 

SILENCE

 

SPAGHETTIS AUX DELICES

 

COMME DEUX GOUTTES

 

TRALALERE

Et le saviez-vous ? François Soutif est aussi sculpteur et est l'invité de Jean-Pierre Rescan dans le cadre des ouvertures d'Ateliers des Artistes du Pays de Brocéliande. De belles découvertes en perspective le temps d'un week-end.

http://artbroceliande.canalblog.com/

 

SAMEDI 1er OCTOBRE

"SOIREE MAGIE"

ANIMEE PAR JACK GUICHARD

A LA BIBLIOTHEQUE DE MORDELLES

A PARTIR DE 16H30

 

   SOIREE MAGIE  

Jack Guichard, ancien Directeur du Palais de la découverte est un biologiste spécialiste de l’éducation et de la communication scientifique.
Il effectue de nombreuses expertises, en France et en Europe, dans le domaine de l’éducation et des médias scientifiques. Il a un rôle dans la diffusion des sciences par de nombreux vecteurs : édition, web, colloques, conférences… 

Surprenez vos amis ! Voici 50 tours de magie plus étonnants les uns que les autres : mettez le feu à un billet sans le brûler, libérez un téléphone enfermé dans un ballon, transformez votre sachet de thé en fusée ! Ces tours de magie sont très faciles à réaliser. Pour chacun d'eux, vous découvrirez comment le présenter, le matériel à préparer et les étapes du tour illustrées par des dessins et des photos afin de le réussir à coup sûr.
Vous fascinerez vos amis en leur dévoilant les secrets de ces tours et les explications des phénomènes scientifiques en jeu. Ils pourront ainsi à leur tour devenir magiciens d'un soir !

Partenariat de la librairie avec les Editions Belin - Le Pommier

 

MARDI 11 OCTOBRE A 19H30

RENCONTRE AVEC ERIC VUILLARD

"14 JUILLET"

COUP DE COEUR DE NOTRE RENTREE

 

   14 juillet  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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07 mai 2017

 

CES REVES QU ON PIETINENT

Sous les bombardements, dans Berlin assiégé, la femme la plus puissante du IIle Reich se terre avec ses six enfants dans le dernier refuge des dignitaires de l'Allemagne nazie. L'ambitieuse s'est hissée jusqu'aux plus hautes marches du pouvoir sans jamais se retourner sur ceux qu'elle a sacrifiés. Aux dernières heures du funeste régime, Magda s'enfonce dans l'abîme, avec ses secrets. Au même moment, des centaines de femmes et d'hommes avancent sur un chemin poussiéreux, s'accrochant à ce qu'il leur reste de vie.
Parmi ces survivants de l'enfer des camps, marche une enfant frêle et silencieuse. Ava est la dépositaire d'une tragique mémoire : dans un rouleau de cuir, elle tient cachées les lettres d'un père. Richard Friedländer, raflé parmi les premiers juifs, fut condamné par la folie d'un homme et le silence d'une femme : sa fille. Elle aurait pu le sauver. Elle s'appelle Magda Goebbels.

« La fin du IIIème reich, vue des deux côtés, vainqueurs et vaincus. Mais après cette horreur, y en a-t-il vraiment eu ? Absolument passionnant. »

A MALIN MALIN ET DEMI

Douglas Raymer est chef de la police de North Bath, ancienne cité industrielle du New Jersey mal remise de la crise, voisine de la si pimpante Schuyler. Quand Dougie était collégien, sa professeur d'anglais écrivait dans les marges de ses rédactions : "Qui es-tu, Douglas ?". Trente ans plus tard, Raymer n'a pas bougé de Bath et il ne sait toujours pas répondre à la question. Qui est-il ? Dégarni, certes, enclin à l'embonpoint, veuf d'une femme qui s'apprêtait à le quitter. 
Pour qui ? Voilà une autre question qui torture Raymer. Car depuis la mort accidentelle de Becka, ce policier élu à la tête de son district presque malgré lui vit dans un brouillard, tout juste égayé par la présence de son assistante, la jeune Charice, policière noire fière de son identité. De l'autre côté de la ville, un septuagénaire passe sa retraite sur un tabouret de bar. Sully connaît tout Bath et tout Bath connaît Sully : buveur, fumeur, aussi sarcastique et rusé qu'un vieux loup de mer. 
Mais comment garder son flegme lorsque résonne encore le diagnostic des cardiologues : "Deux années, grand maximum" ? En regardant, peut-être, les gens passer. Or pour cela, Sully a l'embarras du choix. Il y a Rub, son acolyte bègue ; Carl, le magnat de la ville, qui passe ses nuits devant des films X dans l'espoir de retrouver sa forme d'avant-prostatite. Jerome, le frère jumeau de Charice, maniaque, amoureux de la syntaxe et de sa Mustang rouge. 

« On suit les tribulations déjantées d'une brochette d'habitants de North Bath, petite ville américaine déshéritée, en passant de l'émotion au fou rire, Et l'on s'attache tellement aux personnages qu'on ne peut lâcher ce roman ! »

 

impago

Parce que son frère s'apprête à commettre en France l'irréparable, Nadr le pacifiste se lance à sa poursuite, quitte la Palestine, franchit les tunnels, passe en Egypte, débarque à Marseille puis suit la trace de Khalil jusqu'à Paris. Se révolter, s'interposer : deux manières d'affronter le même obstacle, se libérer de tout enfermement, accéder à soi-même, entrer en résilience contre le sentiment d'immobilité, d'incarcération, d'irrémédiable injustice. 
Sous couvert de fiction, ce premier roman est celui d'un homme engagé pour un autre monde, une autre société - un engagement qui passe ici par l'imaginaire pour approcher encore davantage l'une des tragédies les plus durables du XXe siècle.

 Premier roman du réalisateur de « Demain » sur les liens du sang et l'attachement à un pays meurtri, la Palestine »

sucre noir

Dans un village des Caraïbes, la légende d'un trésor disparu vient bouleverser l'existence de la famille Otero. A la recherche du butin du capitaine Henry Morgan, dont le navire aurait échoué dans les environs trois cents ans plus tôt, les explorateurs se succèdent. Tous, dont l'ambitieux Severo Bracamonte, vont croiser le chemin de Serena Otero, l'héritière de la plantation de cannes à sucre, qui rêve à d'autres horizons. 
Au fil des ans, tandis que la propriété familiale prospère, chacun cherche le trésor qui donnera un sens à sa vie. Mais, sur cette terre sauvage, la fatalité aux couleurs tropicales se plaît à détourner les ambitions et les désirs qui les consument. Dans ce roman envoûtant, sensuel, Miguel Bonnefoy réinvente la légende de l'un des plus célèbres corsaires pour nous raconter le destin d'hommes et de femmes guidés par la quête de l'amour et contrariés par les caprices de la fortune. 
Il nous livre aussi, dans une prose somptueuse, le tableau émouvant d'un pays dont les richesses sont autant de mirages et de maléfices.

« L'avarice est un vilain défaut ! Une fable réjouissante sur l'or qui rend fou ! »

nuit des béguines

A Paris, au Moyen Age, un bâtiment singulier borde la rue de l'Ave Maria, dans le Marais : le grand béguinage royal, fondé par saint Louis. Dans ses murs, vit une communauté de femmes hors normes. Veuves ou célibataires, nobles ou ouvrières, elles peuvent étudier, travailler, circuler librement dans la cité. Mais en 1310, la sérénité du béguinage est troublée par l'exécution en place de Grève de Marguerite Porete, une béguine de Valenciennes brûlée vive pour avoir écrit un livre qui compromet l'ordre établi... 
C'est là que commence le roman, alors que le royaume de Philippe le Bel amorce son déclin et que les persécutions contre les Templiers se multiplient. Ysabel, responsable de l'hôpital, vit là depuis vingt ans lorsque la jeune et rousse Maheut s'y réfugie. Celle-ci fuit des noces imposées par son frère, et la traque d'un inquiétant moine franciscain. Son arrivée est mal accueillie par la majorité des femmes du clos : les cheveux roux ne sont-ils pas l'oeuvre du Diable ? Dame Ade, qui aspire à se tenir en retrait du monde depuis la mort de son mari, regarde elle aussi avec méfiance la nouvelle venue. Ysabel est obligée de cacher sa protégée ailleurs dans la cité... Ce n'est que le début   d'un saisissant suspense qui nous emmène dans une époque charnière d'une étonnante actualité.

« La liberté des femmes a toujours un prix, au Moyen-âge d'autant plus »

 

NIELS ALEXIS RAGOUGNEAU

Tes allers-retours entre la vie et la mort tu vas les faire encore longtemps ? Le temps qu'il faudra. Pourquoi ? Tu te fais du souci pour moi ? Tu es juive, n'est-ce pas ? C'est insensé, tu sais ce qu'ils te feront s'ils te prennent ? Je n'ai pas peur. A Copenhague, je suis chez moi. Ce sont eux les envahisseurs." Danemark 1943, Niels Rasmussen rencontre Sarah à la rousse chevelure. Il rejoint alors la Résistance et devient le saboteur de génie qui remodèle la ville occupée à coups d'explosifs. 
Quand le conflit mondial s'achève, Sarah attend un enfant et les héros sont prêts à recueillir leurs lauriers. Pourtant, une page du Parisien libéré glissée dans un courrier anonyme va infléchir le destin. Dans la rubrique "Epuration" Niels lit : C'est le 7 mai que le dramaturge Jean-François Canonnier, actuellement détenu à Fresnes, passera devant la cour de justice de la Seine. Il sera défendu par maître Bianchi. 
Eperdu d'incompréhension et pour sauver son "frère de cœur", il entreprend une odyssée qui fera vaciller toutes ses certitudes quant à l'héroïsme, la lâcheté, la Résistance et la collaboration. Roman d'aventures, enquête introspective, Niels fait fi des genres littéraires et nous soumet à la question : Et vous, qu'auriez-vous fait ?

« Connait-on vraiment ses amis ? Et vous, qui auriez-vous été ? »

 

FARALLON ISLANDS

Au large de la Californie, sur une île inhabitée au cœur d'un archipel quasi inaccessible et livré aux caprices des vents, Miranda, jeune photographe spécialisée de la faune sauvage, découvre un monde parallèle aussi séduisant que terrifiant, où la menace vient tout autant de la spectaculaire hostilité de la nature que de l'étrange micro-communauté scientifique qui l'accueille. Abby Geni signe un premier roman comme un grand-huit des sensations, et pose un univers inoubliable, à mi-chemin entre David Vann et Laura Kasischke.

Un très bon premier roman. Dépaysement garanti ! La narration de Miranda vous prend aux tripes. Entre la violence des éléments, les relations troubles des uns avec les autres, la nature animale sauvage et dangereuse, l'intrigue se tend et se détend au rythme des marées et des migrations.

dans la forêt

Rien n'est plus comme avant : le monde tel qu'on le connaît semble avoir vacillé. Des rumeurs courent : épidémies, crise énergétique, catastrophe nucléaire... Les gens se terrent et fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au coeur de la forêt. Quand la civilisation s'effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre.
Il leur reste, toujours bien vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l'inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d'inépuisables richesses. Considéré comme un véritable choc littéraire aux Etats-Unis, ce roman sensuel et puissant met en scène deux jeunes femmes qui entraînent le lecteur vers une vie nouvelle.

Rien n'est plus comme avant après avoir lu ce livre. Il est des histoires où l'on se coule, où l'on se love, où l'on se noie parfois sans avoir envie d'en sortir, c'est le cadeau que nous fait ce livre magnifique, hypnotique, tendre, difficile et d'une extrême douceur à la fois.

 

sous le ciel qui brule

Si le choix de la langue des colonisateurs fait de Tuân un "traître", il signe également son destin : son amour du français et de la poésie de Gérard de Nerval sera son refuge au coeur des atrocités qu'il va vivre dans un Vietnam exsangue, déchiré par la guerre et la partition. Ce roman est une navigation enchantée entre les verts paradis des amours enfantines et un présent douloureux, qui convoque les parfums les plus subtils de l'Orient et compose une ode bouleversante à la puissance vitale des mots.

Poète au cœur du déluge

Une ode au Vietnam et aux ancêtres, un long chemin vers les mots et la poésie, ce roman  est à la fois violent par son histoire et empreint de la douceur de son auteur.

Nous sommes dans les années 1950, le monde se réveille à peine des horreurs des Nazis que le Vietnam sombre dans le chaos à son tour. La partition du pays est inévitable et la guerre civile meurtrit chaque famille. Tuân est marqué dès son plus jeune âge par la disparition brutale de ses parents puis plus tard celle de son grand-père. Jeune homme intelligent et d'une sensibilité rare, il se réfugie dans l'étude du français et de la poésie. Il vit chez sa tante au sein du domaine familiale et coule une enfance sereine avec sa cousine à laquelle il est très attaché. La montée du nationalisme et des communistes touchent aussi sa famille et vont briser l'harmonie que ce garçon s'est construite. Sa cousine Tiên et sa tante Co Anh seront les victimes innocentes du conflit, morts dont ne se remettra jamais Tuân et qui briseront son élan créateur. Emigré en France, Tuân se posera la question de l'utilité de l'écriture et de la poésie, comme les poètes allemands après guerre, comment et pourquoi écrire après l'horreur. Hoai Huong Nguyen nous répond avec un roman magnifique, hommage à ce pays d'origine et à la langue. La poétesse et l'écrivain se mêlent  pour un livre vibrant de sensibilité.

L'HOMME QUI S'ENVOLA

Walker a tout pour être heureux. Il dirige une florissante entreprise au Nouveau-Mexique et sa femme, la riche et belle Sarah, lui a donné trois magnifiques enfants. Et pourtant, il ne supporte plus sa vie. Entre sa famille, son entreprise et les contraintes de toutes sortes, son temps lui échappe. Une seule solution : la fuite. Walker va mettre en scène sa mort de façon à ne pas peiner inutilement les siens.
Malheureusement pour lui, Nick Shepherd, redoutable détective spécialisé dans les disparitions, s'empare de son affaire et se forge la conviction que Walker est encore vivant. S'engage entre les deux hommes une fascinante course-poursuite sur le territoire des Etats-Unis. En jeu : la liberté, une certaine conception de l'honneur et l'amour de Sarah. L'homme qui s'envola, balayé par le grand souffle de l'aventure, est aussi un récit pénétrant sur la fragilité des réussites humaines.

Walker est un homme brillant, chef d'entreprise hors pair, mari parfait, père attentif. Tous profitent de cette situation confortable sans y prêter attention et finissent par étouffer Walker dans un emploi du temps où chaque minute se paye chère. Une décision s'impose : disparaître, faire croîre à sa mort et retrouver enfin une totale liberté. Oui mais peut-on vraiment disparaître dans ce monde de réseau et de traçage ? Shepperd, chasseur de tête émérite, ne le pense pas, tout le monde commet un jour une erreur même le plus brillant d'entre nous. Il relève le défi, retrouver celui que tout le monde croit mort. C'est une partie d'échec qui se noue alors entre ces deux hommes aussi intelligents l'un qui l'autre. De rebondissements en rebondissements, Antoine Bello nous livre une histoire d'aventure passionnante et que le meilleur gagne ! 

 

l'ordre du jour

 

L'Allemagne nazie a sa légende. On y voit une armée rapide, moderne, dont le triomphe parait inexorable. Mais si au fondement de ses premiers exploits se découvraient plutôt des marchandages, de vulgaires combinaisons d'intérêts ? Et si les glorieuses images de la Wehrmacht entrant triomphalement en Autriche dissimulaient un immense embouteillage de panzers ? Une simple panne ! Une démonstration magistrale et grinçante des coulisses de l'Anschluss par l'auteur de «Tristesse de la terre» et de «14 juillet».

Eric Vuillard nous fait une fois de plus vivre un moment clé de l'Histoire du monde en changeant l'angle de vue. Sous son ironie habituelle se dévoile un monde absurde mais néanmoins réel, où la folie, la cupidité, le peu de courage de tous ces hommes au pouvoir, la machination, les intérêts personnels déclenchent les pires abominations. Son récit bref à la langue impitoyable ouvre notre esprit sur le sens large de la politique et nous force à regarder l'histoire en face. 

 

Bientôt le soleil, l'été, la plage alors voilà quelques livres tranquilles et plaisants :

tout un été sans facebook

Mutée disciplinairement à New York, Colorado, un petit village raciste du fin fond de l'Amérique, sans couverture mobile et où il ne se passe jamais rien, la lieutenant de police de couleur noire, à forte corpulence, Agatha Crispies a trouvé un échappatoire à son désoeuvrement dans l'animation d'un club de lecture au sein du commissariat. Mais alors qu'elle désespérait de pouvoir un jour enquêter à nouveau sur un meurtre autre que celui d'un écureuil, une série d'effroyables assassinats et disparitions viennent (enfin) troubler la tranquillité des lieux, mettant à l'épreuve ses connaissances littéraires. 
Puértolas signe un drôle de thriller loufoque, un poilar !

Il fallait le talent de Romain Puertolas pour nous embarquer dans... dans.. dans quoi ? Un polar ? Une comédie ? Un hymne à la littérature ? Une formidable occasion de faire le plein d'annecdotes sur des écrivains ? Bref un savant mélange d'humour décalé, d'intrigues et surtout de culture. Déconnectez-vous, il y a mieux à faire !

 

PARLER NE FAIT PAS

A bientôt quarante ans, Jeanne est au bout du bout du rouleau. Plus de mec, un travail qui ne rapporte pas un rond, des relations tendues avec sa mère et quelques kilos en trop, sa vie ressemble à un désastre. Afin de l'aider à faire le point, sa soeur lui offre une semaine de vacances. Mais pas pour se la couler douce, non, pour faire une cure de jeûne. Le pire cauchemar de Jeanne ! Imaginer dire adieu au pain au chocolat du matin et à tous les gâteaux qu'elle avale compulsivement, c'est déjà une torture, alors huit jours de diète forcée, c'est au-dessus de ses forces. 
Et pourtant ... C'est au fin fond du Pays basque que la retraite commence avec Myriam, spécialiste déjantée ès jeûnes, et son mari JP, baba cool à la masse. Au programme : yoga, randonnée et bouillons. Pour Jeanne, la semaine s'annonce longue, très longue. Franck, le neveu de Myriam, et son ami Gustave, appelés en renfort, l'aideront-ils à surmonter sa mauvaise humeur ? Entre petites galères et grands moments de solitude, cette héroïne à l'humour décapant, irrésistiblement humaine, nous embarque dans une comédie jubilatoire.

Le "feelgood book" est à la mode. En voilà un qu'il ne faut pas manquer. Bien que l'histoire et l'intrigue soient cousues de fil blanc, Cécile Krug a un vrai talent d'humoriste. Voilà longtemps que je n'avais pas autant ri en lisant un livre, de tout coeur avec le personnage et les péripéties qui jalonnent le roman. Une vraie réussite. 

 

gardien des choses perdues

À soixante-dix-neuf ans, Anthony Peardew a passé la moitié sa vie à collecter les objets perdus, dans l'espoir de réparer une promesse brisée. Réalisant que son temps est compté, le vieil homme, autrefois écrivain célébré, décide de léguer sa demeure victorienne et les "trésors" qu'elle recèle à sa fidèle assistante Laura, qu'il pense être la seule à même de restituer les objets à leurs propriétaires. 
En exprimant ses dernières volontés, il est loin de se douter de leurs répercussions et de l'heureuse suite de rencontres qu'elles vont provoquer.

Du thé, de la romance, une touche de merveilleux et toutes ces histoires, des petits bouts de vie racontés à travers la perte d'un objet et le charme opère, la tendresse pour les personnages s'installe, les intrigues se nouent et nous emportent dans un bon moment de lecture très très anglais. 

vite ma retraite

Marie, 43 ans, avocate parisienne frisant le burn-out, selon elle. En combustion permanente, selon ses proches. Il est grand temps de faire quelque chose. Partir en vacances ? trop classique. Ou alors… Qui n'a pas rêvé de prendre sa retraite à 40 ans ? Pourquoi faudrait-il attendre d'être senior pour s'occuper de soi ? Plutôt opter pour un stage en maison de retraite, en immersion totale.Un premier roman facétieux, tendre et ironique.

Voilà un livre dynamique et plein d’optimisme à l’image de Marie quarantenaire au bord de l’explosion mais définitivement tournée vers le bonheur. Sentant le burn-out arriver, elle s’isole dans une maison de retraite et se fond vite dans le paysage d’une joyeuse bande d’octogénaires. Myriam Bellecour dépeint le quotidien de cette maison de retraite idéale avec beaucoup de tendresse et d’humour, nous aurions “presque” hâte de les rejoindre !

ROMAIN GARY

Avant d'inventer Emile Ajar, Romain Gary s'est inventé un père. Bâtissant sa légende, !'écrivain a laissé entendre que ce père imaginaire était Ivan Mosjoukine, l'acteur russe le plus célèbre de son temps. La réalité n'a rien de ce conte de fées. Drame familial balayé par !'Histoire et fable onirique, Romain Gary s'en va-t-en guerre restitue l'enfance de Gary et la figure du père absent. Avec une émotion poignante, le roman retrace vingt-quatre heures de la vie du jeune Romain, une journée où bascule son existence.
Après Les derniers jours de Stefan Zweig et Le cas Eduard Einstein, Laurent Seksik poursuit magistralement cette quête de vérité des personnages pour éclairer le mystère d'un écrivain, zones d'ombre et genèse d'un créateur, dans une histoire de génie, de ténèbres et d'amour.

Beaucoup d'émotion à la lecture de ce nouveau roman de Laurent Selsik tant l'amour qu'il porte à ses personnages transpire de son écriture. L'auteur se sert habilement de la vie de Romain Gary et de sa famille pour nous raconter simplement les conditions de vie des juifs dans le ghetto de Vilno, les désespérances des uns, les illusions des autres et la tragédie familiale qui bouleverse un garçon de douze ans préfigurant sans doute la sensibilité qu'il développera plus tard.

Cécile Coulon - Trois saisons d'orage.

Les Fontaines. Une pierre cassée au milieu d'un pays qui s'en fiche. Un morceau du monde qui dérive, porté par les vents et les orages. Une île au milieu d'une terre abrupte. Je connais les histoires de ce village, mais une seule les rassemble toutes. Elle doit être entendue. L'histoire d'André, de son fils Benedict, de sa petite-fille, Bérangère. Une famille de médecins. Celle de Maxime, de son fils Valère, et de ses vaches.
Une famille de paysans. Et au milieu, une maison. Ou ce qu'il en reste. Trois générations confrontées à l'Histoire et au fol orgueil des hommes ayant oublié la permanence hiératique de la nature. Saga portée par la fureur et la passion, Trois saisons d'orage peint une vision de la seconde partie du XXe siècle placée sous le signe de la fable antique. Les Trois-Gueules, "forteresse de falaises réputée infranchissable", où elle prend racine, sont un espace où le temps est distordu, un lieu qui se resserre à mesure que le monde, autour, s'étend.
Si elles happent, régulièrement, un enfant au bord de leurs pics, noient un vieillard dans leurs torrents, écrasent quelques ouvriers sous les chutes de leurs pierres, les villageois n'y peuvent rien ; mais ils l'acceptent, car le reste du temps, elles sont l'antichambre du paradis. Cécile Coulon renoue ici avec ses thèmes de prédilection la campagne opposée à la ville, la lutte sans merci entre l'homme et la nature, qui sont les battements de coeur du très grand succès que fut Le Roi n'a pas sommeil (Ed Viviane Hamy, 2012).

Le talent de Cécile Coulon est de nous amener dans un ailleurs plein de contradictions. Le monde qu'elle décrit est à la fois rude, sauvage mais également protecteur pour ceux qui y sont nés. Les hommes doivent se fondre dans cette nature qui leur apporte de quoi subsister et réaliser leurs ambitions. Attention à ne pas se fourvoyer, la sanction peut être lourde de conséquences. C'est avec bonheur que nous sommes toujours fidèles à ses romans.

article 353

Pour avoir jeté à la mer le promoteur immobilier Antoine Lazenec, Martial Kermeur vient d'être arrêté par la police. Au juge devant lequel il a été déféré, il retrace le cours des événements qui l'ont mené là : son divorce, la garde de son fils Erwan, son licenciement et puis surtout, les miroitants projets de Lazenec. Il faut dire que la tentation est grande d'investir toute sa prime de licenciement dans un bel appartement avec vue sur la mer. 
Encore faut-il qu'il soit construit.
Tanguy Viel réussit l'alchimie parfaite. Oui, à tout moment, la sensation que l'auteur est tapi quelque part au coeur des phrases de Kermeur ou alors est-ce Kermeur qui implore Tanguy Viel de rendre son histoire somme toute assez banale plus vibrante encore ? et le lecteur fait corps avec eux : le coeur battant pour cet homme bouleversant et l'esprit savourant chaque mot, chaque phrase. 
Un livre à ne pas manquer, un auteur à ne pas manquer. 

Négar Djavadi - Désorientale.

La nuit, Kimiâ mixe du rock alternatif dans des concerts. Le jour, elle suit un protocole d'insémination artificielle pour avoir un enfant avec son amie Anna. Née à Téhéran en 1971, exilée en France dix ans plus tard, elle a toujours tenu à distance sa culture d'origine pour vivre libre. Mais dans la salle d'attente de l'unité de PMA de l'hôpital Cochin, d'un rendez-vous médical à l'autre, les djinns échappés du passé la rattrapent. 
Au fil de souvenirs entremêlés, dans une longue apostrophe au lecteur, elle déroule toute l'histoire de la famille Sadr. De ses pétulants ancêtres originaires du nord de la Perse jusqu'à ses parents, Darius et Sara, éternels opposants au régime en place ; celui du Shah jusqu'en 1979, puis celui de Khomeiny. Ce dernier épisode va les obliger à quitter définitivement l'Iran. La France vécue en exilés n'a rien à voir avec le pays mythifié par la bourgeoisie iranienne… Alors, jouant du flash-back ou du travelling avant, Kimîa convoque trois générations et une déesse du rock and roll au chevet de sa " désorientalisation ". 
On y croise, entre autres, Siouxie, Woody Allen, Michel Foucault, des punks bruxellois et des persans aux yeux bleus, six oncles et un harem. 

Un prix du style pour Négar Djavadi et son premier roman Désorientale. L'auteur possède la magie des conteuses orientales et elle nous captive dès les premières pages de cette saga familiale. Entre Orient et Occident, deux mondes, nous passons de l'un à l'autre attendant que le mystérieux titre de Désorientale prenne tout son sens. Jouant de l'humour comme de la gravité et de nos emotions, l'auteur nous offre un moment de lecture à savourer. 

STATION ELEVEN

Dans un monde où la civilisation s'est effondrée suite à une pandémie foudroyante, une troupe d'acteurs et de musiciens nomadise entre de petites communautés de survivants pour leur jouer du Shakespeare. Un répertoire qui en est venu à représenter l'espoir et l'humanité au milieu de la désolation.

Un livre de science-fiction ? Beaucoup plus que cela. Le climat ambiant de cette fable post-apocalyptique interroge notre présent, ce qui en fait la saveur, les souvenirs, la valeur de l'amitié, les regrets et surtout l'art qui donne sens à la vie lorsque tout est perdu. Un très beau roman qui ne s'oublie pas de sitôt.

 

LEGARDINIER

Karen Holt est agent d'un service de renseignements très particulier. Benjamin Horwood est un universitaire qui ne sait plus où il en est. Elle enquête sur une spectaculaire série de vols d'objets historiques à travers le monde. Lui passe ses vacances en France sur les traces d'un amour perdu. Lorsque le vénérable historien qui aidait Karen à traquer les voleurs hors norme meurt dans d'étranges circonstances, elle n'a d'autre choix que de recruter Ben, quitte à l'obliger.
Ce qu'ils vont vivre va les bouleverser. Ce qu'ils vont découvrir va les fasciner. Ce qu'ils vont affronter peut facilement les détruire... Avec ce nouveau roman, Gilles Legardinier allie pour la première fois tous les talents qui ont fait de lui un exceptionnel auteur de best-sellers. Aventure, intrigue fascinante et humour nous entraînent aux confins des mystères de la science et de l'Histoire.

Un nouveau registre pour Gilles Legardinier, un enquêteur malgré lui à l'humour irrésistible, une James Bond girl fleur bleue, une aventure trépidante, bref les ingrédients d'un bon moment d'évasion sans bouger de chez soi.

 

CONTINUER

Sibylle, à qui la jeunesse promettait un avenir brillant, a vu sa vie se défaire sous ses yeux. Comment en est-elle arrivée là ? Comment a-t-elle pu laisser passer sa vie sans elle ? Si elle pense avoir tout raté jusqu'à aujourd'hui, elle est décidée à empêcher son fils, Samuel, de sombrer sans rien tenter. Elle a ce projet fou de partir plusieurs mois avec lui à cheval dans les montagnes du Kirghizistan, afin de sauver ce fils qu'elle perd chaque jour davantage, et pour retrouver, peut-être, le fil de sa propre histoire.

J'avais découvert Laurent Mauvignier avec son livre "Ce que j'appelle oubli" qui ne peut que vous hanter pendant de nombreuses années... Et voilà qu'une fois encore, je le lis en apnée, attendant, tendue, la fin du livre et le relachement qui va avec, et s'il n'écrit, comme il dit, que pour la beauté des dernières pages de son livre, le lecteur est happé par son écriture, la sincérité qui ressort de ses personnages jusqu'à l'émotion ultime !

Une rentrée littéraire sous le soleil ! Voici nos premières lectures et coups de coeur !

14 juillet

RENCONTRE AVEC ERIC VUILLARD LE 11 OCTOBRE A 19H30

Paris est désormais au peuple. Tout chaviré. Aiguisé. Se baignant aux fontaines. La nuit est tombée. De petits groupes marchent sur les barrières. Ce sont des bandes d'ouvriers, de menuisiers, de tailleurs, gens ordinaires, mais aussi des porte-faix, des sans-emplois, des argotiers, sortis tout droit de leur échoppe ou du port au Bled. Et dans la nuit de la grande ville, il y eut alors une étincelle, cri de mica.
L'octroi fut incendié. Puis un autre. Encore un autre. Les barrières brûlaient. Ce qui brûle projette sur ce qui nous entoure un je-ne-sais-quoi de fascinant. On danse autour du monde qui se renverse, le regard se perd dans le feu. Nous sommes de la paille.

Comme ressucité d'un monument au mort, les femmes et les hommes qui firent le 14 Juillet entrent en scène les uns après les autres et c'est une commémoration bouleversante de ceux qui renversèrent le pouvoir en place. Eric Vuillard focalise notre attention sur ces visages, ces corps, ces histoires de vies, ces gens de rien qui pourtant collectivement, unis auront fait de cette journée notre fête Nationale. Avec sa langue toujours extrêmement juste, rien ne semble impossible à l'homme lorsqu'il s'engage.

SOYEZ IMPRUDENT

"Soyez imprudents les enfants", c'est le curieux conseil qu'on a donné à tous les Bartolome lorsqu'ils n'étaient encore que de jeunes rêveurs - et qui explique peut-être qu'ils se soient aventurés à changer le monde. "Soyez imprudents les enfants", c'est ce qu'aimerait entendre Atanasia, la dernière des Bartolome, qui du haut de ses 13 ans espère ardemment qu'un événement vienne bousculer sa trop tranquille adolescence.
Ce sera la peinture de Roberto Diaz Uribe, découverte un matin de juin au musée de Bilbao. Que veut lui dire ce peintre, qui a disparu un beau jour et que l'on dit retiré sur une île inconnue ? Atanasia va partir à sa recherche, abandonner son pays basque natal et se frotter au monde. Quitte à s'inventer en chemin. Dans ce singulier roman de formation, Véronique Ovaldé est comme l'Espagne qui lui sert de décor : inspirée, affranchie et désireuse de mettre le monde en mouvement.

Très heureuse de retrouver Véronique Ovaldé et son écriture si singulière. Sa faculté de surprendre le lecteur, son humour et son imaginaire nous rappellent que la lecture est un formidable plaisir ! Un roman d'apprentissage pas comme les autres, une famille pas comme les autres et pourtant, les questions existentielles sont les mêmes que celles que se posent les autres adolescents et jeunes adultes. Le cheminement d'Atanasia dans sa quête de vérité sur l'histoire trouble de sa famille ravira les amoureux d'histoires à tiroirs tout autant que les grands enfants gourmands de légendes.

LE GRAND JEU

Installée dans un refuge high-tech accroché à une paroi d'un massif montagneux, une femme s'isole de ses semblables pour tenter de répondre à une question simple : comment vivre ? Outre la solitude, elle s'impose un entraînement physique et spirituel intense, où longues marches, activités de survie, slackline et musique vont de pair avec la rédaction d'un journal de bord. Saura-t-elle "comment vivre" après s'être mise à l'épreuve de conditions extrêmes, de la nature immuable des temps géologiques, de la brutalité des éléments ? C'est dans l'espoir d'une réponse qu'elle s'est volontairement préparée, qu'elle a tout prévu.
Tout, sauf la présence, sur ces montagnes désolées, d'une ermite, surgie de la roche et du vent, qui bouleversera ses plans et changera ses résolutions. Avec son style acéré, Céline Minard nous offre un texte magistral sur les jeux et les enjeux d'une solitude volontaire confrontée à l'épreuve des éléments. 

Original et déroutant, le Grand Jeu nous entraîne dans un univers à part, une philosophie de vie ou une recherche de philosophie, un questionnement de soi, les raisons que nous pouvons trouver à vivre en harmonie avec nous-même mais aussi avec les autres. Ne cherchez pas la réponse dans le livre, celle-ci vous appartient.

PAQUEBOT DANS LES ARBRES

À la fin des années 1950, Mathilde, adolescente, voit partir son père puis sa mère pour le sanatorium d'Aincourt. Commerçants, ils tenaient le café de La Roche-Guyon. Doué pour le bonheur mais totalement imprévoyant, ce couple aimant laisse alors ses deux plus jeunes enfants dans la misère. Car à l'aube des années 1960, la Sécurité sociale ne protège que les salariés et la pénicilline ne fait pas de miracle pour ceux qui, par insouciance, méconnaissance ou dénuement ne sont pas soignés à temps.
Petite mère courage, Mathilde va se battre pour sortir ceux qu'elle aime du sanatorium, ce grand paquebot blanc niché dans les arbres, où se reposent et s'aiment ceux que l'enfance ne peut tolérer autrement qu'invincibles.

Tout comme Kinderzimmer, Un paquebot dans les arbres est inspiré d'un témoignage et nous plonge dans la France des années 50 au coeur d'une famille au destin tragique. Nous retrouvons avec un immense plaisir l'écriture lumineuse, simple et juste de Valentine Goby qui sait comme personne bouleverser le lecteur, s'emparer d'une histoire dramatique et rester à la bonne distance du pathétique. Nous éclairant sur la tuberculose et les conditions de soin des années 1950, l'histoire de Mathilde est aussi celle d'une héroïne du quotidien, une femme au coeur d'or, à l'amour immense, une femme forte de celles qui ne lâchent jamais !

Le temps passe et voilà quelques mois que rien n'est proposé sur le blog. Ci-dessous de quoi faire des choix pour vos lectures d'été. D'été ?? Sous cette grisaille, on a du mal à y croire... Alors plongeons dans les livres et les mots à défaut de bain de mer

 

UNE ILE BIEN TRANQUILLE

Sur les îles bretonnes, tranquilles ou pas, le vent est toujours coupable : des naufrages, des névroses, et même des chutes du haut des falaises. Difficile pourtant de convaincre Edelweiss, de retour à Trevedic pour enterrer son père tombé du pic du Rat, de ce scénario. Ses doutes se renforcent lorsqu'elle remarque que les îliens ont étrangement changé leurs habitudes : ils ont repeint leurs maisons à neuf, possèdent des yachts rutilants ou encore des voitures de luxe tout à fait inutiles dans cette société miniature. 
Veulent-ils se la jouer chicos, comme son petit ami parisien, gentil mais "un peu connard" ? Ou cachent-ils un secret derrière des bizarreries de plus en plus inquiétantes, comme lancer des balles de tennis ornées de têtes de mort dans le jardin ? Avec un ton bien à elle, oscillant entre noirceur et humour, Pascale Dietrich nous entraîne dans une histoire inventive, mordante et généreusement irrespectueuse.

Les îliens ont toujours bien caché leur jeu, mais alors là ils ne sont pas les seuls, à moins que l'auteur ne soit habitante de cette île ?  Voici un livre original qui commence comme tant d'autres par un décès, une suspicion de meurtre, une enquête, des menaces mais qui part, pour notre plus grand bonheur, dans un ailleurs où l'humour noir est à son comble et l'on termine la lecture étonné et réjouis. 

mademoiselle haas

lles ont vingt ans, ou trente, ou un peu plus, en 1934 et un peu après. Elles s'appellent Mademoiselle Haas. Elles sont bibliothécaire, concierge, cuisinière, coiffeuse, première main flou, fraiseuse, infirmière, écrivaine, femme de chambre, institutrice, journaliste, femme de ménage, chef de travaux, ouvrière métallurgiste, libraire, pianiste, physicienne, ourdisseuse, sage femme, vendeuse... Elles travaillent. 
Presque toutes avec leurs mains - mains de sage femme, mains d'ouvrière, mains de pianiste. Elles sont auxiliaires, adjointes, temporaires, mademoiselles. Elles rêvent. Elles vivent, dans la joie et dans la peine, une histoire qui, au fil des ans, s'emplit de bruit et de terreur. Elles sont invisibles. Ignorées des livres d'histoire. Oubliées. Omises, plutôt. Michèle Audin a cherché leurs traces, et réussi à reconstituer quelques heures de leur vie. 
Mises bout à bout, elles racontent leur présent, leur histoire, la sienne, la nôtre.

1934, la France bouillonne tant au niveau social que politique. Catherine, Leopoldine, Céline..., elles sont jeunes, actives. Certaines chanceuses d'autres pas, représentatives de la société française, elles souffrent, s'engagent, se battent . Chacune à sa manière fait bouger les lignes des dictats des hommes, des lois faites par les hommes pour les hommes, chacune à sa manière refuse la soumission aux classes sociales, à la famille, à la religion. Mais elles sont souvent contraintes au silence, hors la loi pour avorter, femme battue, elles voudraient être libres... et malheureusement la menace gronde ; elles sont marquées depuis leur naissance d'un signe qui va les mener à la mort, ce qui les relie toutes, leur nom HAAS.

Pour que la mémoire collective n'oublie pas ces anonymes, avec tendresse et simplicité, Michèle Audin tisse ces fragments de vie dans un tout, une seule et même histoire, la nôtre et l'émotion nous étreint face à la perte de ces femmes à la fois uniques et universelles.

 

libertango

Luis est né en 1935. D'origine espagnole, il vit à Paris avec ses parents et ses soeurs. Luis est handicapé, son côté gauche fonctionne mal, sa démarche est hésitante, sa diction souvent difficile. Dans cette famille ulcérée par la présence d'un enfant abîmé, Luis n'est porté par aucune confiance tutélaire. L'oreille collée au transistor, il s'échappe, grandit en écoutant, en découvrant l'enlacement des arpèges, la beauté des concertos, cantates et symphonies, et chaque partition lui devient peu à peu territoire de savoir. 
A vingt et un ans, seul sur les bords de Seine, Luis est soudain bouleversé par le son d'un bandonéon. Sa vie s'ouvre à l'avenir. "Je suis né à la plus pure proposition de l'univers, dira-t-il plus tard : celle de l'amour de la musique." Libertango est le roman le plus envoûtant de Frédérique Deghelt. Un livre d'allégresse qui génère et convoque l'émotion du beau, cette émotion que la musique retrouve en chacun de nous, même au pire de la guerre. 
Une émotion qui porte Luis et le sauve.

Tout est émotion dans ce livre, la vie de Luis, son cheminement intérieur, la musique, et ce qu'il nous transmet. Il s'agit bien de passage, de philosophie de vie, d'amour et de beauté que ce vieil homme arrivé à la fin de sa vie tente d'exprimer. La musique des mots, la beauté des phrases et des réflexions procurent une grande paix intérieure. 

Luis aurait pu aller jouer ci-dessous

des femmes qui dansent

Au coeur de l'Afrique, une guerre civile guerre fait rage, dévastant les champs, les cultures et les familles. Séraphine est une jeune fille innocente, elle grandit et vit le plus paisiblement possible parmi les siens, malgré la peur et la mort qui rôde. Sa mère lui a appris à compter et à lire, elle peut accompagner les femmes au marché, bien loin de son village, pour vendre haricots, oeufs et lait. 
Les marches longues et épuisantes sont le lot quotidien de l'Africaine. Son destin semble tracé et s'annonce pourtant heureux : elle épousera bientôt Sumpun, l'homme qu'elle aime. Mais sa vie bascule lorsqu'en rentrant à la maison, elle voit les miliciens, ces hommes qui s'excitent devant la moindre goutte de sang, qui tentent d'abuser de sa mère... Pétrifiée, Séraphine est incapable de la moindre pensée. 
Son petit frère est déjà mort tandis que son père agonise, impuissant, lorsqu'un milicien décide de s'en prendre à elle, l'écrasant de toute sa force et de toute sa virilité. Face à l'insoutenable, le père mourra en prononçant ces derniers mots : " Je suis désolé. " Soudain, un groupe de l'armée régulière pénètre dans la maison, tue, chasse et libère la jeune Séraphine des griffes des barbares. Emmenée rapidement à l'hôpital pour y recevoir les premiers soins, elle fait la connaissance du docteur Basonga ainsi que de la très charismatique Blandine, une guerrière persuadée instinctivement que la jeune femme possède le courage nécessaire pour transformer son traumatisme en force. 
Elle convainc Séraphine de rejoindre les lionnes impavides, ces troupes de femmes qui vengent les blessés et les morts, qui luttent quotidiennement au sein de l'armée régulière, animées par l'espoir fou de déposer un jour les armes pour le retour de la paix dans leur cher pays. Une nouvelle page de sa vie s'ouvre.

Deuxième roman de Céline Lapertot et tout comme son premier, un nouveau coup de coeur de la librairie. Il y a dans l'écriture la même force que dans les personnages de ce roman bouleversant à plus d'un titre. Céline Lapertot magnifie ces femmes blessées dans leur âme et leur corps, ces femmes qui se redressent, se rassemblent, se battent pour ne pas mourir, mais surtout veulent le meilleur pour leur pays, leurs soeurs et leurs enfants. Un hymne au courage et à l'espoir. 

 

9782081360082FS

Un entrepreneur du Net soudainement populaire au point que les Français voudraient en faire leur prochain président, un artiste contemporain dont la dernière oeuvre - un cerveau géant de vingt-cinq mètres de haut - vient d'être installée dans les jardins des Tuileries, le leader mégalomane d'un groupuscule d'extrême droite, une starlette de films X venue du fin fond de la Russie, un antiquaire décédé dans des circonstances bien particulières, un médecin généraliste en quête d'une cassette contenant les chansons du groupe de pop dont il faisait partie dans les années 80. 
Leur point commun ? Une lettre qui aurait pu donner un tout autre cours à leur vie, et qui vient d'arriver à son destinataire avec... trente-trois ans de retard. Dans ce conte moderne, Antoine Laurain entrecroise avec malice les destins de personnages hauts en couleurs et compose un étonnant portrait de la France d'aujourd'hui.

Antoine Laurain est passé maître dans l'art de nous écrire des comédies sociales très réussies. Si l'intrigue s'ouvre sur un coup du destin absolument cocasse, elle continue sur une teinte plus nostalgique des occasions manquées de la vie de ces quatre anciens amis, puis tourne à la politique-fiction sans jamais lâcher ses personnages. Très bon moment de lecture.

A lire du même auteur : La Femme au carnet rouge et le chapeau de Mitterrand.

9782823608632FS

Quand Lili Colt arrive à Kodiak, un port de l'Alaska, elle sait qu'elle va enfin réaliser son rêve : s'embarquer sur un de ces bateaux qui partent pêcher au loin. Pour la jeune femme, une runaway qui a fui jadis le confort d'une famille française pour " faire la route ", la véritable aventure commence. Le choc est brutal. Il lui faut dormir à même le pont dans le froid insupportable, l'humidité permanente et le sel qui ronge la peau, la fatigue, les blessures...Seule femme au milieu de ces hommes rudes, au verbe rare et au geste précis qui finiront par l'adopter. 
A terre, Lili partage la vie des marins -les bars, les clubs de strip-tease, les motels miteux. Quand elle tombe amoureuse du " Grand marin ", elle sait qu'il lui faudra choisir entre sa propre liberté et son attirance pour cet homme dont la fragilité la bouleverse. Entre Jack London et Marguerite Duras, Catherine Poulain fait entendre une voix unique dans le paysage littéraire français, avec ce magnifique premier roman qu'on devine très autobiographique.

Premier roman qui fait partie de ces livres qui vous habitent longtemps après leur lecture, le Grand Marin vous emporte loin au bout de la terre, dans le froid et la rudesse de l'Alaska. Avec Lili, nous allons partager le quotidien d'hommes et de femmes qui ont tous fui un passé trop lourd ou qui avaient un besoin d'aventure. L'adrénaline voilà le moteur, la pêche si dure qu'elle donne des sensations hors normes, si dangereuse qu'elle peut vous tuer, mais ces hommes sont ils encore vivants ? Jouent-ils simplement à se faire peur, à se prouver quelque chose ou est-ce un abrutissement comme l'alcool à terre qui empêche toute introspection ? Nous n'aurons pas la réponse car Lili est pareille à ces hommes et à Kodiak on ne se livre pas. 

9782702157503FS

Autopsie d'une histoire d'amour. Eva est une fille de l'aube plutôt solitaire, Adama, un oiseau de nuit connu de Tout-Paris ; deux êtres, deux univers que tout sépare. Pourtant, entre eux, au fil des pages, s'écrira un amour fou, une passion compliquée à la destinée tragique. Eva, la narratrice, est aussi petite, ronde, blonde et blanche qu'Adama est grand, noir et sculptural. Elle est émerveillée par leurs différences, fascinée par cet homme sans attaches, funambule parmi les artistes, les mondes interlopes ou les salons bourgeois. 
Sans-papiers, Adama est le paradigme du dépouillement. Il ne possède rien, semble ne vivre qu'au présent. Eva est en adoration devant cet ancien danseur de Béjart aussi impénétrable que séduisant.Mais passés les premiers mois d'aveuglement, le mystère s'estompe pour révéler, derrière sa plastique parfaite, une autre facette d'Adama. Dans le coeur d'Eva, la désillusion succède à l'éblouissement. Adama boit, Adama la trompe, Adama vit des femmes qu'il rencontre, Adama sait-il seulement aimer ? Peu à peu, Adama devient Bel-Ordure.Dans cette autofiction, Eva, double littéraire d'Elise Fontenaille, offre au lecteur un texte généreux et sans fard, où alternent moments d'intimité empreints d'une profonde tendresse, révoltes et colères. 
Servi par une écriture résolument moderne, Bel-Ordure raconte, avec force et sincérité, une passion incandescente pour un pharaon aux pieds nus.

Elise Fontenaille nous livre une histoire romancée d'une passion amoureuse vécue. Le titre intrigue, la narration alterne brillamment la douceur et la tension et vous êtes pris dans ses filets. Mais qui donc est Adama, tantôt charmeur, très doux, tantôt fuyant et mutique. Un beau portrait d'homme vu par une femme amoureuse qui retrouvera peu à peu sa lucidité. 

 

Voici deux auteurs de polars qui avaient sorti leur premier roman en même temps et que nous avions déjà beaucoup appréciés et qui sortent le deuxième également en même temps, deux genres mais deux réussites. A LIRE ABSOLUMENT Rencontre avec Alexis Ragougneau le 22 mars 2016 à 19h30.

salauds_devront_payer

Wollaing, entre Douai et Valenciennes, est une de ces petites villes du Nord minées par le chômage. Le docteur Antoine Vanderbeken soigne gratuitement certains de ses patients. Moins charitable, Freddie Wallet fait dans la récupération musclée de dettes pour le compte d'un organisme de crédit illégal. Alors, quand Pauline Leroy, une jeune toxicomane, que Vanderbeken a prise sous son aile et qui doit de l'argent à Wallet, est assassinée, les habitants laissent libre cours à leur colère. 
Wallet est le coupable désigné et ce salaud doit payer. Et avec lui tous les salauds. Car derrière le meurtre de Pauline, le commandant Erik Buchmeyer et le lieutenant Saliha Bouazem vont découvrir d'autres rancoeurs liées au passé industriel de la ville. Ici, tout le monde se souvient du temps où l'usine Berga employait près d'un millier d'ouvriers. L'époque du plein emploi et des grandes luttes syndicales. 
Le théâtre aussi de violents heurts et d'accidents dramatiques. Berga a fermé au début des années 80 et le site en friche est devenu la plaque tournante d'un important trafic de drogue. Du Nord- Pas-de-Calais à la Belgique, les ombres des crapules d'hier croisent peut-être celles des meurtriers d'aujourd'hui. Tantôt roman social à l'ambiance trouble, tantôt thriller psychologique haletant, Les Salauds vont payer est une machiavélique histoire de vengeance et de rédemption. 
Emmanuel Grand y confirme son habileté à échafauder des scénarios rythmés et efficaces.

evangile_pour_un_gueux

Quel est ce jeune homme dont le cadavre patiente sur la table de dissection ? Ses plaies béantes évoquent irrésistiblement les stigmates du Christ. Le docteur Saint-Omer, le légiste, procède à l'autopsie. Le verdict tombe : mort par noyade malgré les blessures infligées. La victime est Mouss, le SDF qui a fait la une des journaux avec certains de ses frères de misère pour avoir occupé Notre-Dame de Paris pendant la période de Noël, clamant leurs revendications : un logement pour tous ! Le Père Kern y officiait au moment de l'" invasion " du saint lieu. 
Témoin autant qu'acteur, le bras de fer entre les sans logis et les autorités - policière et religieuse - l'avait profondément touché. Depuis, le prêtre s'est retiré. Il se consacre désormais au tri et à la conservation des " traces du passage des plus pauvres sur cette terre " au centre Wresinski, dans le Val d'Oise. Claire Kauffmann, l'ex-procureur, est chargée d'instruire l'affaire du " noyé des Batobus ". 
Lorsqu'elle apprend que François Kern connaissait la victime, elle décide d'aller le voir pour le convaincre de l'aider dans son enquête. Elle essuie un refus : la jeune femme devra se débrouiller seule, cette fois... Mais le Père Kern résistera-t-il à l'appel du coeur et au besoin de comprendre ? Entre les silences, les non-dits et les malentendus, les enquêteurs, officiels ou non, auront bien du mal à démêler les fils de ce crime sordide. 
Nous retrouvons avec jubilation le trio Kern/Kauffmann/Landard-Gombrowicz, affublé de Kristof - la " gargouille " -, qui hante les jardins comme les travées de Notre-Dame.

poupee de kafka

Au cours d'un séjour à Berlin, la jeune Julie Spieler, en quête d'une improbable réconciliation avec son père, Abel - séducteur impénitent, époux volage, menteur invétéré et professeur de littérature allemande à la Sorbonne -, débusque la récipiendaire putative de textes inédits de Kafka, écrivain qui fait l'objet d'une folle idolâtrie de la part de son inconséquent géniteur. La jeune fille entame alors de difficiles tentatives d'approche auprès de cette vieille dame particulièrement revêche qui porte en elle toute la mémoire d'un siècle traversé de guerres, d'exils et d'horreurs. 
L'été suivant, contre toute attente, ces trois personnages se retrouvent dans un chalet, face au mont Blanc, pour dénouer les noeuds et secrets obscurs dont chacun a tressé sa vie. De Paris à Berlin en passant par Prague, sous l'éternel regard de l'iconique Kafka ou dans l'inquiétante ombre portée d'une impériale montagne, le roman fait se rencontrer les vivants et tous les spectres qui les hantent sur une scène où les protagonistes se débattent comme pour échapper au cruel sortilège qu'ils ont eux-mêmes concouru à forger. 
Convoquant une structure narrative limpide où le réalisme le dispute aux images mouvantes et la gravité à un humour féroce, Fabrice Colin mène ici une superbe enquête romanesque sur les liens qui nous lient et nous délient au fil d'une libératrice traversée des apparences.

Fabrice Colin réussit à nous rendre attachant des personnages plein de défauts. Un père qui est tout sauf un père, une fille qui refuse de grandir et une vieille dame absolûment invivable mais voilà nous sommes curieux : comment vont-ils s'en sortir ? Vont-ils trouver leur rédemption ? Un bon roman de cette rentrée de janvier. 

Noël est passé, bientôt la nouvelle rentrée de janvier mais avant une petite mise à jour de nos lectures : 

ILS SAVENT TOUT DE VOUS

Avez-vous déjà rêvé de lire dans les pensées des gens ? Savoir ce que se dit la serveuse en vous apportant votre café du matin. Ce que vos amis pensent vraiment de vous. Ou même ce que votre chat a dans la tête ? Eh bien, c'est exactement ce qui arrive un jour à Snowe, un flic du Michigan. Au début, il se croit fou. Puis ça l'aide à arrêter pas mal de faux innocents... A des kilomètres de là, un autre homme est victime du même syndrome. 
Mais lui est en prison, et ce don de télépathie semble fortement 1 intéresser le FBI... Iain Levison nous entraîne dans un suspense d'une brûlante actualité, où la surveillance des citoyens prend des allures de chasse à l'homme. Mais sait-on vraiment tout de nous ?

Ian Levison nous montre une fois de plus une amérique secrète, manipulatrice mais avant-gardiste où l'humain pèse peu face à la raison d'état. Soit on perd, soit on gagne, qui s'en sortira ? Suspense...

les nuits de laitue

Otto et Ada partagent depuis un demi-siècle une maison jaune perchée sur une colline et une égale passion pour le chou-fleur à la milanaise, le ping-pong et les documentaires animaliers. Rien de ce que leurs voisins disent ou font ne leur échappe. Sans compter qu'Ada participe intensément à la vie du village, microcosme baroque et réjouissant - autant dire joyeusement peuplé de doux dingues. Il y a d'abord Nico, préparateur en pharmacie obsédé par les effets secondaires indésirables ; Aníbal, facteur fantasque qui confond systématiquement les destinataires pour favoriser le lien social ; Iolanda, propriétaire de chihuahuas neurasthéniques et portée sur la sagesse orientale ; M. 
Taniguchi, centenaire japonais persuadé que la Seconde Guerre mondiale n'est pas finie ; Marina, anthropologue amateur qui cite Marcel Mauss en exterminant méthodiquement les cafards de sa voisine... Quant à Otto, lecteur passionné de romans noirs, il combat avec un succès mitigé ses insomnies à grandes gorgées de tisane à la laitue, tout en soupçonnant à juste titre les autres habitants du village de lui cacher quelque chose... 
Un premier roman plein de fantaisie et de tendresse, avec une jolie galerie de personnages tous complètement déjantés.

Oui, je vous promets, à la fin, on comprend tout !! Les fils se dénoueront mais en attendant ne cherchez pas, prenez juste du plaisir à lire...

obia

Clifton Vakansie court dans les rues de Saint-Laurent, sa ville natale, sur les rives du Maroni, en Guyane. Il court dans un paysage de tôles et de parpaings, en direction de Cayenne et de son aéroport, dont le séparent des fleuves qu'il faudra franchir à la nage, des barrages de gendarmerie, des pistes tracées à travers la forêt. Il court pour l'avenir de sa petite Djayzie, sa fille qui vient de naître, lui qui est à peine un homme. 
Il court à travers sa peur et des jeunes de son âge tombent autour de lui. Mais plus tu es déchiré, plus les chiens te déchirent, c'est ce qu'on dit. Et Clifton a beau être sous la protection de l'obia, rendu invincible par la magie des Noirs-Marrons, à sa poursuite il y a le major Marcy, un Créole, un originaire comme on dit, colosse né ici qui sait tout des trafics et des hors-la-loi, homme emporté qui n'a pas volé sa réputation de tête brûlée. 
Et il y a aussi le capitaine Anato, un Ndjuka comme Clifton, un type étrange, aux yeux jaunes, dont personne pas même lui ne sait d'où il vient vraiment. Clifton l'ignore encore, mais dans sa fuite vers l'est il ne va pas tarder à croiser des fantômes. Ceux de la guerre du Suriname. Des fantômes qui tuent encore. Qui ne cessent pas de tuer. En ranimant les souvenirs de la guerre civile qui provoqua à la fin des années 1980 le passage de milliers de réfugiés sur les rives françaises du Maroni, Colin Niel nous plonge dans une Guyane qui voudrait tout oublier des spectres de cet oppressant passé. 
Alors qu'au Suriname les gros bonnets de la drogue ont remplacé les Jungle Commando, le destin de trois jeunes hommes va se trouver pris dans le double piège des cartels de la cocaïne et des revenants d'une guérilla perdue.

Découverte de cette fin d'année, un jeune auteur de polar que nous espérons bien recevoir en 2016. Troisième livre de Colin Niel à se passer en Guyane française, et l'on découvre un pays complexe propice aux intrigues et à l'explosion de la violence. Il fait chaud en Guyane, très chaud...

 

Les vacances se terminent, la rentrée littéraire se profile avec son foisonnement habituel, les Unes des magazines, les émissions de radio... et puis les choix de vos libraires alors voici nos premiers coups de coeur. 

Premiers romans : 

les amygdales

 

"Aux aguets perpétuels, je suis tout ce que je vois et pas seulement les autres lorsque l'oreille plaquée au tronc d'un arbre par grand vent, j'entends ses craquements, des gémissements, des douleurs, preuve qu'il souffre comme n'importe qui." Dans l'immense demeure pleine d'enfants et de domestiques, la mère jette l'argent par les fenêtres et le père ferme les yeux. Elle est fantasque, il est insomniaque. 
Rien n'échappe au narrateur, le benjamin de leurs fils, qui allie des capacités d'observation exceptionnelles à une imagination puissante. Armé de ces talents, il passe tout au crible de ses visions : scènes de la vie familiale, moments d'amitié, admirations cinématographiques, souvenirs d'une scolarité houleuse, rêves d'aventure et tendances anarchistes. Les tableaux vivants qui en résultent nous plongent tour à tour dans l'intime et le sauvage, dans l'histoire et les désordres de l'humanité, et contribuent à construire un roman d'apprentissage foisonnant. 
Les lecteurs de Gérard Lefort retrouveront avec bonheur son style si personnel, très littéraire, son humour et sa profondeur. Et son extraordinaire sens de l'image : tout est plus intense, comme au cinéma.

Voilà un premier roman comme on les aime, une écriture, un ton bien à lui, de l'originalité et de l'humour un peu grinçant, Gérard Lefort nous offre un vrai bonheur de lecture. L'invitation est lancée et Gérard Lefort devrait nous rendre visite en fin d'année. 

petits plats de résistance

Au coeur de Montmartre, une foule de personnages poursuivent des objectifs très personnels à coups de petites magouilles, de manipulations, d'esbroufe et d'une bonne dose de mauvaise foi... Chacun de son côté, puis ensemble, ils vont concocter 27 recettes savoureuses pour : Redresser un groupe de presse familial qui s'essouffle/Oser les sex-toys après 60 ans/Manigancer des stratégies audacieuses pour remettre les chômeurs au travail/Aider les salariés à développer des activités alternatives et lucratives/Stimuler la créativité des enfants surdoués/Déjouer les pièges pitoyables des agents immobiliers/Défiscaliser les toilettes sèches et consommer bio, responsable et équitable/Organiser du team-building dans les résidences sociales/Convaincre le tribunal de commerce de la pertinence de nouveaux modèles économiques. 
HILARANT ! ! !

Très sympa ce roman choral et surtout tout y est crédible, des personnages attachants, une petite intrigue, une bonne dose d'humour. Rien de mieux pour attendre avec impatience de retrouver son livre à la fin de la journée. 

Un autre genre....

un loups à leur porte

Un premier roman magistral qui nous plonge dans une atmosphère trouble, entre Stephen King et David Lynch, et nous mène, de rebondissement en rebondissement, à explorer la face monstrueuse du « self made man » américain.
Coup de coeur de la rentrée, Jérémy Fel nous offre un roman d'angoisse extrêmement bien construit : chaque chapître semble indépendant mais participe au tout. La narration au style limpide fait surgir l'angoisse chez le lecteur et le tient en haleine pour ne respirer (ou pas) qu'à la fin du chapître. Les personnages sont soit traqueurs soit traqués mais attention le mal est partout..
Amateur de Kasischke, laissez-vous embarqué !

la maladroite

Inspiré par un fait divers récent, le meurtre d'une enfant de huit ans par ses parents, La maladroite recompose par la fiction les monologues des témoins impuissants de son martyre, membres de la famille, enseignants, médecins, services sociaux, gendarmes… Un premier roman d'une lecture bouleversante, interrogeant les responsabilités de chacun dans ces tragédies de la maltraitance.
Basé sur un fait réel, ce premier roman retrace l'histoire d'une mort annoncée. Malaise d'une société impuissante. Impuissante ? Vraiment ? Que ferions-nous devant un cas comme celui-là ? Une écriture sobre pour un roman poignant et nécessaire. A LIRE.
Découvertes, deuxième roman :
venus d'ailleurs

Au printemps 2001, Mirko et sa sœur Simona, des Albanais du Kosovo d'une vingtaine d'années, ont fui leur pays déchiré par la guerre. La route de l'exil les a menés quelque temps en Italie, puis dans un centre de transit en Haute-Loire. En 2001 ils décident de tenter leur chance à Lyon. Simona est combative et enthousiaste. Très vite, elle trouve un travail, noue des amitiés, apprend le français avec une détermination stupéfiante. Elle fait le choix volontariste de l'intégration là où son frère, plus secret, porte en lui la nostalgie de ce qu'il a laissé au Kosovo. 
Pour lui, le français est la langue des contremaîtres et de la rue. Le jour, il travaille sur des chantiers. La nuit, il dort dans un foyer. Les moments de pause, il gagne les lisières de la ville et peint des graffs rageurs sur les murs. C'est ainsi qu'il rencontre Agathe, déambule avec elle, partage un amour fragile face aux séquelles d'une guerre encore trop proche. Ce roman tout en retenue raconte les étapes du parcours des réfugiés dans une métropole devenue dès 1999 un point d'accueil privilégié des réfugiés kosovars en France. 
En filigrane : la beauté de la ville, l'art, l'exil, la différence, la liberté, la foi en l'humain.

Située en 2001 cette magnifique et terrible histoire est pourtant tristement d'actualité. Combien ne laissent pas toute leur vie derrière eux ? Combien ne s'adaptent pas ? Combien ressentent durement le racisme ambiant, les amalgames... C'est avec une grand humanité et une grande simplicité que Paola Pigani sublime son roman et nous entraîne à la suivre dans les rues de Lyon qu'elle aime. 

Et voilà, les grands, ceux qu'on aime et qu'on suit, ceux que nous allons accueillir cette saison...

otages intimes

Photographe de guerre, Etienne a toujours su aller au plus près du danger pour porter témoignage. En reportage dans une ville à feu et à sang, il est pris en otage. Quand enfin il est libéré, l'ampleur de ce qu'il lui reste à ré-apprivoiser le jette dans un nouveau vertige, une autre forme de péril. De retour au village de l'enfance, auprès de sa mère, il tente de reconstituer le cocon originel, un centre duquel il pourrait reprendre langue avec le monde. 
Au contact d'une nature sauvage, familière mais sans complaisance, il peut enfin se laisser retraverser par les images du chaos. Dans ce progressif apaisement, se reforme le trio de toujours. Il y a Enzo, le fils de l'Italien, l'ami taiseux qui travaille le bois et joue du violoncelle. Et Jofranka, l'ex petite fille abandonnée, avocate à La Haye, qui aide les femmes victimes de guerres à trouver le courage de témoigner. 
Ces trois-là se retrouvent autour des gestes suspendus du passé, dans l'urgence de la question cruciale : quelle est la part d'otage en chacun de nous ? De la fureur au silence, Jeanne Benameur habite la solitude de l'otage après la libération. Otages intimes trace les chemins de la liberté vraie, celle qu'on ne trouve qu'en atteignant l'intime de soi.

Quel bonheur de retrouver l'écriture de Jeanne Benameur ! Roman d'actualité ou universel, Jeanne Benameur pose les questions de l'engagement, de l'oubli de soi jusqu'à la nécessité de se retrouver pour continuer à vivre, à respirer tout simplement. Qu'on parte loin de chez soi ou qu'on reste toute sa vie au même endroit, la guerre que se livrent nos blessures n'en est pas moins violente. Quelle émotion !

RENCONTRE AVEC JEANNE BENAMEUR LE 19 NOVEMBRE

un coeur changeant

C'est une histoire qui commence en 1889 à Soro, au Danemark. Et qui se termine en 1931, au même endroit : la "maison" Matthisen, demeure ancestrale d'une vielle famille de la noblesse. Trois femmes occupent les rôles principaux : Mama Trude, la grand-mère ; Kristina, la mère, qui épouse un officier français, René de Maisonneuve ; leur fille, Rose. A 20 ans, Rose quitte le manoir familial et part vivre à Paris. 
C'est elle l'héroïne de ce roman mené tambour battant, et qui la conduit d'une fumerie clandestine d'opium à un appartement bourgeois de la rue Delambre où elle vit en couple avec une femme, Louise, avant de recueillir une enfant trouvée, Ida, qui deviendra sa fille. C'est le début du siècle - l'affaire Dreyfus, la guerre de 14, les années folles, les voitures Panhard-Levassor, le féminisme - qui défile en accéléré, mais sans jamais tomber dans la reconstitution historique. 
Car le vrai sujet de ce formidable roman, c'est le destin de Rose et la manière dont elle parvient, petit à petit, à en déchiffrer le sens. Porté par un style d'une grande vivacité, une écriture sensuelle et colorée, ce livre est celui d'un écrivain au sommet de son art. Magicienne des mots, Agnès Desarthe nous émeut et nous fait rêver comme jamais. Depuis Mangez-moi, Agnès Desarthe n'avait pas produit de fiction d'une telle ampleur narrative. 

Agnès Desarthe a le don de nous entraîner dans de folles aventures, un roman d'apprentissage très féminin, une touche de magie dans les mots, les situations et les personnages et nous voilà devant une grande fresque romanesque !

 

conquistadors

1532. Francisco Pizarre et ses hommes traversent les Andes. Bientôt la chute de l'empire inca clora un épisode de la conquête du monde qui a vu la rencontre de Dieu, l'or et la poudre. Avec une force épique et romanesque souveraine, Éric Vuillard rend l'Histoire familière et fascinante.

J'ai découvert Eric Vuillard avec Tristesse de la terre l'an dernier et j'ai lu avec un grand bonheur ses autres romans. Eric Vuillard est un auteur atypique qui nous plonge non seulement dans l'Histoire avec un grand H mais aussi dans les profondeurs de l'âme humaine. Le passé questionne notre avenir et je me demande : Pourquoi suivons-nous si facilement les fous ? Conquistadors est un roman violent, intense, épique qui une fois de plus interroge la folie des hommes. 

les étrangères

Joséphine est une petite fille à la fois roumaine et française. Privilégiée, car elle peut circuler librement sous le régime communiste, mais rejetée, car elle est étrangère à Bucarest comme à Paris. Joséphine s'interroge : peut-on être amoureuse de sa professeure de violon ? Puis elle devient photographe, connaît le succès. Elle rencontre Nadia. Leur passion est brûlante, le Mur est tombé, le Palais du Peuple est de moins en moins gris.
Mais l'amour bascule, aveugle, emporte tout. Nadia la louve, la danseuse, est un fleuve en colère. Elle s'exile à son tour, fuit Joséphine, cherche un lieu où s'apaiser. Peut-être Kalior, la ville orientale, la belle endormie. Trouver les épaules dorées sur lesquelles se réinventer, comme on s'invente des dieux auxquels se raccrocher.

Irina réussit le difficile passage du deuxième roman et avec brio ! Un roman très émouvant qui questionne la vie artistique, l'amour, l'argent, les origines dans un style empreint d'une belle liberté. A ne pas manquer !

IL ETAIT UNE VILLE

Septembre 2008, Eugène, un ingénieur français arrive à Détroit pour s'occuper d'un projet automobile alors que la crise des Subprimes touche violemment la ville.
Charlie, 12 ans, fugue de chez sa grand mère avec deux de ses amis. Ils vont s'installer dans une sorte de zone où ils vont vivre différentes aventures.
Thomas B. Reverdy nous fait découvrir le chaos et l'abandon de cette ville et de ses habitants.

Une histoire à plusieurs voix dans une ville de Détroit aux allures de cité post-apocalyptique. Des vies perdues vont se télescoper pour renaître. Envoûtant

LA SAISON DES BIJOUX

"Faire une saison", c'est l'idée que Jeanne et Bruno se sont mis en tête : quitter les monts du Lyonnais au milieu du printemps pour aller planter parasols et tréteaux au grand vent de l'Atlantique, sur la place du village balnéaire de Carri, à la lisière des dunes. Marchands ambulants, ils forment une petite tribu que complètent Alexis, onze ans, et Virgile, soixante et un ans. On les appellera en toute simplicité les Bijoux - leur fabrication, leur fierté -, ils disposeront d'une poignée de mètres carré au soleil et seront adoubés par des confrères qui se nomment eux-mêmes Nanou Primeurs, Fromage ou Château-Migraine le pinardier.
Et puis il y a Forgeaud, le boss du marché, protecteur incontournable et despote au passé obscur. Forgeaud qui, frappé par la beauté physique de Jeanne, en perd le souffle et se promet de la posséder avant la fin de l'été. En commençant par humilier publiquement son compagnon. Plus que jamais dans son élément, Eric Holder s'empare de cette saison mouvementée au goût de sel, prétexte à un exercice virtuose de portraitiste, à des scènes et tableaux qui réservent un régal de lecture.
Mais surtout, cette chronique délicate et amoureuse rend hommage à une société, à la fois marginale et populaire, dont la littérature parle rarement.

Allez, un petit air de vacances ne peut pas faire de mal ! Un joli roman sur la communauté éclectique des marchés saisonniers. Un peu d'intrigue, beaucoup de sentiment, du soleil, la mer et de la musique.

 

DELIVRANCES

L'histoire de Lula Ann Bridewell, enfant maltraitée, qui a fait un faux témoignage pour plaire à sa mère et passe sa vie à essayer de se racheter en combattant le racisme.

Lire un roman de Toni Morrison ne laisse jamais indifférent ! Entre la violence des situations et l'amour que porte l'auteur à son personnage principale, la magie fonctionne. Le destin de Lula Ann Bridewell nous obsède comme la couleur de sa peau obsède ceux qui la croisent.

 

 

prétendue innoncence des fleurs

Le bouquet était prêt : Cinq iris mauves, cinq lys blancs et deux jacinthes sauvages. Dans quelques heures à peine, il serait déposé au cabinet du juge d'instruction Marc Ferrer, plongé dans la plus importante affaire criminelle de sa carrière. Marc connaît le langage des fleurs, il sait que les lys blancs évoquent la pureté et que les jacinthes invitent à l'amour. Pourtant, ces fleurs là lui inspirent la mort. 
Celle d'une jeune femme et d'un amour fou disparu huit ans plus tôt... De Paris à Venise, de bouquets en bouquets, vers quel secret enfoui le conduira ce nouveau jeu de piste ? La Prétendue innocence des fleurs est un roman inclassable où le mystère, l'aventure sentimentale et l'intrigue judiciaire s'entremêlent pour tenir le lecteur en haleine jusqu'au dénouement.

Une fois n'est pas coutume, un polar dans nos coups de coeur. Bien écrit, original, du suspense jusqu'au bout. Il y a un peu de l'Ombre du vent dans ce roman.

UN PRIX INTER AMPLEMENT MERITE POUR 

 

jacob jacob

« Le goût du citron glacé envahit le palais de Jacob, affole la mémoire nichée dans ses papilles, il s'interroge encore, comment les autres font-ils pour dormir. Lui n'y arrive pas, malgré l'entraînement qui fait exploser sa poitrine trop pleine d'un air brûlant qu'elle ne parvient pas à réguler, déchire ses muscles raides, rétifs à la perspective de se tendre encore et se tendant quand même. » Jacob, un jeune Juif de Constantine, est enrôlé en juin 1944 pour libérer la France. 
De sa guerre, les siens ignorent tout. Ces gens très modestes, pauvres et frustes, attendent avec impatience le retour de celui qui est leur fierté, un valeureux. Ils ignorent aussi que l'accélération de l'Histoire ne va pas tarder à entraîner leur propre déracinement. L'écriture lumineuse de Valérie Zenatti, sa vitalité, son empathie pour ses personnages, donnent à ce roman une densité et une force particulières.

Une très belle écriture pour une histoire bouleversante. A ne pas manquer !

Vous voulez en savoir plus sur nous et sur notre métier ?

Nous avons eu la chance d'être invités, Frédéric Leplat de Page 5 à Bruz et moi-même par Felix Boulé qui anime l'émission littéraire de Radio Laser. Emission à réécouter en suivant ce lien

http://www.radiolaser.fr/Litterature-Les-libraires-a-l-honneur-_a14666.html

VOYAGE D'OCTAVIO

Le voyage d'Octavio est celui d'un analphabète vénézuélien qui, à travers d'épiques tribulations, va se réapproprier son passé et celui de son pays. Le destin voudra qu'il tombe amoureux de Venezuela, une comédienne de Maracaibo, qui lui apprend l'écriture. Mais la bande de brigands "chevaleresques", menée par Rutilio Alberto Guerra, pour laquelle il travaille, organisera un cambriolage précisément au domicile de sa bien-aimée. 

Avant que ne débute un grand voyage dans le pays qui porte son nom. Octavio va alors mettre ses pas dans ceux de saint Christophe, dans ceux d'un hôte mystérieux, dans ceux d'un peuple qu'il ignore. Car cette rencontre déchirante entre un homme et un pays, racontée ici dans la langue simple des premiers récits, est d'abord une initiation allégorique et amoureuse, dont l'univers luxuriant n'est pas sans faire songer à ceux de Gabriel Garcia Mârquez ou d'Alejo Carpentier.

Miguel Bonnefoy, auteur franco-vénézuélien signe un très bon premier roman, un conte initiatique qui nous ramène à l'essence même de l'existence. Il est parfois nécessaire de se mettre en marche pour se trouver.

ET JE DANSE AUSSI

 

 

 

 

 

 

 

 

La vie nous rattrape souvent au moment où l'on s'y attend le moins.    Pour Pierre-Marie, romancier à succès (mais qui n'écrit plus), la surprise arrive par la poste, sous la forme d'un mystérieux paquet expédié par une lectrice. Mais pas n'importe quelle lectrice ! Adeline Parmelan, «grande, grosse, brune», pourrait bien être son cauchemar... Au lieu de quoi, ils deviennent peu à peu indispensables l'un à l'autre.
Jusqu'au moment où le paquet révèlera son contenu, et ses secrets... Ce livre va vous donner envie de chanter, d'écrire des mails à vos amis, de boire du schnaps et des tisanes, de faire le ménage dans votre vie, de pleurer, de rire, de croire aux fantômes, d'écouter le Jeu des Milles Euros, de courir après des poussins perdus, de pédaler en bord de mer ou de refaire votre terrasse. Ce livre va vous donner envie d'aimer.
Et de danser, aussi !

Les romans épistolaires sont à la mode, mais celui-ci vaut le détour, à mettre dans toutes les mains au plus vite ! Vous ne vous passerez plus de Pierre Marie et d'Adeline. Deux merveilleux auteurs jeunesse qui nous offrent une belle parenthèse.

 

THEORIE DE LA TARTINE

La Théorie de la tartine Après Les Morues, le roman français de l'âge 2.0 En 2006, lorsque Marianne découvre sur le net une sextape postée par son ex, elle ne trouve pour l'aider qu'un hacker immature et un journaliste visionnaire qui croit qu'Internet va transformer le monde. Dix ans et les chocs de la jeunesse (enfants, travail, amours) plus tard, que deviennent notre ex-étudiante blogueuse, le jeune pirate et l'homme de presse idéaliste ? Internet a tout bousculé...

Son précédent livre "Les Morues" nous avait déjà beaucoup diverti, nous sommes ici dans la même veine. Titiou Lecoq a un ton non dénué d'humour pour nous dépeindre les travers de notre société. Divertissant !

  

TOUTE LA LUMIERE

 Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Marie-Laure doit se réfugier chez un oncle à Saint-Malo avec son père. Celui-ci, employé au Museum d'histoire naturelle de Paris, est chargé d'un diamant qui ne doit pas être volé par les Allemands. En Allemagne, le jeune Werner est enrôlé dans les Jeunesses hitlériennes avant d'entrer à la Wehrmacht. En 1944, leurs destins se croisent. Prix Pulitzer 2015.

Un bon roman fleuve comme savent écrire les américains, mais là pas banal, nous sommes à Saint-Malo.

 

LE GRAND COURAGE

Il était épuisé. Depuis plus de vingt-quatre heures, il n'avait rien mangé. II roulait doucement à présent, sur des lignes droites qui épargnaient enfin ses muscles, et il profitait du vent chaud qui venait de se lever et soufflait paisiblement le long de la rivière. Une heure plus tard, il entrait dans Bélisarda, et se disait que la ville n'avait pas l'air d'avoir beaucoup changé.» Bien décidé à se confronter au frère qu'il a trahi quelques années plus tôt, Abel revient dans la ville de son enfance.
Mais il découvre une maison familiale vide. Commence une attente, oppressante, qui le livre aux réminiscences et aux visions les plus noires. De ce roman où tout se joue hors champ émerge peu à peu l'histoire d'une relation fraternelle, faite de violence latente, de silences et d'acharnements.

Un deuxième roman qui confirme un écrivain prometteur ! Sébastien Amiel nous plonge dans une atmosphère intrigante, un décor à l'américaine, une ville étrange où la chaleur nous prend à la gorge, des personnages en déroute, une histoire de famille violente et Abel qui veut des réponses et surtout sa rédemption.

 

JE VOUS ECRIS DANS LE NOIR

1961. Après avoir vu La Vérité de Clouzot, inspiré de sa vie et dans lequel Brigitte Bardot incarne son rôle de meurtrière, Pauline Dubuisson fuit la France et s'exile au Maroc sous un faux nom. Lorsque Jean la demande en mariage, il ne sait rien de son passé. Il ne sait pas non plus que le destin oblige Pauline à revivre la même situation qui, dix ans plus tôt, l'avait conduite au crime. Choisira-t-elle de se taire ou de dire la vérité ? Jean-Luc Seigle signe un roman à la première personne où résonnent les silences, les rêves et les souffrances d'une femme condamnée à mort à trois reprises par les hommes de son temps.

Jean Luc Seigle a une écriture bouleversante, il sait créer une alchimie entre ses personnages et le lecteur sans doute parce que lui-même est en empathie avec eux. L'histoire de Pauline Dubuisson réinterprêtée par l'auteur peut nous laisser perplexe : comment condamner une femme qui a tant souffert et pourtant elle est bien coupable, mais d'autres avant elle l'avaient été de manière bien plus cruel sans être jugés par l'opinion publique.

A lire également : En vieillissant les hommes pleurent. Magnifique !

 

TROIS FRERES

 

Ils sont trois frères nés, l'un après l'autre, un 8 mai d'après-guerre, à un an de distance. Le père, contraint de renoncer à ses ambitions littéraires, se fait veilleur de nuit puis camionneur. La mère disparaît sans laisser d'explication pour resurgir inopinément des années plus tard. Les garçons s'élèvent seuls et partent chacun tracer leur chemin dans un monde aussi varié que dangereusement fascinant.
Harry, l'aîné, actif et déterminé, qui a vite compris que "les mots ne coûtent rien et se fabriquent au mètre", devient journaliste, tandis que Daniel, le cadet, timide et solitaire, poursuit des études qui le mènent à Cambridge et à une carrière de critique littéraire, célèbre pour ses recensions d'une méchanceté raffinée. Quant à Sam, le benjamin, c'est le rêveur, le vagabond dépourvu d'ambition (le travail, pour lui, est "une forme de mort"), amateur de nonnes, de clochards et d'âmes en détresse.
Très vite, les trois frères perdent tout contact jusqu'au jour où une sombre histoire de marchand de sommeil, de scandale politique et de meurtre les réunit, les révélant à eux-mêmes de manière tragique. Mais qu'on ne s'y trompe pas : c'est Londres le personnage central de ce roman dont la richesse visionnaire évoque irrésistiblement Charles Dickens. Londres dont le passé, comme le démontre brillamment Ackroyd de livre en livre, ne cesse de dévorer le présent...

 

LILA

Enlevée tout enfant à sa famille biologique par Doll, jeune vagabonde au visage défiguré par une balafre d'origine inconnue, Lila a grandi sur les routes de l'exode où la Grande Dépression a durablement jeté une multitude d'indigents. Quand sa protectrice disparaît mystérieusement, la jeune fille se loue comme domestique avant d'échouer dans une maison close, à Saint Louis, où Doll ne réapparaît que pour se voir bientôt inculpée d'assassinat.
Plus seule que jamais, Lila reprend la fuite et, au bout d'une longue marche, atteint Gilead, une petite ville de l'Iowa, où le vieux révérend Ames prend sous son aile cette âme en friche. Après avoir considéré avec méfiance les marques d'intérêt que lui prodigue cet homme de Dieu respecté de tous et qui pourrait être son père, la farouche jeune fille se prend au jeu du dialogue auquel le Révérend l'invite, au point de consentir à épouser ce veuf austère que, forte de l'intranquille existence qui a été la sienne, elle contraint peu à peu à envisager de nouveaux chemins de pensée.
Instaurant entre discours religieux et destin séculier un surprenant lien de complémentarité sous l'égide d'une fiction pétrie d'humanité, Marilynne Robinson, sans jamais sacrifier la clarté et la précision de la langue à la profondeur de son sujet, s'emploie, dans cette incomparable variation sur l'amour, à faire don de son intelligence du monde et de sa connaissance des textes bibliques pour ouvrir la voie à une communion littéraire d'une rare et pénétrante intensité.

Un formidable roman emprunt d'une grande tendresse et d'une grande humanité. Lila personnage à la fois sauvage et extrêmement intelligent nous livre une réflexion sur l'existence et sur le bonheur, balancée entre le désir farouche de rester libre et désespérément seule et celui de construire à Gilead avec son époux le révérend Ames une vie douce et calme dont elle se sent illégitime. L'émotion nous gagne.

HISTRION DU DIABLE

 

Tout le monde croit connaître Arlequin, ce gai baladin, avec sa guitare et ses entrechats. Mais où et quand est-il né ? Personne ne le sait. On pense qu'il est venu du fin fond d'une vallée bergamasque, ou de l'Enfer, ce rejeton du Diable. Alors, retraçons ses origines, faisons revivre celui qui a créé Arlecchino, suivons-le pas à pas, partageons ses misères et sa gloire. A l'aube du Quattrocento, la peste, la disette et les guerres ravagent l'Italie et la Provence.
Le voici : c'est un saltimbanque, il s'appelle Naselli. Au fil du chemin, il va créer l'habit, dont chaque couleur contient une part de sa propre histoire, puis il créera le masque. Mais par-dessus tout, face à l'injustice du monde, il apprendra à transformer sa colère en rire libérateur.

 

danser les ombres

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En ce matin de janvier, la jeune Lucine arrive de Jacmel à Port-au-Prince pour y annoncer un décès. Très vite, dans cette ville où elle a connu les heures glorieuses et sombres des manifestations étudiantes quelques années plus tôt, elle sait qu'elle ne partira plus, qu'elle est revenue construire ici l'avenir qui l'attendait. Hébergée dans une ancienne maison close, elle fait la connaissance d'un groupe d'amis qui se réunit chaque semaine pour de longues parties de dominos.
Dans la cour sous les arbres, dans la douceur du temps tranquille, quelque chose frémit qui pourrait être le bonheur, qui donne l'envie d'aimer et d'accomplir sa vie. Mais, le lendemain, la terre qui tremble redistribue les cartes de toute existence... Pour rendre hommage à Haïti, l'île des hommes libres, Danser les ombres tisse un lien entre le passé et l'instant, les ombres et les vivants, les corps et les âmes.
D'une plume tendre et fervente, Laurent Gaudé trace au milieu des décombres une cartographie de la fraternité, qui seule peut sauver les hommes de la peur et les morts de l'oubli

Le nouveau roman de Laurent Gaudé nous emporte en Haïti, pays foisonnant de personnages différents, de couleur, d'odeur et de malheurs où les morts côtoient les vivants !

 

PRENDS GARDE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pouilles, printemps 1946. D'un côté il y a les soeurs Porro, qui vivent recluses dans leur palais et ignorent le monde environnant. De l'autre les ouvriers agricoles, bousculés par la guerre et tenaillés par la faim. Les soeurs continuent à tenir leur rang, à se rendre à l'église, à se pencher sagement sur leurs broderies. Les travailleurs, eux, se mobilisent pour obtenir un emploi, nourrir leurs enfants, contenir la pression des réfugiés qui affluent dans la botte du pays.
Ce jour de mars 1946 la foule se rassemble sur la place où s'élève la noble demeure pour un meeting syndical lorsqu'un coup de fusil retentit. Milena Agus a rempli les vides de cette histoire vraie grâce à son imagination. Elle fait revivre sous les yeux du lecteur les soeurs Porro, prisonnières comme les paysans de leur condition sociale mais coupables de n'avoir pas ouvert les yeux sur les cruautés de l'Histoire.
Luciana Castellina nous relate cet épisode de l'Histoire dans le contexte trouble de l'époque : le débarquement allié en Italie du Sud, la dissolution du Parti fasciste, l'établissement du roi à Brindisi, l'arrivée des réfugiés dans les Pouilles et les révoltes paysannes. Une flambée de violence que les historiens ont quasiment passé sous silence et qui prend aujourd'hui toute sa signification.

Deux livres en un : d'un côté les faits historiques, de l'autre l'écriture de Milena Agus toujours aussi vive et accérée pour nous raconter cet épisode dramatique de ce coin d'Italie un peu oublié et que nous ne connaissons pas tous.

 

AMOURS

 

 

 

 

 

 

 

Une écriture lumineuse pour un très beau texte où les mots coulent dans un flot d'émotion.

AMOURS. "L'amour est là où il ne devrait pas être, au deuxième étage de cette maison cossue, protégé par la pierre de tuffeau et ses ardoises trop bien alignées, protégé par cette pensée bourgeoise qui jusque-là les contraignaient et qui, maintenant, leur offre un écrin." Nous sommes en 1908. Léonor de Récondo choisit le huis clos d'une maison pour écrire un éblouissant roman sur l'épanouissement du sentiment amoureux le plus pur - et le plus inattendu.
Victoire est mariée depuis cinq ans avec Anselme de Boisvaillant. Rien ne destinait cette jeune fille de son temps, précipitée dans un mariage arrangé avec un riche notaire et que les choses du sexe plongent dans l'effarement, à prendre en mains sa destinée. Surtout pas son trouble face à l'inévitable question de l'enfant qui ne vient pas. Sa détermination se montre pourtant sans faille lorsque la petite bonne de dix-sept ans, Céleste, tombe enceinte : cet enfant sera celui du couple, l'héritier Boisvaillant tant attendu.
Comme elle l'a déjà fait dans le passé, la maison aux murs épais s'apprête à enfouir le secret de famille. Mais Victoire ne sait comment s'y prendre avec le nourrisson. Personne n'a le droit d'y toucher et Anselme est prié de s'installer sur un lit de camp dans son étude. Le petit Adrien dépérit dans le couffin glissé sous le piano dont sa mère, qui a bien du mal à s'inventer dans ce rôle, martèle inlassablement les touches.
Céleste comprend ce qui se joue là, et décide de porter secours à l'enfant à qui elle a donné le jour. Quand une nuit Victoire s'éveille seule, ses pas la conduisent vers la chambre du deuxième étage... Léonor de Récondo fait alors exploser les cadres de la conformité bourgeoise pour toucher à l'éclosion du désir, la prise de conscience de son propre corps, la ferveur et la pureté d'un sentiment qui balayera tout.
Grand roman d'amour, ce livre est aussi celui de l'émancipation féminine.

A ne pas manquer, coup de coeur absolu pour cette jeune auteure que nous suivons depuis le début et qui, de livre en livre, confirme son grand talent  : une écriture absolument magnifique, un univers bien à elle, un rythme qui vous emporte de la première à la dernière page. Vous ne décrocherez pas. CECILE COULON sort son nouveau roman le 15 janvier.

LE COEUR DU PELICAN

COEUR DU PELICAN

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La rage de vaincre. C'est le sentiment qui habite Anthime lorsqu'il court. Courir. Pourquoi ? Pour exister. Et peut-être finalement pour survivre... Lorsqu'Anthime, adolescent, arrive dans une banlieue de province avec son inséparable soeur Héléna, il craint de ne pas s'intégrer dans la petite communauté où il n'est pas attendu. A l'occasion d'une kermesse, il s'illustre par sa rapidité au jeu de quilles.
Dès lors, sous la houlette de Brice, l'entraîneur obèse et bonhomme, il n'a de cesse d'être le meilleur dans ce domaine où il excelle. Il devient bientôt le "Pélican", un exemple et un symbole pour toute la région. Admiré de tous, il est adulé dans l'ombre par une voisine, Johanna. Mais c'est Béatrice, charnelle et sensuelle, qui suscite son désir. La veille d'une course déterminante, les deux adolescents se donnent enfin leur premier baiser.
Mais, alors qu'il est aux portes de Une vingtaine d'années plus tard, alors qu'il est devenu un père de famille bedonnant travaillant à Pôle Emploi, il reçoit un électrochoc qui l'arrache à sa torpeur : lors d'un enterrement, il est la risée de ses anciens camarades qui le mettent - sur le mode de la vanne - au défi de traverser le pays en courant. Blessé au plus profond de lui-même, il les prend au mot et, de retour chez lui, il exhume un vélo d'appartement des décombres de son garage et commence à s'entraîner avec hargne.
Pris sur le fait par sa femme, furieuse de sa révolte, il quitte son foyer et rejoint sa soeur, Héléna, qui devient la complice de ce projet insensé. Le "Pélican" trouvera-t-il en lui la force pour redevenir un champion, mais, par-dessus tout, à renouer avec l'estime de soi-même et son orgueil d'être ? "Anthime s'est arraché le coeur, le pélican s'est arraché le coeur. Et pas seulement pour moi. Je vous l'ai dit, mais vous n'écoutez pas : le monde ne sera jamais assez vaste pour accueillir des hommes comme lui.
Le monde ne comprendra jamais que les grands hommes ne sont pas ceux qui gagnent, mais ceux qui n'abandonnent pas quand ils ont perdu." Porté par une tension extrême, Le Coeur du Pélican nous parle de la gloire et de sa fragilité, du sport et de sa souffrance. Il raconte le courage et la destinée à la fois banale et extraordinaire d'un homme qui réussit, connaît le succès, tombe et se relève. Celle d'un homme qui refuse de ne pas aller au bout de lui-même.
L'auteur parvient formidablement à incarner ses personnages aux prises avec leurs désirs et aveuglés par les non-dits. Comment peut-on vivre "normalement" lorsqu'on a touché des doigts la gloire ?

 

soumission

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D'abord parce que je suis une inconditionnelle de Michel Houellebecq, mais en ces temps tourmentés, parce qu'il est irrévérencieux, parce que son roman a le mérite de susciter le questionnement du lecteur, voire le débat des lecteurs. Faites-vous votre propre opinion sans écouter ce qu'on en dit.

 

 

Voici un premier aperçu de nos coups de coeur de cette rentrée littéraire 2015 toujours aussi abondante avec ses 604 parutions !!

Un peu d'originalité, des découvertes, des premiers romans, des livres qui nous ont offerts de vrais moments de bonheur !

Et commençons par nos futurs invités :

Les Singuliers

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Singuliers d'Anne Percin aux éditions du Rouergue

Durant l'été 1888, Hugo Boch, jeune peintre d'origine belge, prend pension chez Marie Gloanec, à Pont-Aven. Ce village pittoresque du Finistère attire l'avant-garde qui, rejetant l'académisme, cherche à peindre d'après nature. Même des Américains viennent ici finir leurs études, comme ils iraient à Rome... Le chef de la meute est un certain Gauguin, autodidacte à la grande gueule qui croit en son génie, et mène une correspondance avec un type intéressant à ce qu'on dit, un Hollandais, Vincent Van Gogh, reclus dans le Sud.

Hugo, lui, n'est plus sûr de vouloir continuer à peindre, après avoir raté l'entrée aux Beaux Arts. Ce qui l'intéresse vraiment, c'est la photographie, mais elle n'est pas encore considérée comme un art, au mieux comme une aide technique pour les peintres ou un passe-temps... Bientôt ses parents, des industriels de la faïencerie Villeroy et Boch, lui coupent les vivres. Durant les deux années qui suivent, Hugo fait rupture avec les siens, s'enferme dans une certaine solitude, à la recherche, peut-être, de sa singularité, notamment un rapport énigmatique avec la mort au travers de la photo...

Anne Percin nous enchante avec son roman épistolaire. Des personnages fictifs attachants nous promènent dans le milieu artitisque de la fin du XIXème, de la Belgique à Pont-Aven en passant par Paris désertée par les peintres pour la Bretagne. Tout en suivant les tatonnements artistiques d'Hazel, de son cousin Hugo et de son ami Tobias, nous vivons une vraie rétrospective des événements de cette époque : querelles artistiques, mouvements naissants, exposition universelle, début des cabarets, Jack l'éventreur...

C'est avec grand plaisir que nous recevrons Anne Percin le 21 octobre prochain pour une rencontre avec nos lecteurs !

En attendant : https://fr-fr.facebook.com/pages/Les-Singuliers-roman-dAnne-Percin/1419023085048939

 

tristesse de la terre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tristesse de la terre : une histoire de Buffalo Bill Cody de Eric Vuillard chez Actes Sud

Alors, le rêve reprend. Des centaines de cavaliers galopent, soulevant des nuages de poussière. On a bien arrosé la piste avec de l'eau, mais on n'y peut rien, le soleil cogne. L'étonnement grandit, les cavaliers sont innombrables, on se demande combien peuvent tenir dans l'arène. C'est qu'elle fait cent mètres de long et cinquante de large ! Les spectateurs applaudissent et hurlent. La foule regarde passer ce simulacre d'un régiment américain, les yeux sortis du crâne.

Les enfants poussent pour mieux voir. Le coeur bat. On va enfin connaître la vérité.

Tout le monde a entendu parler de Buffalo Bill, mais qui était-il et quels sont les faits qui l'ont conduit à créer le Wild West Show ? Quelle est cette amérique (ou devrions-nous dire ces spectateurs) qui a laissé voir son histoire par le prisme d'un spectacle de masse ridiculisant les indiens et sans doute minimisant sa responsabilité dans leur extermination ? Jusqu'à quelle limite pourrions-nous faire un parallèle avec le regard que nous portons aujourd'hui sur les événements que nous analysons par le prisme des médias, avides d'images et de spectaculaire ? Comment enfermer toute une guerre dans un "spectacle" (ou un reportage) court sans en déformer la vérité ? Eric Vuillard répond à ces questions en nous entraînant sur un pan de l'histoire de la conquête de l'Ouest méconnu du grand public et absolument bouleversant. A lire d'urgence. sélectionné pour le prix Goncourt. 

RENCONTRE AVEC L'AUTEUR LE 4 DECEMBRE A 19H30

 

Les auteurs que nous aimons suivre

 

PAS PLEURER

 

 

 

 

 

 

 

 

Pas Pleurer de Lydie Salvayre aux éditions du Seuil

Deux voix entrelacées. Celle, révoltée, de Georges Bernanos, témoin direct de la guerre civile espagnole, qui dénonce la terreur exercée par les nationalistes avec la bénédiction de l'Eglise catholique contre les " mauvais pauvres ". Son pamphlet, Les Grands cimetières sous la lune, fera bientôt scandale. Celle, roborative, de Montse, mère de la narratrice et " mauvaise pauvre ", qui, soixante-dix ans après les événements, a tout gommé de sa mémoire, hormis les jours radieux de l'insurrection libertaire par laquelle s'ouvrit la guerre de 36 dans certaines régions d'Espagne, des jours que l'adolescente qu'elle était vécut dans la candeur et l'allégresse dans son village de Haute Catalogne.

Deux paroles, deux visions qui résonnent étrangement avec notre présent, comme enchantées par l'art romanesque de Lydie Salvayre, entre violence et légèreté, entre brutalité et finesse, portées par une prose tantôt impeccable, tantôt joyeusement malmenée.

 Lydie Salvayre (en fait Lydia) nous livre ici un roman très personnel sur sa mère. D'origine Catalane, sa vie fut bouleversée par les événements de la guerre civile espagnole qui débute en 1936. Une été qui ouvrit la conscience politique de beaucoup de jeunes gens et qui fut vécu comme un cataclysme dans beaucoup de villages ruraux espagnols et ce fut le cas pour celui de Montse. Lydie Salvayre prend le parti de ne pas traduire certaines réflexions et de les laisser en espagnol, certains comprendront, d'autres non, tout comme Bernanos comprend ce qui se passe et d'autres non, trait d'union entre son pays et le pays d'accueil, Montse inventera sa langue très belle très imagée pour surtout ne pas oublier. Un livre grave, parfois drôle, extrêmement touchant.

 

regne du vivant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le règne du vivant - Alice Ferney - Actes Sud

Aiguillonné par la curiosité, et très vite porté par l'admiration, un journaliste norvégien s'embarque sur l'Arrowhead avec une poignée de militants s'opposant activement à la pêche illégale en zone protégée. À leur tête, Magnus Wallace, figure héroïque et charismatique qui lutte avec des moyens dérisoires - mais un redoutable sens de la communication - contre le pillage organisé des richesses de la mer et le massacre de la faune. 
Retraçant les étapes de cette insurrection singulière, témoignant des discours et des valeurs qui la fondent, Alice Ferney s'empare d'un sujet aussi urgent qu'universel pour célébrer la beauté souveraine du monde marin et les vertus de l'engagement. Alors que l'homme étend sur les océans son emprise prédatrice, Le Règne du vivant questionne le devenir de "cette Terre que nous empruntons à nos enfants" et rend hommage à la dissidence nécessaire, face au cynisme organisé. 

Changement de style pour Alice Ferney mais toujours autant de richesse dans la langue, ce roman d'aventures inspiré de faits réels est un vibrant plaidoyer pour la défence des océans et des cétacés en danger d'extinction. 

nos disparus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nos disparus - Tim Gautreaux (américain) - Seuil

Sam Simoneaux, dont la famille a été massacrée quand il avait six mois, débarque en France le jour de l'Armistice. De la Première Guerre, il ne connaîtra que le déminage des champs de bataille de l'Argonne. De retour à La Nouvelle Orléans, devenu responsable d'étage aux grands magasins Krine, il ne peut empêcher l'enlèvement, quasiment sous ses yeux, de Lily Weller, 3 ans. Licencié, sommé par les parents Weller de retrouver leur enfant, il est embauché comme troisième lieutenant (maintenir l'ordre et à l'occasion jouer du piano) sur l'Ambassador, bateau à aubes qui sillonne le Mississippi. 
Le roman se déploie alors le long du fleuve, scandé par la musique de jazz - orchestre noir, orchestre blanc et alcool à volonté. Au gré des escales, et des bagarres, Sam cherche Lily, et met au jour un fructueux commerce d'enfants animé par quelques spécimens peu reluisants de la pègre des bayous. Mais le vrai sujet, au-delà de cette chatoyante fresque naturaliste, tourne autour des liens du sang, de l'inanité de la vengeance, et de la transmission des valeurs. 
Ainsi que du destin des hommes revenus de la guerre déboussolés et sans travail, une question qui traversait déjà le roman précédent de Gautreaux, Le Dernier Arbre.

Rien de plus à ajouter, vraiment très agréable à lire, nous sommes pris dans l'ambiance.

Des premiers romans :

KARPATHIA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1833, à la suite d'un duel, le capitaine hongrois Alexander Korvanyi quitte brutalement l'armée impériale pour épouser une jeune autrichienne, Cara von Amprecht. Avec elle il rejoint, aux confins de l'Empire, les terres de ses ancêtres. La Transylvanie de 1833 est une mosaïque complexe, peuplée de Magyars, de Saxons et de Valaques. D'un village à l'autre, on parle hongrois, allemand ou roumain ; on pratique différentes religions, on est soumis à des juridictions différentes. 
Le régime féodal y est toujours en vigueur et les crimes anciens sont parés de vertus nouvelles. La région est une poudrière où fermentent les injustices, les vieilles haines, les trafics clandestins, les légendes malléables et les rêves nouveaux. A leur arrivée, Alexander et Cara sont immédiatement confrontés à une série de crises allant bien au-delà de la gestion d'un vaste domaine longtemps abandonné aux intendants. 
Avec leurs ambitions et leur caractère, ils atteindront les frontières incertaines de la puissance et du crime.

Un roman ambitieux, près de 700 pages, pour une première mais très réussi, on ne s'ennuye jamais à lecture des aventures d'Alexander et Cara qui tentent de reprendre les rênes de leur vaste domaine. Roman noir où plane l'ombre de Vlad (dracula) dans l'imaginaire populaire pour expliquer certains évènements ou les aristocrates se battent pour imposer leurs lois aux risques de tout perdre. Aux amateurs de roman historique et d'aventures. 

malédiction bandit

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La malédiction du bandit moustachu - Irina Teodorescu - Gaïa

uelque part à l'est au début du XXe siècle, Gheorghe Marinescu se fait faire une beauté chez le barbier. Déboule un homme à longue moustache qui réclame urgemment la meilleure lame du commerçant. Gheorghe lie amitié avec le bandit moustachu, découvrant qu'il ne jure que par la bouillie de haricots blancs. Accessoirement ce bandit se révèle être un Robin des Bois de grand chemin, et commet l'imprudence de révéler sa planque, un trésor amassé pour être redistribué aux nécessiteux. 
Ni une ni deux, l'envieux Marinescu commet l'irréparable, vole le trésor et tue le bandit moustachu. Dans un dernier souffle, celui-ci maudit Gheorghe et toute sa descendance sur plusieurs générations, jusqu'en l'an deux mille. Et en effet. En effet, c'est une hécatombe, enfants, cousins, neveux, tantes et nièces, tous sont frappés de malédiction. Encore que, parfois, la légende du bandit moustachu serve aussi de prétexte à quelques manigances et entourloupes à la bonne marche des moeurs. 
Les décennies défilent, les villes d'Europe aussi, on voyage un peu dans la famille Marinescu, à Paris ou Vienne, on se jalouse et on se brouille, puis parfois seulement on se réconcilie. Parallèlement au récit de la dynastie, une jeune femme épouse un pianiste français, juste avant l'an deux mille, et rêve d'un enfant Marinescu : Ada-Maria est issue de cette famille maudite, la fille du Dr Tudoran et de Margot-la-vipère, Margot l'héritière de la fortune. 
Ada-Maria ne porte plus le nom de Marinescu, mais rêve d'un enfant qui le porterait. Fût-il maudit.

Une très grande réussite ! Un roman comme on les aime avec une écriture originale, singulière, un thème un peu loufoque à la fois drôle et émouvant, un texte qui se démarque des autres ! A lire absolument !

 

 

 

 

Et pour l'été, des romans sympas à emporter partout avec soi :

DANS LA REMISE

 

Anna se réveille en sursaut. Un bruit l'a arrachée au sommeil. Le lendemain, elle s'approche de la remise au fond de son jardin. Sur le vieux canapé, allongé de tout son long et dans un relâchement total, un enfant dort. Dans la remise est le premier roman d'Inès Benaroya.

Un très beau premier roman dont la construction et l'écriture sont très travaillées et un sujet bouleversant. A soutenir absolument, le lecteur est surpris par ce qu'il découvre ! (d'où un quatrième de couverture très succint qui garde le mystère).

 

 

faillir être flingué

Un souffle parcourt les prairies du Far-West, aux abords d'une ville naissante vers laquelle toutes les pistes convergent. C'est celui d'Eau-qui-court-sur-la-plaine, une Indienne dont le clan a été décimé, et qui, depuis, exerce ses talents de guérisseuse au gré de ses déplacements. Elle rencontrera les frères McPherson, Jeff et Brad, traversant les grands espaces avec leur vieille mère mourante dans un chariot tiré par deux boeufs opiniâtres ; Xiao Niù, qui comprend le chant du coyote ; Elie poursuivi par Bird Boisverd ; Arcadia Craig, la contrebassiste. 
Et tant d'autres dont les destins singuliers se dévident en une fresque sauvage où le mythe de l'Ouest américain, revisité avec audace et brio, s'offre comme un espace de partage encore poreux, ouvert à tous les trafics, à tous les transits, à toutes les itinérances. Car ce western des origines, véritable épopée fondatrice, tantôt lyrique, dramatique ou burlesque, est d'abord une vibrante célébration des frontières mouvantes de l'imaginaire.

Il est bon cette année le livre inter ?? Merveilleux, une perle, original, intéressant, ah si cela pouvait être une métaphore de nos sociétés où chacun accepterait l'autre avec ses atouts et faisant abstraction de ses défauts et de son passé ! Que la vie serait douce sous le soleil !

 

mr gwyn

Romancier britannique dans la fleur de l'âge, Jasper Gwyn a à son actif trois romans qui lui ont valu un honnête succès public et critique. Pourtant, il publie dans The Guardian un article dans lequel il dresse la liste des cinquante-deux choses qu'il ne fera plus, la dernière étant : écrire un roman. Son agent, Tom Bruce Shepperd, prend cette déclaration pour une provocation, mais, lorsqu'il appelle l'écrivain, il comprend que ça n'en est pas une : Gwyn est tout à fait déterminé. 
Simplement, il ne sait pas ce qu'il va faire ensuite. Au terme d'une année sabbatique, il a trouvé : il veut réaliser des portraits, à la façon d'un peintre, mais des portraits écrits qui ne soient pas de banales descriptions. Dans ce but, il cherche un atelier, soigne la lumière, l'ambiance sonore et le décor, puis il se met en quête de modèles. C'est le début d'une expérience hors norme qui mettra l'écrivain repenti à rude épreuve. 
Qu'est-ce qu'un artiste ? s'interroge Alessandro Baricco, dans ce roman intrigant, brillant et formidablement élégant. Pour répondre à cette question, il nous invite à suivre le parcours de son Mr Gwyn, mi-jeu sophistiqué mi-aventure cocasse. Et, s'il nous livre la clé du mystère Gwyn, l'issue sera naturellement inattendue.

Un roman fantaisiste comme sait les écrire Alessandro Baricco, promenant son lecteur dans cet univers un peu décalé mais néanmoins très proche de ce qu'on peut penser de la vie artistique. Et oui, qu'est-ce l'art, à quoi sert-il, et quel est la liberté de l'artiste qui réussit commercialement ? Réjouissant avec l'humour en prime.

 

 

soleil en boite

La soixantaine alerte, le verbe haut, le conseil toujours prompt, surtout quand il n'est pas sollicité, et la coiffure aussi raide que le genou, Edith McLoughlin frôle la caricature de la belle-mère de comédie. En fait sa tyrannie, légère et tissée de bonnes intentions, serait plutôt drôle si elle n'était à l'origine d'un drame épouvantable - la mort de son fils - qui pèsera évidemment à jamais sur la vie de Nancy, sa belle-fille. 
Restée veuve, avec une petite Chloe de sept ans, Nancy - professeur d'astrophysique - affronte alors une existence d'autant plus compliquée qu'Edith semble d'abord vouloir tout régenter... Ruptures maladroites et rapprochements émouvants rythment ainsi l'étrange chemin que vont parcourir ces deux femmes, liées par le souvenir d'un être follement aimé. Le récit captivant d'une amitié inattendue.

Un beau roman, tout en douceur. Ecrit sans aucun pathos, ces deux femmes s'attirent et se repoussent sans brutalité. Une belle leçon  de vie et d'amitié. 

 

les suprêmes

Elles se sont rencontrées dans les années 1960 et ne se sont plus jamais quittées : tout le monde les appelle "les Suprêmes", en hommage au célèbre groupe des années 1970. Complices dans le bonheur comme dans l’adversité, ces trois irrésistibles "quinquas" afro-américaines aussi puissantes que fragiles ont fait d’un des restaurants de leur petite ville de l’Indiana longtemps marquée par la ségrégation leur quartier général où, tous les dimanches, entre commérages et confidences, rire et larmes, elles élaborent leurs stratégies de survie et se gavent de poulet frit. 
Rendez-vous avec vos futures meilleures amies…

Un livre irrésistible, des personnages attachants, un décor de cinéma, une histoire pleine de sensibilité. Le livre idéal pour se couper de son quotidien. 

MR ROGER ET MOI

Elle se nomme Hélène, mais se fait appeler Joe parce qu'elle veut vivre en garçon comme lady Oscar, son héroïne de dessins animés préférée, capitaine de la garde rapprochée de Marie-Antoinette. Comme elle, elle aimerait vivre à une autre époque et réaliser de grands exploits, car elle a l'âme romantique et un imaginaire avide de grands drames. Hélène a trois soeurs, un père très occupé à être malheureux et une mère compréhensive mais un tantinet rigide. 
Tous les jours, elle distribue vaillamment les journaux et travaille le soir dans la salle de bingo du quartier. Elle vit dans un quartier populaire peuplé de gens hauts en couleur, dont le plus attachant est sans nul doute son nouveau voisin, Mr Roger, un vieil homme qui rêve de mourir. Il passe ses journées à boire de la bière et à jurer comme un charretier, et tout le quartier se moque de ce vieux grincheux. 
Hélène ne veut pas faire comme tout le monde et entreprend de l'apprivoiser... Ils développent petit à petit une amitié indéfectible.

Du dépaysement, pour ce livre tendre qui nous vient du Québec. Passé l'apprentissage du québecois, ce livre se savoure de bout en bout !

 

Le printemps arrivent, bientôt les vacances au soleil, faites votre marché !

 

 

REPARER LES VIVANTS

"Le coeur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d'autres provinces, ils filaient vers d'autres corps". Réparer les vivants est le roman d'une transplantation cardiaque. Telle une chanson de gestes, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d'accélérations paniques et de pauses méditatives, il trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le coeur, au-delà de sa fonction organique, demeure le siège des affects et le symbole de l'amour

Nous n'avions pas eu le temps de le lire à la rentrée de septembre, grosse erreur, l'écriture de Maylis de Kerangal est absolument magistrale, un grand moment de lecture, un livre à ne pas manquer.

 

BELLETTO

Ce qui arriva alors... J'ai prononcé les mots de "surprise sans limites" à propos d'autres événements. Dire maintenant que ma surprise fut sans limites donnerait non une pâle idée (ni même blafarde ou livide) de ce que je ressentis, mais n'en donnerait aucune, tant le désastre dont je fus le témoin, et l'acteur... Je renonce. Je me borne pour l'heure à rapporter les faits sans détour ni commentaire, avec le plus de précision et de vérité possible, dans l'espoir qu'une telle exigence (j'ai déjà exprimé un espoir analogue), si j'ai la force de m'y tenir (mais l'aurai-je ?), m'aidera à survivre mieux au récit des minutes et des heures qui suivirent, les plus épouvantables de mon histoire".

Surprenant ! Encore une fois René Belletto balade son lecteur de bout en bout avec virtuosité, humour et autodérision, rien de conventionnel, histoire, construction, personnage, aucun repère auquel se raccrocher, j'adore !

 

 

Lola Lafon, La petite communiste qui ne souriait jamais

LOLA LAFON

Parce qu'elle est fascinée par le destin de la miraculeuse petite gymnaste
roumaine de quatorze ans apparue aux JO de Montréal en 1976 pour mettre à mal
guerres froides, ordinateurs et records au point d'accéder au statut de mythe
planétaire, la narratrice de ce roman entreprend de raconter ce qu'elle imagine
de l'expérience que vécut cette prodigieuse fillette, symbole d'une Europe
révolue, venue, par la seule pureté de ses gestes, incarner aux yeux désabusés
du monde le rêve d'une enfance éternelle.
Mais quelle version retenir du
parcours de cette petite communiste qui ne souriait jamais et qui voltigea,
d'Est en Ouest, devant ses juges, sportifs, politiques ou médiatiques, entre
adoration des foules et manipulations étatiques ? Mimétique de l'audace féerique
des figures jadis tracées au ciel de la compétition par une simple enfant, le
roman-acrobate de Lola Lafon, plus proche de la légende d'Icare que de la
mythologie des "dieux du stade", rend l'hommage d'une fiction inspirée à
celle-là, qui, d'un coup de pied à la lune, a ravagé le chemin rétréci qu'on
réserve aux petites filles, ces petites filles de l'été 1976 qui, grâce à elle,
ont rêvé de s'élancer dans le vide, les abdos serrés et la peau nue.

 

 

Javier Cercas, les lois de la frontière

A l'été 1978, un adolescent de la classe moyenne en délicatesse avec son milieu

JAVIER CERCAS


croise la route du charismatique Zarco et de son amie Tete et devient un habitué
de leur QG, un bar interlope dans un quartier malfamé de Gérone. Bientôt ils
l'entraînent de l'autre côté de la "frontière", au pays de ceux qui ne sont pas
bien nés, l'initiant au frisson des braquages et au plaisir des tripots. Le
garçon navigue entre les deux rives pendant tout l'été, irrésistiblement attiré
par les lois de cette jungle dont il préfère continuer d'ignorer les codes,
jusqu'au coup qui tourne mal.
Vingt ans plus tard, avocat établi, il assure
la défense de son ancien camarade multirécidiviste et doit plaider. Pour le
symbole vivant d'une rébellion salutaire, la victime expiatoire d'un système
frelaté, ou les zones d'ombre de sa propre jeunesse ? Un écrivain, chargé de
raconter l'histoire, recueille au cours d'entretiens divers les souvenirs et
impressions des protagonistes. Lui-même cherche la vérité inattendue et
universelle du romancier : l'ambiguïté.
C'est dans cette ambiguïté
qu'excelle Javier Cercas, qui démystifie ici le romantisme de la délinquance
comme celui de la rédemption, la démocratie espagnole et son miroir aux
alouettes, les tourments qui toujours gouvernent l'exercice de la liberté.

 

FaÏza Guene, un homme ça ne pleure pasFAIZA GUENE

 

Né à Nice de parents algériens, Mourad voudrait se forger un destin. Son pire
cauchemar : devenir un vieux garçon obèse aux cheveux poivre et sel, nourri à
base d'huile de friture par sa mère. Pour éviter d'en arriver là, il lui faudra
se défaire d'un héritage familial pesant. Mais est-ce vraiment dans la rupture
qu'on devient pleinement soi-même ?

 

 

 

 

EMMANUEL GRAND, TERMINUS BELZ

Il s'appelle Marko Voronine. Il est en danger. La mafia le poursuit. Il croit
trouver refuge sur Belz, une petite île bretonne au large de Lorient coupée de

EMMANUEL GRAND


tout sauf du vent. Mais quand le jeune Ukrainien débarque du ferry, l'accueil
est plutôt rude. Le métier du grand large en a pris un coup, l'embauche est rare
sur les chalutiers et les marins rechignent à céder la place à un étranger. Et
puis de curieuses histoires agitent en secret ce port de carte postale que les
locaux appellent « l'île des fous ».
Les hommes d'ici redoutent par-dessus
tout les signes de l'Ankou, l'ange de la mort, et pour Marko, les vieilles
légendes peuvent se montrer aussi redoutablesque les flingues de quelques tueurs
roumains. Tricotant avec brio un huis clos inquiétant et une course-poursuite
haletante, Emmanuel Grand mène son thriller d'est en ouest à un train d'enfer.
Paroles de libraires« Quand un clandestin ukrainien tentant d'échapper à la
mafia roumaine débarque sur une petite île bretonne coupée du monde, le vent
peut bien continuer de rugir et le marin craindre l'Ankou, le lecteur, lui,
retient son souffle ! »

Un premier roman noir magistralement orchestré. Traversé par des sujets de société, ancré dans la culture maritime, vous ne lacherez pas "Terminus Belz". Les personnages attachants vous entraînent au fil des pages.

RENCONTRE AVEC L'AUTEUR LE 16 MAI

 

 Alexis Ragougneau, La Madone de Notre Dameragougneau

 

La police et Claire Kauffmann, la procureur, s'interrogent. Qui est cette morte

à la robe blanche ? Au nom de quelle abomination lui a-t-on scellé le vagin à la
cire de cierge ? Sa présence lors de la procession du 15 août tenait-elle de la
provocation ou de la ferveur religieuse ? Le père Kern, le prêtre de Notre-Dame,
est persuadé que l'enquête fait fausse route. Pour élucider le mystère de la
Madone, l'homme de foi remontera jusqu'aux racines du mal...

Un premier polar qui change de l'ordinaire et surtout impossible de deviner le coupable avant les dernières pages. Un enquêteur quelque peu improbable puisque prêtre à la cathédrale, une ambiance de cour des miracles, une très belle écriture nous tiennent en haleine de bout en bout.

 

HATTIE

 

 

 

 

 

 

 

 

Gare de Philadelphie, 1923. La jeune Hattie arrive de Géorgie en compagnie de sa
mère et de ses soeurs pour fuir le Sud rural et la ségrégation. Aspirant à une
vie nouvelle, forte de l'énergie de ses seize ans, Hattie épouse August. Au fil
des années, cinq fils, six filles et une petite-fille naîtront de ce mariage.
Douze enfants, douze tribus qui égrèneront leur parcours au fil de l'histoire
américaine du XXe siècle.
Cette famille se dévoile peu à peu à travers
l'existence de ces fils et de ces filles marqués chacun à leur manière par le
fort tempérament de leur mère, sa froide combativité et ses secrètes failles.
Les Douze Tribus d'Hattie, premier roman éblouissant déjà traduit en seize
langues, a bouleversé l'Amérique. Telles les pièces d'un puzzle, ces douze
tribus dessinent le portrait en creux d'une mère insaisissable et le parcours
d'une nation en devenir.

 

  

loustalot

Une découverte , un roman étonnant, une manière d'écrire absolument originale jamais rencontrée jusque là, une ambiance où l'on ressent physiquement ce qui se passe, bref à lire absolument !!!

Dans la cuisine, assises à la table, les soeurs boivent des bières et du whisky. Un nuage de fumée les entoure - cigarette sur cigarette. Le rideau est tiré et dehors, la rue est silencieuse. Vous vous souvenez de leurs disputes ? demande Claire. Oui, on se souvient. Louise jette son mégot dans un cadavre de bière. Mais vous vous souvenez de ce que ça nous faisait ? Claire insiste. Cette violence ? dit Marion. Et ce que ça a laissé en nous, chuchote Claire. Vous vous souvenez de la première fois où papa est parti ? répète Marion. 
Vous étiez toutes petites, peut-être quatre et cinq ans. Je me souviens, dit Louise. Je me souviens, dit Claire. Ce que je n'arrive pas à voir, c'est l'écart entre ce qu'on a vécu et nos blessures. Bien avant leur rupture, tout était là, d'une manière ou d'une autre, et pourtant. On ne sait rien de ce qu'on a vécu. »De l'appartement, le ciel n'est pas visible. Les portes sont ouvertes ou closes selon des règles tacites. 
Les mots circulent, vibrent et s'épuisent. Les murs de carton filtrent à peine les secrets. Depuis le départ de son mari, Alice a sombré dans l'enfer le plus noir. Marion, Claire et Louise, ses trois filles adorées, n'ont plus que leur amour à opposer à cette spirale destructrice. Un amour infini, aussi violent qu'indicible

 

serres

 

« Petite Boîte d’Os » est la fille du pasteur d’une communauté vivant sur les bords d’un lac nordique. Elle grandit dans les senteurs d’algues et d’herbe séchée, et devient une adolescente romantique aux côtés de son amie Blanche. Elle découvre l’amour avec le vieux Joseph, revenu au pays après le « Déluge », enveloppé d’une légende troublante qui le fait passer pour cannibale. Dans ce monde à la beauté trompeuse, se profile le spectre d’un passé enfui où vivaient des oiseaux, une espèce aujourd’hui disparue. 
Le lac, d’apparence si paisible, est le domaine où nagent les cochons fluorescents, et au fond duquel repose une forêt de cercueils, dernière demeure des habitants du village. Une histoire d’amour fou aussi poignante qu’envoûtante, un roman écrit comme un conte, terriblement actuel, qui voit la fin d’un monde, puisque l’eau monte inexorablement et que la mort rôde autour du lac…

Un récit peuplé d'étrangeté, un conte? ou notre futur, une écriture tellement émouvante, un texte court à ne pas manquer. 

faber

Dans une petite ville imaginaire de province, Faber, intelligence tourmentée par le refus de toute limite, ange déchu, incarne de façon troublante les rêves perdus d'une génération qui a eu vingt ans dans les années 2000, tentée en temps de crise par le démon de la radicalité. "Nous étions des enfants de la classe moyenne d'un pays moyen d'Occident, deux générations après une guerre gagnée, une génération après une révolution ratée. 
Nous n'étions ni pauvres ni riches, nous ne regrettions pas l'aristocratie, nous ne rêvions d'aucune utopie et la démocratie nous était devenue égale. Nous avions été éduqués et formés par les livres, les films, les chansons, par la promesse de devenir des individus. Je crois que nous étions en droit d'attendre une vie différente. Mais pour gagner de quoi vivre comme tout le monde, une fois adultes, nous avons compris qu'il ne serait jamais question que de prendre la file et de travailler".

Un énorme coup de coeur pour moi, on le commence et on ne le lâche pas, une très belle écriture et beaucoup de sujets abordés. Passionnant !

 

gallay

Aux premiers jours de décembre, Carole regagne sa vallée natale, dans le massif de la Vanoise, où son père, Curtil, lui a donné rendez-vous. Elle retrouve son frère et sa soeur, restés depuis toujours dans le village de leur enfance. Garde forestier, Philippe rêve de baliser un sentier de randonnée suivant le chemin emprunté par Hannibal à travers les Alpes. Gaby, la plus jeune, vit dans un bungalow où elle attend son homme, en taule pour quelques mois, et élève une fille qui n'est pas la sienne. 
Dans le Val-des-Seuls, il y a aussi le vieux Sam, pour-voyeur de souvenirs, le beau Jean, la Baronne et ses chiens, le bar à Francky avec sa jolie serveuse... Dans le gîte qu'elle loue, à côté de la scierie, Carole se consacre à une traduction sur la vie de Christo, l'artiste qui voile les choses pour mieux les révéler. Les jours passent, qui pourraient lui permettre de renouer avec Philippe et Gaby un lien qui n'a rien d'évident : Gaby et Philippe se comprennent, se ressemblent ; Carole est celle qui est partie, celle qui se pose trop de questions. 
Entre eux, comme une ombre, cet incendie qui a naguère détruit leur maison d'enfance et définitivement abîmé les poumons de Gaby. Décembre s'écoule, le froid s'installe, la neige arrive... Curtil sera-t-il là pour Noël ? Avec une attention aussi intense que bienveillante, Claudie Gallay déchiffre les non-dits du lien familial et éclaire la part d'absolu que chacun porte en soi. Pénétrant comme une brume, doux comme un soleil d'hiver et imprévisible comme un lac gelé, Une part de ciel est un roman d'atmosphère à la tendresse fraternelle qui bâtit tranquillement, sur des mémoires apaisées, de possibles futurs.

salaun

 

Une sous-préfecture, quelque part en France, dans les années 50. A l'écart du centre-ville, la cité populaire de Bel-Air et son bistrot éponyme. Ouvriers, commerçants, personnalités du quartier s'y retrouvent pour commenter actualités et rumeurs. C'est aussi le QG d'une bande d'adolescents emmenée par Gérard et Franck, des amis, presque des frères, dont les personnalités vont sur une période de quatre ans considérablement diverger. 
Gérard, le fils unique des patrons du Bel-Air, raciste par atavisme, fasciné par les armes, rêve de servir la patrie dans une guerre d'Algérie qui s'enlise. Franck, lui, n'aspire qu'à la liberté sans trop savoir comment le conquérir ; un monde que lui ouvrent monsieur Louis, un ingénieur des Ponts et Chaussée féru de jazz, et Cathy, la jeune fille dont il tombe amoureux un soir de bal du 14 juillet. 
A vingt ans sonne l'appel du service militaire et Franck est affecté sur le front algérien. Pour échapper à cette guerre que tout en lui récuse, il projette un casse avant de s'enfuir avec Cathy. Mais la police l'arrête en flagrant délit. Quarante-cinq ans plus tard, alors que la cité est sur le point d'être détruite, Franck revient une dernière fois au Bel-Air demander des comptes à celui qui l'a sans doute trahi. 
On retrouve dans ce roman le style et les thèmes chers à l'auteur du Retour de Jim Lamar : la fraternité et la loyauté, le racisme et la guerre, le conditionnement social.

goby

 

En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plus de quarante mille femmes. Sur ce lieu de destruction se trouve comme une anomalie, une impossibilité : la Kinderzimmer, une pièce dévolue aux nourrissons, un point de lumière dans les ténèbres. Dans cet effroyable présent une jeune femme survit, elle donne la vie, la perpétue malgré tout. Un roman virtuose écrit dans un présent permanent, quand l'Histoire n'a pas encore eu lieu, et qui rend compte du poids de l'ignorance dans nos trajectoires individuelles.

reverdy

 

Ici, lorsque quelqu'un disparaît, on dit simplement qu'il s'est évaporé, personne ne le recherche, ni la police parce qu'il n'y a pas de crime, ni la famille parce qu'elle est déshonorée. Partir sans donner d'explication, c'est précisément ce que Kaze a fait cette nuit-là. Comment peut-on s'évaporer si facilement ? Et pour quelles raisons ? C'est ce qu'aimerait comprendre Richard B en accompagnant Yukiko au Japon pour retrouver son père, Kaze. 
Pour cette femme qu'il aime encore, il mènera l'enquête dans un Japon parallèle, celui du quartier des travailleurs pauvres de San'ya à Tokyo et des camps de réfugiés autour de Sendai. Mais, au fait : pourquoi rechercher celui qui a voulu disparaître ? Les évaporés se lit à la fois comme un roman policier, une quête existentielle et un roman d'amour. D'une façon sensible et poétique, il nous parle du Japon contemporain, de Fukushima et des yakuzas, mais aussi du mystère que l'on est les uns pour les autres, du chagrin amoureux et de notre désir, parfois, de prendre la fuite.

 

ford

 

Nous sommes à Great Falls, Montana, en 1960. Dell Parsons a 15 ans lorsque ses parents commettent un hold-up, avec le fol espoir de rembourser ainsi un créancier menaçant. Mais le braquage échoue, les parents sont arrêtés, et Dell a désormais le choix entre la fuite ou le placement dans un orphelinat. Il choisit de fuir, passe la frontière du Canada et se retrouve dans le Saskatchewan. Il est alors recueilli par un homme, Remlinger, qui fait de lui son apprenti et son factotum. 
Remlinger est un « libertarien », adepte de la liberté individuelle intégrale, qui vit selon sa propre loi en organisant des chasses. Canada est le récit de ces années d’apprentissage au sein d’une nature magnifique, parmi des hommes pour qui seule compte la force brutale, comme le montre l’épisode final, d’une incroyable violence. Des années plus tard, Dell, qui est devenu professeur à l’Université, se souvient de ces années qui l’ont marqué à jamais. 
Qualifié de « page-turner » par le NY Times, ce roman d’une puissance et d’une beauté exceptionnelles rappellera aux lecteurs de Richard Ford le premier de ses livres publié à l’Olivier en 1991, Une saison ardente. Il marque le retour sur la scène littéraire d’un des plus grands écrivains américains contemporains.

germain

 

La première des "petites scènes capitales" pour Lili, c’est celle d’une photo que lui montre sa grand-mère, il y a une mère et son bébé, le bébé c’est elle, la mère a disparu. Quand son père se remarie elle se trouve à 5 ans avec trois soeurs et un frère par alliance, avec ce décalage de fille unique qui peine à comprendre les relations familiales et que l’adolescence rend plus opaques. L’aînée devient rebelle, le garçon veut devenir moine, la cadette meurt et chacun part loin du foyer. 
Seule Lili reste en témoin muet de la tragédie familiale qui n’en a pas fini de révéler ses secrets, puis s’en va elle aussi étudier à Paris, change de cap en mai 68 pour l’expérience communautaire, poursuivant une quête de soi tâtonnante, traversée de rencontres, d’éblouissements solitaires, de révélations dont elle ne sait que faire. Plus qu’un roman familial c’est la recréation de scènes qui ont marqué les personnages, de l’enfance à l’âge adulte, de manière indélébile et souvent sous forme d’évocations très visuelles que Sylvie Germain explore. 
Elle en déroule le questionnement intime : secret des origines, terreur enfantine de l’abandon, constitution toujours incertaine de soi, effarement devant le mal et aussi, ce que l’amour veut dire, comment vivre avec ses morts, comment répondre à un appel plus grand que soi.

 

baltassat

 

Staline, un Staline qui n’a plus que trois ans à vivre, se retire quelques jours dans sa Géorgie natale. La Vodieva, sa maîtresse de longue date, le rejoint dans le palais décadent où il s'est installé. Elle est accompagnée d’un jeune peintre qu’elle protège. Ce Danilov, prodige du réalisme socialiste, a conçu une oeuvre inouïe pour célébrer la glorieuse éternité du Petit Père des peuples. Rien, bien sûr, ne se passe pour lui comme prévu.
Nuits d’insomnies, interrogatoires infinis, infinie attente. Allongé sur un divan étrangement identique à celui de Freud, Staline joue avec les fantômes qui hantent ses rêves : sa mère, son épouse suicidée, ses années de Sibérie et Lénine, le plus grand des pères menteurs. Autour de celui qui ne tremble jamais, il n’y a que terreur, soumissions, impitoyable cruauté : son véritable monument d’éternité. 
Staline connaît-il la vérité de Staline ? Qui la connaîtra jamais ? Jean Daniel Baltassat l’approche en romancier, avec une remarquable puissance d’évocation où l’imagination prend le relais de la vérité historique. C’est saisissant.

coulon

 

Seuls circulent les livres officiels. Le choix n'existe plus. Le "Grand", à la tête du Service National, a mis au point les "Manifestations A Haut Risque", lectures publiques qui ont lieu dans les stades afin de rassembler un maximum de consommateurs. Peuvent alors s'y déchaîner les passions des citoyens dociles. Des Agents de sécurité impérativement analphabètes sont engagés pour veiller au déroulement du spectacle et maîtriser les débordements qui troublent l'ordre public. 
1075, compétiteur exceptionnel, issu de nulle part et incapable de déchiffrer la moindre lettre, est parfait dans ce rôle. Il devient le meilleur numéro ; riche, craint et respecté. Jusqu'au jour où un molosse monstre loué pour pallier les défaillances des Agents le mord. A l'hôpital, où on le dorlote pourtant comme un bébé, sa vision bascule. Le Rire du grand blessé est l'histoire féroce, jubilatoire, d'une société qui porte aux nues la Culture dm,, Divertissement.

lemaitre

 

Rescapés du chaos de la Grande Guerre, Albert et Edouard comprennent rapidement que le pays ne veut plus d'eux. Malheur aux vainqueurs ! La France glorifie ses morts et oublie les survivants. Albert, employé modeste et timoré, a tout perdu. Edouard, artiste flamboyant devenu une "gueule cassée", est écrasé par son histoire familiale. Désarmés et abandonnés après le carnage, tous deux sont condamnés à l'exclusion. 
Refusant de céder à l'amertume ou au découragement, ils vont, ensemble, imaginer une arnaque d'une audace inouïe qui mettra le pays tout entier en effervescence... Et élever le sacrilège et le blasphème au rang des beaux-arts. Bien au delà de la vengeance et de la revanche de deux hommes détruits par une guerre vaine et barbare, ce roman est l'histoire caustique et tragique d’un défi à la société, à l'Etat, à la famille, à la morale patriotique, responsables de leur enfer. 
Dans la France traumatisée de l'après guerre qui compte son million et demi de morts, ces deux survivants du brasier se lancent dans une escroquerie d'envergure nationale d'un cynisme absolu.

ovalde

 

 

Quand Maria Cristina Väätonen reçoit un appel téléphonique de sa mère, dont elle est sans nouvelles depuis des années, l'ordre qu'elle avait cru installer dans sa vie s'en trouve bouleversé. Celle-ci lui demande instamment de venir chercher pour l'adopter Peeleete, le fils de sa soeur. Nous sommes en juin 1989, Maria Cristina vit avec son amie Joanne à Santa Monica (Los Angeles). Cela fait vingt ans qu’elle a quitté Lapérouse, et son univers archaïque pour la lumière de la ville et l'esprit libertaire de la Californie des années 70. 
Elle n'est plus la jeune fille contrainte de résister au silence taciturne d'un père, à la folie d'une mère et à la jalousie d'une soeur. Elle n'est plus non plus l'amante de Rafael Claramunt, un écrivain/mentor qu'elle voit de temps à autre et qui est toujours escorté par un homme au nom d'emprunt, Judy Garland. Encouragée par le succès de son premier roman, elle est déterminée à placer l'écriture au coeur de son existence, être une écrivaine et une femme libre. 
Quitte à composer avec la grâce des brigands.

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21 février 2016

 

 

carte visite 2mail

 

INVITATION 10 ANS DEJA …. VENDREDI 10 JUIN 2016

  

2004 l'envie, 2006 le défi, 2009 Mordelles, 2010 tenir, 2011 on a chaud, 2012 ça crame, 2013 tenir, 2014 ouf, 2015 on repart, 2016 10 ans  quelle jeunesse !

Nous souhaitons partager cet anniversaire avec vous tous, famille, amis, clients, partenaires, auteurs, illustrateurs, représentants, éditeurs, libraires.... parce que depuis 10 ans nous tricotons ce Fil de plus en plus fort, ce lien indéfectible, nous écrivons une histoire à voix multiples qui chaque jour donne du sens à notre raison d'être là où nous sommes.

À partir de 17h, venez rencontrer nos amis auteurs et illustrateurs

 

Elise Fontenaille, Fabienne Juhel, Capucine Mazille, Irina Teodorescu, Eric Vuillard, Thierry Bourcy, Emmanuel Cerisier …. Que de talents à découvrir ou redécouvrir !

 

Et pour une fois, prolongeons la soirée...

 

Un cocktail sera servi à partir de 19h30

 

Réponse obligatoire. Nom : Nombre de personnes présentes : 

 

 

EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT

MERCREDI 11 MAI 2016 A PARTIR DE 19H30

GRANDE SOIREE "CHEVAL D'ORGUEIL"

en présence de Marc LIZANO co-auteur de la Bande dessinée et de Claudette Hélias, fille de Pierre-Jakès Hélias auteur du célèbre roman

Marc LIZANO dédicacera ses bd à partir de 17h 

A l'heure de commémorer les 40 ans du Cheval d'Orgueil, Bertrand Galic et Marc Lizano proposent l'unique adaptation en bande dessinée de ce best-seller. Un petit bijou scintillant de charme et de sensibilité. Récit autobiographique, Le Cheval d'Orgueil de Pierre-Jakez Hélias a rencontré un succès phénoménal en librairie (près de 2 millions d'exemplaires circulent à ce jour dans le monde). Cette oeuvre, qui brille par son authenticité et sa force, retrace l'enfance et l'adolescence d'un petit Breton du pays bigouden, entre la Première Guerre mondiale et le milieu des années 30. 
Avec lui, se révèlent les visages d'une famille, la personnalité d'un village, les contours d'une région. On découvre un «pays», celui d'une nation paysanne luttant pour sa survie. Touchés par la sensibilité qui émane du regard de l'enfant, Bertrand Galic et Marc Lizano ont souhaité revisiter un passé, un patrimoine en explorant, dépoussiérant et adaptant ce récit pétri de mystère, de rêve et d'aventure. 
Et quel plus beau moment que celui de la commémoration des 20 ans de la disparition de l'auteur et des 40 ans de l'œuvre

  

EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT

RENCONTRE AVEC ALEXIS RAGOUGNEAU 

MARDI 19 AVRIL 2016 à 19H30

Pensez à nous prévenir de votre venue

unfilalapage@orange.fr

 

Coup de coeur de la librairie déjà pour "La Madone de Notre Dame" publié en  2014, Alexis Ragougneau revient avec "Evangile pour un gueux" et signe une deuxième enquête magistralement orchestrée, un pur plaisir de lecture. 

EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT

SAMEDI 23 AVRIL 2016 DE 14H30 à 18H

JOSEPH AULNETTE DEDICACERA SON LIVRE

"SUR LES PAS DE THEO"

Dans une monographie écrite sur la vie de son père Théo, ancien prisonnier de la guerre 39-45, Joseph raconte ses souvenirs de jeunesse au côté de son père, ses sentiments lorsqu'ils sont partis sur les lieux de sa captivité et sa décision d'honorer sa mémoire en partant à vélo en avril 2015 sur les traces de son père pour commémorer le 70ème anniversaire de sa libération : 2040 km à vélo !

http://www.surlespasdetheo.com/tag/presse/

 

EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT

EN LIEN AVEC LE CINEMA LA BOBINE

FATIMA ELAYOUBI DEDICACERA SES LIVRES A LA LIBRAIRIE

 

SAMEDI 28 NOVEMBRE 2015 DE 14H30 A 16H00

AVANT LA PROJECTION DU FILM "FATIMA" A LA BOBINE

 

 

ENFIN JE PEUX MARCHER SEULE

 

PRIERE A LA LUNE

J'ai maintenant cinquante ans et je suis parvenue à cet âge en m'adaptant, d'abord à la société dans laquelle je suis née et maintenant au pays dans lequel je vis. Je me suis mise au diapason de ma mère, de mon père, de mes frères, de mes voisins, de mes amis tout en vivant une autre vie, une vie intérieure. J'avais l'impression que dans cette vie intérieure, je ne grandissais pas, qu'il y avait là une enfant. " Et combien je chéris cette enfant recroquevillée là ! " Lorsque j'allais me coucher, je ne dormais pas mais descendais dans mes profondeurs pour retrouver cette petite fille qui m'attendait. Ce qui est étrange, c'est que je la réconfortais toujours, je lui parlais. Je l'embrassais, je la regardais. Puis, je me sentais remonter du plus profond de moi-même vers la vie avec les autres et je m'endormais. C'était comme ça toutes les nuits.

 

J'ai maintenant cinquante ans et je suis parvenue à cet âge en m'adaptant, d'abord à la société dans laquelle je suis née et maintenant au pays dans lequel je vis. Je me suis mise au diapason de ma mère, de mon père, de mes frères, de mes voisins, de mes amis tout en vivant une autre vie, une vie intérieure. J'avais l'impression que dans cette vie intérieure, je ne grandissais pas, qu'il y avait là une enfant. " Et combien je chéris cette enfant recroquevillée là ! " Lorsque j'allais me coucher, je ne dormais pas mais descendais dans mes profondeurs pour retrouver cette petite fille qui m'attendait. Ce qui est étrange, c'est que je la réconfortais toujours, je lui parlais. Je l'embrassais, je la regardais. Puis, je me sentais remonter du plus profond de moi-même vers la vie avec les autres et je m'endormais. C'était comme ça toutes les nuits.

 

  

EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT

 

RENCONTRE AVEC JEANNE BENAMEUR  

 

JEUDI 19 NOVEMBRE 2015 A 19H30

Réservation obligatoire (unfilalapage@orange.fr)

 

Jeanne Benameur viendra nous parler de son dernier livre : Otages intimes

 

otages intimes

 

Quel bonheur de retrouver l'écriture de Jeanne Benameur ! Roman d'actualité ou universel, Jeanne Benameur pose les questions de l'engagement, de l'oubli de soi jusqu'à la nécessité de se retrouver pour continuer à vivre, à respirer tout simplement. Qu'on parte loin de chez soi ou qu'on reste toute sa vie au même endroit, la guerre que se livrent nos blessures n'en est pas moins violente. Quelle émotion ! 

 

 

EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT

 

RENCONTRE AVEC EMILIE FRECHE

  

VENDREDI 2 OCTOBRE 2015 A 19H30

Emilie Frèche viendra nous parler de son dernier livre : UN HOMME DANGEREUX

 UN HOMME DANGEREUX

«- Maintenant que tu as vraiment quitté ton mari, on va pouvoir parler. Je veux que tu deviennes ma femme. Je t'aime, je veux vivre avec toi, mais avant, il faut que tu laisses tes enfants. - Pardon ? - Je suis sérieux. Il faut que tu les laisses à leur père, je te dis ça pour leur bien. Elles seront très heureuses avec lui ; ils partiront vivre en Israël, ce sera beaucoup plus simple, et tu iras leur rendre visite pour les vacances. 

- T'es complètement malade. - Tu sais bien que non, puisque c'est comme ça que ça va se terminer pour les juifs de France. Sept mille juifs sont partis rien que cette année, c'est moi qui l'invente ? Bientôt, il n'y aura plus de juifs en France. Plus un seul juif. Tu te rends compte, un peu ? Le grand rêve de Vichy réalisé par des Merah, des Nemmouche, des Kouachi. Que des petits-enfants de bicots qu'on a fait venir du bled pour assembler des boulons, et qui feront mieux que les idéologues du Troisième Reich, sans même avoir besoin de vous mettre dans des trains. 
Tout ça simplement en jouant avec votre peur. Quelle intelligence ! Quelle économie, surtout. La France nettoyée pour pas un rond.»

Auto-fiction au rythme époustouflant, l'écriture et l'histoire d'Emilie nous tiennent en haleine de bout en bout mais aurons-nous le fin mot de l'histoire ? Vivement le 2 octobre. 

 

 

SYLVIE SERPRIX

 DEDICACE SES ALBUMS

LE 27 JUIN 2015 DE 14H30 A 18H30 

  

ET LA LIBRAIRIE PROPOSE

UN CONCOURS DE DESSIN

PARTICIPEZ ! DE BEAUX CADEAUX A GAGNER

 

 

ARRETE DE LIRE

T'ES PLUS MON AMOUREUX 

 

Venez découvrir les aventures d'Horatio et les merveilleuses illustrations de Sylvie Seprix.

Toi aussi dessine autour de ton livre préféré et dépose ton dessin au plus tard le 24 juin !  En cliquant sur le lien, tu verras comment les dessins de Sylvie se mettent en forme ! http://serprix.free.fr/MakingOff

 

EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT

 

ET POUR CLORE NOTRE SAISON DE RENCONTRE

 

RENCONTRE AVEC DAVID KHARA

 

MARDI 16 JUIN 2015 A PARTIR DE 19H30

 

David Khara nous parlera de son dernier polar :

UNE NUIT ETERNELLE

 

Dans un Manhattan post-11 Septembre vacillant, où le crime règne, les pierres se fendent et les empires s'écroulent, un être venu de l'ombre a décidé de placer tous ses espoirs sur un homme. Werner a ainsi fait le choix de veiller sur l'humanité du haut de ses deux cents ans : il est devenu l'ami de Barry Donovan, un flic droit et intègre qui porte le deuil de sa femme et de sa fille, décédées dans l'effondrement d'une des tours jumelles. 
Et leurs forces conjuguées ne seront pas de trop pour affronter les exactions qui se préparent. Un pasteur a été égorgé, sa main gauche, emportée. L'assassin s'est rendu, un ancien toxico, bien connu de Barry. Mais derrière ce bouc émissaire, un Ordre plus ancien que Werner lui-même étend son pouvoir sur les plus bas instincts des hommes...

Mais aussi de ses autres livres.

Lecteur d'Alexandre Dumas et d'Eugène Sue, nourri de littérature classique, David Khara a créé son propre style en bousculant les genres. C'est avec une trilogie très remarquée - Le Projet Bleiberg, Le Projet Shiro et Le Projet Morgenstern - qu'il a fait son entrée dans le monde du thriller. Avec Les Vestiges de l'aube et Une nuit éternelle, il mêle ses influences avec brio et continue de brosser le portrait de héros hors normes se dressant, seuls, face à un monde corrompu.

 

AVANT L'ETE, PLACE A NOS JEUNES LECTEURS

ERIC SANVOISIN

 DEDICACE SES ROMANS POUR LES JEUNES LECTEURS ET LES PLUS GRANDS

 LE 20 JUIN 2015 DE 14H30 A 18H30

 

 

SANVOISIN 1

 

SANVOISIN 2

 

SANVOISIN 3

 

SANVOISIN 4

 

SANVOISIN 5

Dans un parloir on se regarde toujours avant de se parler". Yan vient d'avoir dix-huit ans. Il est incarcéré depuis une semaine. Et depuis une semaine, il n'a pas prononcé un mot. Il attend. Il attend que le temps passe. Mais le temps ne passe pas.

Charlotte, douze ans, est nouvelle au collège et perdue dans la vie. Ses parents adoptifs essaient de lui faire oublier son passé tragique. Mais tout cela s'évapore quand elle rencontre Jordan. Mystérieux, froid, beau à pleurer, il occupe toutes ses pensées. Quand il lui propose de l'initier au jeu du foulard, elle plonge les yeux fermés

 

 

ET QUELQUES TITRES POUR LES PLUS GRANDS !!  

 

 

ET LA LIBRAIRIE PROPOSE

UN CONCOURS D'ECRITURE

PARTICIPEZ ! DE BEAUX CADEAUX A GAGNER

BUVEURS D'ENCRE 

Concours d'écriture autour de la série LES BUVEURS D'ENCRE 

Rencontre avec l'auteur Eric Sanvoisin et de ses livres le 20 juin 

Remise des prix autour d'un goûter à partir de 15h

Les textes sont à déposer au plus tard le 17 juin 

Les buveurs d'encre sont des vampires d'un genre nouveau, ils ne boivent pas de sang mais l'encre des livres et se nourrissent de toutes nos histoires célèbres. Odilon et Carmilla sont les héros de cette série, ils sont inséparables (et même un peu amoureux)

Aujourd'hui en commençant à boire le petit chaperon rouge et à vouloir avaler l'image du loup, ils commencent à rétrécir comme dans Alice au pays des merveilles, à toi d'imaginer la suite …

«  Nous nous sommes brusquement mis à rétrécir comme dans Alice au pays des merveilles. Je me suis cramponné au bord du livre pour ne pas tomber. Affolé, j'ai levé les yeux juste à temps pour voir Carmilla basculer à l'intérieur de la paille. Ne voulant pas l'abandonner, j'ai lâché prise. Une force irrésistible m'a emporté. Dans le tube de plastique, notre chute a duré, duré, duré... et s'est terminée par un atterrissage brutal, les fesses en l'air et le nez dans la terre. Nous nous sommes relevés en nous époussetant et en jetant autour de nous des regards ahuris.

Nous étions perdus au beau milieu de.... » A toi d'inventer la suite

Concours ouvert aux jeunes lecteurs jusqu'à 11 ans.

  

CAPUCINE MAZILLE

 DEDICACE SES ALBUMS

LE 23 MAI 2015 DE 14H30 A 18H30

  

ET LA LIBRAIRIE PROPOSE

UN CONCOURS DE DESSIN

PARTICIPEZ ! DE BEAUX CADEAUX A GAGNER

  

 

 

EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT

 

RENCONTRE AVEC CECILE COULON

  

LUNDI 27 AVRIL 2015 A PARTIR DE 19H30

 

Cécile Coulon nous parlera de son dernier livre

"Le Coeur du Pélican" édité chez Viviane Hamy

Notre grand coup de coeur de la rentrée de septembre

 

Elle nous parlera également de son travail d'écrivain puisqu'à 24 ans elle est déjà l'auteur de cinq romans.

 

Confirmez votre participation

unfilalapage@orange.fr

  

EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT

  

 LE SAMEDI 21 MARS 2015 A PARTIR DE 14H30

 

JOCELYNE BACQUET RENCONTRERA LES LECTEURS

ET

DEDICACERA SON LIVRE

 

TOI, MON FILS, ENFANT PRECOCE

 

Un livre témoignage écrit à quatre mains. L'histoire de Romain, le quotidien de Jocelyne et les difficultés rencontrées peuvent aider d'autres parents mais aussi les acteurs éducatifs à appréhender ce genre de situation avec les enfants.  

 

 

EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT

 

IRINA TEODORESCU NOUS REND VISITE LE 3 FEVRIER 2015

POUR PARLER DE SON LIVRE

"LA MALEDICTION DU BANDIT MOUSTACHU"

 

UN DE NOS COUPS DE COEUR DE LA RENTREE DE SEPTEMBRE 2014

 

RENCONTRE A PARTIR DE 19H30 A LA LIBRAIRIE

(confirmez votre participation : unfilalapage@orange.fr)

 

EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT 

 

 

BRUNO BERTIN

DEDICACE SES BANDES DESSINEES

MERCREDI 10 DECEMBRE

DE 14H30 A 18H30

 

mordelles

 

 

 EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT 

 

ERIC VUILLARD NOUS REND VISITE

LE 4 DECEMBRE 2014 POUR PARLER DE SON LIVRE

"TRISTESSE DE LA TERRE"

 

UN DE NOS COUPS DE COEUR DE LA RENTREE DE SEPTEMBRE 2014

 

RENCONTRE A PARTIR DE 19H30 A LA LIBRAIRIE

 (confirmez votre participation : unfilalapage@orange.fr)

 

 

TRISTESSE DE LA TERRE

 

Venez découvrir une histoire de l'Amérique vu par un auteur qui s'engage et dont la parole nous captive !

 

  EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT 

 

JEAN-FRANCOIS DUMONT 

DEDICACE SES ALBUMS

 

LE 15 NOVEMBRE DE 14H30 A 18H30

 

VENEZ LES DECOUVRIR A LA LIBRAIRIE

ET PENSEZ A VOS CADEAUX DE NOËL !!

  

Merci à l'éditeur pour cette belle affiche

le 4 décembre une rencontre est prévue avec Eric Vuillard auteur du très intéressant et très beau texte "La Tristesse de la terre : une histoire de Buffalo Bill" paru chez Actes Sud

le 10 décembre, Bruno Bertin animera la librairie à partir de 14h30 avec Vick et Vicky, vous ne connaissez pas ? Croyez-moi, rencontrer Bruno est déjà une aventure !

 

EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT 

 

ANNE PERCIN NOUS REND VISITE LE 21 OCTOBRE 2014

POUR PARLER DE SON LIVRE "LES SINGULIERS"

 

UN DE NOS COUPS DE COEUR DE LA RENTREE DE SEPTEMBRE 2014

 

RENCONTRE A PARTIR DE 19H30 A LA LIBRAIRIE

(confirmez votre participation : unfilalapage@orange.fr)

Les Singuliers

 

Venez vous promener dans le monde artistique de la fin du XIX ème de Paris à Bruges et Bruxelles pour revenir aux embruns de la bretagne et de Pont-Aven.

 

 EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT 

  

POUR CLORE NOTRE SAISON 2013-2014 EN BEAUTE

 

EMMANUEL GRAND

NOUS REND VISITE LE 16 MAI 2014

 

POUR PARLER DE

SON PREMIER POLAR "TERMINUS BELZ"

 

RENCONTRE A PARTIR DE 19H15 A LA LIBRAIRIE

(confirmez votre participation : unfilalapage@orange.fr)

 

 

TERMINUS BELZ

 

Il s'appelle Marko Voronine. Il est en danger. La mafia le poursuit. Il croit trouver refuge sur Belz, une petite île bretonne au large de Lorient coupée de tout sauf du vent. Mais quand le jeune Ukrainien débarque du ferry, l'accueil est plutôt rude. Le métier du grand large en a pris un coup, l'embauche est rare sur les chalutiers et les marins rechignent à céder la place à un étranger. Et puis de curieuses histoires agitent en secret ce port de carte postale que les locaux appellent « l'île des fous ».
Les hommes d'ici redoutent par-dessus tout les signes de l'Ankou, l'ange de la mort, et pour Marko, les vieilles légendes peuvent se montrer aussi redoutables que les flingues de quelques tueurs roumains. Tricotant avec brio un huis clos inquiétant et une course-poursuite haletante, Emmanuel Grand mène son thriller d'est en ouest à un train d'enfer. Paroles de libraires« Quand un clandestin ukrainien tentant d'échapper à la mafia roumaine débarque sur une petite île bretonne coupée du monde, le vent peut bien continuer de rugir et le marin craindre l'Ankou, le lecteur, lui, retient son souffle !

éditions Liana Levi - 19 euros

 

UN PREMIER POLAR MAGISTRALEMENT ORCHESTRÉ. TRAVERSÉ PAR DES SUJETS DE SOCIÉTÉ, ANCRE DANS LA CULTURE MARITIME, LES PERSONNAGES ATTACHANTS VOUS ENTRAÎNENT AU FIL DES PAGES ET VOUS NE LÂCHEREZ PAS "TERMINUS BEL"

  

 EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT 

 

SOIRÉE DISCUSSION

JEUDI 24 AVRIL A PARTIR DE 19H15

avec

 

PIERRICK BAUDAIS

ET

FRANÇOIS MACQUAIRE

 

AUTEURS DE

LES ROUES DE L'INFORTUNE

PSA RENNES : LA RÉALITÉ D'UN PLAN SOCIAL VÉCU DE L'INTERIEUR

 

Juillet 2012, la direction de PSA annonce un vaste plan de suppressions de postes en France : 8000 dont 1400 concernent l'usine de Chartres-de-Bretagne. Près d'un an et demi plus tard, de nombreux salariés ne savent toujours pas s'ils seront employés par le constructeur automobile dans les prochains mois. Comment vivent-ils ces semaines d'incertitude ? Comment leurs familles s'adaptent à la situation ? Après 10, 20 ou 30 ans d'ancienneté, comment se prépare-t-on à quitter son emploi ?

Dans ce livre, tout au long de l'année 2013, plusieurs salariés ont accepté de relater leur craintes, leurs envies, leur métier et leur vie de tous les jours. Dautres expliquent ce qu'ils sont devenus depuis qu'ils ont quitté l'usine en 2009-2010, années durant lesquelles 1800 postes avaient été supprimés. Et après eux, quel sort attend les 4000 salariés qui continueront d'assembler des voitures à la Janais ? L'usine risque-t-elle de fermer comme celle d'Aulnay ou peut-elle espérer de nouveaux modèles à construire ? Les auteurs apportent des éléments de réponse.

Pierrick Baudais est journaliste à Ouest-France.Il a suivi durant plusieurs années l'actualité économique du bassin de Rennes

François Macquaire est juriste du travail à la CFTC

On en parle dans la presse

 

Les roues de l’infortune : les PSA racontent le plan social O commentaire

Les roues de l'infortuneLa roue tourne à Rennes. Alors que 12000 personnes fourmillaient dans les 240 hectares del’usine de la Janais en 2005 (soit 300 terrains de foot !), elles ne sont plus que 4000 depuis le plan social de 2012. « Retour dans la course » ou pas.

Jadis premier employeur breton

De premier employeur breton, PSA Peugeot-Citroën est devenu l’initiateur du plus important plan social que la région ait connu. Avec ces incidences sur la vie de milliers d’ouvriers, dépendants du moindre éternuement de la marque au lion.

A travers les tranches de vie de blouses grises de PSA, on traverse l’histoire de l’usine, ses choix stratégiques, son actualité marqué par le plan social et l’avenir incertain des salariés du constructeur d’automobile dont la plupart n’a connu que les chaînes d’assemblage de la Dyane, la Xantia, la Xsara puis  de la Peugeot 407.

Deux plumes complémentaires

La plume de Pierrick Baudais, journaliste à Ouest France spécialise de l’actualité économique du bassin rennais, humanise les ratios de rentabilités exigés, le ras-le-bol des cadences et les possibilités de reconversion, au rythme des trois huit.

Celle de François Macquaire, juriste du travail à la CFTC, éclaire sur le fonctionnement du chômage partiel, les possibilités de formations, les conséquences sur la santé du travail de nuit.

A eux deux et à travers ces portraits de PSA bretons, ils nous emmènent dans une visite guidée de l’usine et de son plan social, vécu de l’intérieur.

Les Roues de l’infortunePierrick Baudais et François Macquaire. Les Éditions de Juillet. 132 pages, 14,90 euros.

 

  

EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT

 

EVELYNE BRISOU-PELLEN

EN DEDICACE

LE SAMEDI 5 AVRIL A PARTIR DE 14H30

 

DU MYSTERE, DE L'HISTOIRE, DE L'HUMOUR

DE 6 à 14 ans

Des séries inoubliables !!

 

 

LE MANOIR T1

 

LE MANOIR T2

 

MONSTRE DU CM1

 

BIBLIOTHECAIRE

 

YSEE T1

 

YSEE T2

 

 

YSEE T3

 
 

GARIN TROUSSEBOEUF

 

CRANE PERCE

 

INCONNU DU DONJON

 
 

BP RAGEOT 1

 

BP RAGEOT 2

 

BP RAGEOT 3

 

BP RAGEOT 4

 

BP RAGEOT 5

 

BP RAGEOT 6

   

 

 

EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT  

 

 

VALENTINE GOBY NOUS REND VISITE LE 27 FEVRIER 2014

POUR PARLER DE SON LIVRE "KINDERZIMMER"

 

UN DE NOS PLUS GRAND COUP DE COEUR DE LA RENTREE DE SEPTEMBRE 2013

 

RENCONTRE A PARTIR DE 19H15 A LA LIBRAIRIE

(confirmez votre participation : unfilalapage@orange.fr)

 

 

 

KINDERZIMMER

 

En 1944, Ravensbrück est en grande partie un camp de femmes. Mila a vingt ans quand elle arrive à l’entrée du camp. Autour d’elle,   quatre cents visages apeurés. Dans les baraquements, chacune de ces femmes va devoir trouver l’énergie de survivre, au très profond d’elle-même,   puiser   chaque   jour   la   force   d’imaginer   demain.   Et Mila est enceinte mais pour l’instant ne le sait pas.

 

 “D’abord, il y eut cette rencontre, un jour de mars 2010 : un homme de soixante-cinq ans se tient là, devant moi, et se présente comme déporté politique à Ravensbrück. Outre que c’est un homme, et à l’époque j’ignorais l’existence d’un tout petit camp d’hommes non loin du Lager des femmes, il n’a surtout pas l’âge d’un déporté. La réponse est évidente : il y est né. La chambre des enfants, la Kinderzimmer, semble une anomalie spectaculaire dans le camp de femmes de Ravensbrück, qui fut un lieu de destruction, d’avilissement, de mort. Des bébés sont donc nés à Ravensbrück, et quoique leur existence y ait été éphémère, ils y ont, à leur échelle, grandi. J’en ai rencontré deux qui sont sortis vivants de Ravensbrück, ils sont si peu nombreux, et puis une mère, aussi. Et la  puéricultrice, une Française, qui avait dix-sept ans alors. C’était un point de lumière dans les ténèbres, où la vie s’épuisait à son tour, le plus souvent, mais résistait un temps à sa façon, et se perpétuait : on y croyait, on croyait que c’était possible. Cette pouponnière affirmait radicalement que survivre, ce serait abolir la frontière entre le dedans et le dehors du camp. Envisager le camp comme un lieu de la vie ordinaire, être aveugle aux barbelés. Et donc, se laver, se coiffer, continuer à apprendre, à rire, à chanter, à se nourrir et même, à mettre au monde, à élever des enfants ; à faire comme si. J’ai écrit ce roman pour cela, dire ce courage fou à regarder le camp non comme un territoire hors du monde, mais comme une partie de lui. Ces femmes n’étaient pas toutes des héroïnes, des militantes chevronnées, aguerries par la politique et la Résistance. Leur héroïsme, je le vois dans l’accomplissement des gestes minuscules du quotidien dans le camp, et dans ce soin donné aux plus fragiles, les nourrissons, pour qu’ils fassent eux aussi leur travail d’humain, qui est de ne pas mourir avant la mort. Mila, mon personnage fictif, est l’une de ces femmes. Kinderzimmer est un roman grave, mais un roman de la lumière.”                                                                                               

Valentine Goby

 

Les autres livres de Valentine Goby sont également disponibles à la librairie ou sur commande.

 

 EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT 

 

LA LIBRAIRIE COMMEMORE LA GRANDE GUERRE ET VOUS PROPOSE UNE SOIREE AVEC

YANN LAGADEC

SUR LE LIVRE 

 

Carte BGG

 

 

JEUDI 12 DECEMBRE

A PARTIR DE 19H15

 

 

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 EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT 

 

OLIVIER MAULIN VIENT NOUS

  

PARLER DE SES LIVRES 

LE VENDREDI 6 DECEMBRE 

A PARTIR DE 19H15

(l'auteur sera présent à la librairie dès 17h30)

 

 

 

bocage

"La belle Ninette, au corps sain et musclé, se mit à cultiver son potager en tenue d’Eve, si bien que la plupart des hommes du domaine se convertirent à l’anarchisme et retirèrent leur pantalon". Philippe Berthelot est un commercial raté. Il sillonne la Mayenne profonde pour vendre des monte-escaliers électriques à des retraités qui lui claquent généralement la porte au nez. Lorsque Boulbanec, patron aussi vaniteux que tyrannique, le renvoie, Berthelot prend des vacances bien méritées auprès de son vieil ami "Cro-Magnon", un ancien militaire qui vit dans une caravane au fond des bois. 

Les deux copains glandouillent, apprennent à imiter le cri de la chouette, vont picoler le samedi soir au café de Port-Brillet et donnent un coup de main au propriétaire d’un vieux manoir qui fait scandale dans le pays. Et pour cause ! L’endroit est peuplé d’anarchistes, de nudistes et de vagabonds qui s’y sont installés avec la complicité de "monsieur le Comte"… Ensemble, ils y mènent une vie assez paisible, en rupture avec le monde moderne, jusqu’à ce que deux super-flics des services secrets les soupçonnent de dissimuler un document "sensible" au sein du manoir… Il y avait pourtant un panneau planté à l’entrée de la propriété : "Prière de ne pas nous emmerder". 
Il fallait le prendre au sérieux. Dans le bocage, tout le monde est un peu chouan sur les bords…

 

 

 Les lumières du ciel

Paul-Emile Bramont est un looser, pas le méchant gars, mais le genre à déconner un peu trop et à bosser pas assez. Dans sa vie, il a la buvette de Bebel, son pote Momo, DJ de patinoire, et Bérangère, sa maîtresse, femme d'un imminent chirurgien plasticien philosophe et partouzeur. Alors, bon, voilà, ça donne des envies de voyage quoi ! Après quelques combines de bas étage comme la vente de sapins halal, Paulo a suffisamment de monnaie pour mettre les bouts. 
Direction Jérusalem, un hameau du sud de la France presque aussi fou que lui...

 

 

 

roi du monde

" C'est elle qui avait eu cette idée foireuse. Elle était d'origine portugaise et comme les choses n'allaient pas brillamment à Paris, elle avait pensé " rentrer au pays ". Cette corne m'avait transformé en immigré. " Elle, c'est Ana. Ses rêves : faire fortune au Portugal, rentrer dans dix ans. Lui, c'est Romain. Ses défauts : " trop français ", " pas assez citoyen du monde ". L'exil du couple à Lisbonne : un antiroman d'apprentissage où dominent la férocité des observations et l'humour des situations. L'une poursuit ses rêves, l'autre s'acoquine avec une bande d'illuminés - Lucien, grutier funambule ou Pépé, ancien colon d'Angola- qui hante la capitale portugaise de ses cuites mémorables. Il fut une époque où Romain et tous les autres auraient été marxistes révolutionnaires ; ils se contentent aujourd'hui de faire les idiots. Le temps d'une soirée d'excès en tous genres, il leur arrive aussi de voyager en esprit dans un ciel encombré où les anges croisent un hologramme de George Bush. Ce roman de la tradition revisitée sur un mode burlesque, parodique et parfois grinçant n'en questionne pas moins en profondeur notre moderne condition.

 

 

 

EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT   

 

GILLES GARIDEL

EN DEDICACE

LE SAMEDI 9 NOVEMBRE A PARTIR DE 14H30

 

 

garidel

 

 De naissance ou d’adoption, de sang ou de coeur, être breton, c’est accepter, revendiquer même, une différence. Rien n’est banal dans ce pays, pas plus les gens que les lieux, et y vivre donne à la vie des couleurs et un goût particuliers. On est terrien ou marin, bretonnant pur et dur ou multiculturel, ingénieur ou paysan, mais toujours relié à cette identité forte que l’histoire des années 1960 et 1970 rend plus intense encore. 
Ce pays que l’on disait à tort arriéré, avec ses "ploucs" et ses marins rustres à souhait, a révélé sa capacité à évoluer, se développer, s’enrichir. Le progrès n’a pas été suivi, mais accompagné, et bien souvent initié. Ainsi l’énergie, les télécommunications, la dissuasion nucléaire, l’électronique ont commencé au milieu des ajoncs leur révolution. Les paysans se sont faits industriels, armateurs, hommes d’affaires, sans renier leurs attaches. 
Les artistes ont célébré leur pays, que certains voulaient nation, et fait connaître de Dunkerque à St Tropez cette musique unique et la culture qu’elle véhicule. Et toujours la vie des gens est restée bretonne, avec sa fierté, son caractère bien trempé, ses origines jamais reniées ni oubliées. Ce sont les deux décennies exceptionnelles de 1960 à 1980 que retrace, à travers le parcours d’une génération, Notre enfance en Bretagne. 
Chacun y découvrira, ou retrouvera, les grandes heures d’hier qui annonçaient celles d’aujourd’hui.

Un petit livre illustré qui fera plaisir à toute la famille.

13.10 euros

  

 EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT EVENEMENT  

 

MAYALEN GOUST

EN DEDICACE

LE 19 OCTOBRE A PARTIR DE 14H30

 

POUR LA SORTIE NATIONALE DU

3 EME TOME DE LA BANDE DESSINEE

"LES COLOMBES DU ROI SOLEIL"

 

 

VENEZ NOMBREUX DECOUVRIR LA BANDE DESSINEE

ET SES AUTRES ALBUMS DES AUJOURD'HUI A LA LIBRAIRIE 

 

RENCONTRE AVEC HOAI HUONG NGUYEN

 

LE JEUDI 11 JUILLET 2013

 

L'auteure sera présente à partir de 17H à la librairie pour des dédicaces, puis à 19H pour la rencontre.

 

Merci de confirmer votre présence par mail si vous souhaitez vous joindre à nous le 11 juillet à : unfilalapage@orange.fr

 

 

 

ombre douce

 

 

 

 1954, la guerre d'Indochine touche à sa fin. Dans un hôpital militaire français de Hanoï, Mai, une jeune Annamite qui aide les équipes médicales, croise le regard de Yann, un soldat breton blessé à la poitrine. C'est le coup de foudre. La fougue, la candeur, la jeunesse leur font croire qu'ils pourront vivre librement leur passion. Mais le père de Mai, juge influent, l'a promise à un autre. Elle s'insurge, elle est bannie de la famille...  A peine marié, Yann doit rejoindre les bataillons de la cuvette de Diên Biên Phu. Pluie, bombardements, boue, corps-à-corps : c'est l'apocalypse. Après la défaite, Yann n'est que l'un des milliers de prisonniers condamnés aux marches infernales vers les camps d'internement. Mai est prête à tout pour le tirer de l'abîme. Dans une langue précise, poétique, avec grâce et pudeur, Hoai Huong Nguyen peint le Vietnam d'hier et un amour, frêle esquif, qui affronte la violence d'une guerre.  L'histoire de Mai et de Yann laisse percer la lumière des humbles héros qui croient à la liberté et à l'absolu malgré les vicissitudes de l'Histoire.

 

 

 

C’est le roman d’une rencontre, d’une histoire malmenée par la violence de la guerre d’Indochine. Surtout, ne passez à côté de cette formidable lecture. C’est un livre à la beauté pure et simple qui renferme tant de poésie, de générosité et d’humilité. C’est une réflexion sur le sentiment de fatalité qui ne fait qu’embellir et amplifier la force des actes et des émotions ! C’est ce qui nous a littéralement séduits ici.

 

 

 

J’espère que la musique, l’écriture et l’histoire vous émerveilleront aussi. C’est un joli roman en tout cas.

 

 

 

 

 

RENCONTRE AVEC MARYLINN MAURAGE

 

LE JEUDI 20 JUIN 2013

 

 

 

 

 

L'auteure sera présente à partir de 17H à la librairie

 

Et comme nous en avons maintenant l'habitude, nous partagerons avec elle un moment d'échange à partir de 19h.

 

MAURAGE MARYLINN

 

 

 

Quand on vient de rater son Capes à cause d'une simple panne d'oreiller, les perspectives d'avenir ne sont pas réjouissantes. Que peut tenter Manon Melmann pour gagner sa vie ? Tailler les végétaux hirsutes des jardins de Paris ? S'improviser baby-sitter sans le moindre talent pour l'exercice ? Sous l'effet de circonstances inattendues, la voilà chroniqueuse radio. Le genre de tribune idéal, pense-t-elle pour bazarder quelques clichés de la pensée facile. Mais c'était sans compter sur le succès croissant de la peopolisation, la bêtise et l'agressivité de ses contemporains.... Elles font un tintamarre funeste, les trompettes de la renommée.

 

Marylinn Maurage signe un deuxième roman très actuel, d'une écriture parfois acérée, parfois humoristique, l'intrigue est menée tambour battant et c'est avec avidité que nous suivons les péripéties de Manon Melmann. Mais dans quel monde vivons nous ???

 

Merci de confirmer votre présence si vous souhaitez vous joindre à nous le 20 juin à unfilalapage@orange.fr

La librairie invite le photographe Jean Claude MESLÉ

                     vendredi 21 décembre de 15h à 19h

        pour une dédicace de son livre "Au-delà du cercle arctique"

 

   JC Meslé - copie

     Jean Claude Meslé est photographe animalier reconnu et primé.

     Il habite à Monterfil (Ille et Vilaine).

 

 

RENCONTRE AVEC EMILIE FRECHE

QUI PUBLIE CHEZ ACTES SUD

"DEUX ETRANGERS"

 

VENDREDI 15 FEVRIER A PARTIR DE 17H 

 

PETITES GOURMANDISES A L'ISSUE DE LA RENCONTRE APRÈS LA FERMETURE

NOUS COMPTONS SUR VOTRE PRESENCE

DEUX ETRANGERS

Elise n'a pas vu son père depuis 7 ans. Pourquoi ? Comment ? Son père l'appelle et la jeune femme ne résiste pas. Elle doit faire ce voyage pour elle, pour retrouver un équilibre qu'elle a perdu, pour tenter de recoller les morceaux de sa vie privée. C'est un tête à tête avec l'enfance, avec l'histoire de la famille. Mais également un voyage épique à travers la France vers le Maroc qui vit sa révolution du printemps arabe.  Un voyage dans le temps au rythme indomptable, tout en syncopes et ellipses, des souvenirs et des émotions, éclairé par un humour ravageur, une lucidité sans appel et un inextinguible désir de justice. 
Un roman qui nous emporte dès les premières pages et qu'on ne lâche qu'avec regret. 

Les autres livres d'Emilie que nous proposons le 15

 

chouquette          jour n'existait pas

 

!!!!! EVENEMENT !!!!!

 

Tardieu_Laurence par Francesca Mantovani_2011_presse1

LAURENCE TARDIEU

en dédicace le 2 juin

de 11h à 12h30 et de 14h30 à 16H30

 

Laurence Tardieu est née en 1972 à Marseille. Elle est également l'auteur de Puisque rien ne dure, prix Alain-Fournier et prix des lecteurs du Livre de poche, de Rêve d'amour et du Jugement de Léa, disponible en Points.

 

Laurence Tardieu est l'auteur de plusieurs romans

 

- Puisque rien ne dure

- Un temps fou

- Le jugement de Léa

- rêve d'amour

et son dernier livre, récit

- La confusion des peines

Vous trouverez le résumé des livres dans la rubrique coup de coeur.

 


GOUST_Mayalen   La librairie reçoit MAYALEN GOUST illustratrice

                                            pour une séance de dédicaces

                                                     SAMEDI 12 MAI 2012

                                             10h30 - 12h30 ET 14h30 - 18h00

 

Née en 1976 à La Rochelle Mayalen Goust a illustré de nombreux albums dans la collection du Père Castor (Flammarion), elle nous offre une très belle illustration de la bande dessinée de la série à succès Les Colombes du Roi Soleil. Elle a également publié chez Magnard, Fleurus, Lito… Son univers unique nous offre à chaque fois des illustrations d’une beauté saisissante, d’une magie et d’une poésie rares, qui lui valent aujourd’hui de compter parmi les artistes référents en illustration jeunesse

 

 colombe ECOLE 
 GEANT SOMMEIL 
 BLANCHE NEIGE CELESTIN 

 

 

 

  La librairie reçoit BERNARD CORNU photographe

                          pour une séance de dédicaces

 

                    Samedi 17 décembre 2011

 

                                 De 15h à 18h

 

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                            Textes de Philippe Delacotte

 


 

 

                 La librairie reçoit Alain Verdier

                          pour une séance de dédicaces

                    Samedi 10 décembre 2011

                           10h à 12h30 - 15h à 18h30

                            a

"Peregrinus mundi"

D'île en île, de continent en continent, de mystère en mystère, Alain Verdier nous entraîne dans une merveilleuse pérégrination autour de notre planète, vers des terres de rêve et d'enchantement. Ce livre est un fabuleux périple dans l'espace et dans le temps qui a débuté sur la grande plage de Saint-Malo où un adolescent rêvait d'horizons lointains. Il est le fruit de trente-cinq années de voyage en quête d'un paradis perdu. De l'archipel des Açores à la cité inca de Machu Picchu, de l'Ile de Pâques à l'ancien royaume himalayen de Hunza, et de l'El Dorado à Shangri-La, l'auteur nous emmène à la recherche de lieux magiques et de personnages hors du commun qu'il nous fait découvrir avec cette pointe d'humour, ce souci du détail historique et cet émerveillement permanent qui donnent à la notion d'écrivain-voyageur toutes ses lettres de noblesse.


 

                La librairie reçoit Michèle Astrud                             pour une séance de dédicaces

                            Samedi 5 novembre 2011

                                        10H à 12H30 - 14H30 à 18H

                                       VUE MER PREM

"VUE SUR LA MER, ROUGE"

Portrait d’une jeune fille en cavale qui traverse la vie comme une étoile filante Qui est Michèle, la jeune héroïne, qui a fui précocement le domicile familial ? De révolte en violence, son errance la confronte aux prédateurs à l’affut d’un gibier qui paraît facile. D’une sensibilité à fleur de peau, féline, sensuelle, elle se transforme elle-même en prédatrice dont les rêves ne se sont jamais éteints et la conduisent face à la mer, rouge… Ecrit à la première personne, au rythme de l’enchaînement inexorable des situations, le portrait d’une jeune fille en cavale qui traverse la vie comme une étoile filante.

 


 

Prochainement salon du livre à Lantic le 24 septembre 2011.

La librairie proposera une sélection d'albums avec présence des auteurs :

Ronan Badel, Evelyne Brisou pellen, Benoît Broyart, Maie Diaz, Mayalen Goust, Arnaud le Gouefflec, Orianne Lallemand, Christelle Le Guen, Jean Yves Le Guen, Marc Lizano, Anne Claire Mace, Laurent Richard, Eric Sanvoisin.

                                              lantic 2011


 

La librairie a recu Orianne Lallemand, auteure de livres pour enfants le samedi 16 avril 

 

       libraire___auteur_avril_11_020                 Le matin en dédicace au Rheu

 


Orianne Lallemand dédicace ses livres - Mordelles

Orianne Lallemand, auteure jeunesse, en dédicace, samedi, à la librairie Un Fil à la page.

Orianne Lallemand, auteure jeunesse, était en séance de dédicace, samedi après-midi, à la librairie Un Fil à la page.

« Je trouve important de valoriser les petites librairies en y venant rencontrer les lecteurs », Orianne Lallemand, qui fut éditrice avant de devenir auteure. Après avoir écrit de la poésie et des livres d'anthologie, elle s'est intéressée aux livres jeunesse.

Depuis dix ans, elle trouve son inspiration dans les moments de la vie quotidienne, en discutant avec les autres ou en regardant grandir ses quatre enfants. « Parfois, les éditeurs ont des demandes précises avec des thèmes à suivre mais c'est assez rare. En général, les sujets viennent de mon inspiration. J'ai toujours adoré les contes et les livres pour enfants, c'est un monde ludique, joyeux, imaginaire qui me convient. »

Parfois, la fameuse inspiration n'est pas au rendez-vous. « Mais ça finit toujours par venir. Il faut être passionnée et y croire pour faire ce métier. » Ses textes prennent formes grâce aux talents de nombreux illustrateurs, « surtout des femmes pour l'instant », qu'elle rencontre au hasard de ses pérégrinations littéraires.

Certains personnages reviennent plus régulièrement que d'autres : actuellement le loup de l'illustratrice Eléonore Thuillier entame une nouvelle aventure. « Après Le Loup qui voulait changer de couleur et Le loup qui s'aimait beaucoup trop, aux éditions Auzou, le personnage cherche maintenant une amoureuse. Il aura peut-être des problèmes, mais l'histoire se finira forcément bien. » Pour qu'une histoire prenne vie, un à deux ans de travail sont nécessaires. Les fans doivent donc être patients.

Ouest France du lundi 18 avril


 

Bruno Bertin a dédicacé ses BD

de « Vick et Vicky » mercredi 15 décembre 2010


Bruno Bertin, auteur des BD « Vick et Vicky », était dédicace à la librairie « Un Fil à la Page ».</P>

Mercredi, Bruno Bertin, auteur des aventures de « Vick et Vicky » et fondateur des Editions P'tit Louis, est venu à la rencontre de ses lecteurs pour une séance de dédicaces à la librairie « Un Fil à la Page ».

Pour la sortie du 16 e  album de ses héros « Vick et Vicky et l'héritage », l'auteur les fait voyager dans Paris : « La trame m'est venue alors que j'avais offert 5 cartes postales contenant différents messages à un ami » explique l'auteur. Les deux aventuriers, après la découverte de cartes postales contenant un code, vont sillonner Paris pour terminer leurs aventures dans le cimetière du Père Lachaise.

« Dans chaque ouvrage, mes héros voyages dans de nouveaux lieux, cela permet aussi aux jeunes lecteurs de découvrir quelques sites illustres ».

Avec près de 300 000 exemplaires réalisés, l'auteur est toujours heureux de dédicacer ses ouvrages : « Depuis 21 ans, je ne manque pas ces périodes de dédicaces, c'est une façon de remercier mes lecteurs ».

Agrémentées de fiches historiques, les BD de Vick et Vicky font maintenant partie de rallye lecture : « Des fiches lecture peuvent être téléchargées gratuitement sur le site des éditions par les écoles par exemple » explique Bruno Bertin.

L'an prochain, les éditions P'tit Louis accueilleront un nouveau venu : « Sylvain et Sylvette ».

Contact : www.editionsptitlouis.fr

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              La librairie participe au festival du livre jeunesse

    à Lantic (près de St Brieuc) le samedi 25 septembre 2010

 

 

 

 


 

           La librairie a reçu Hervé Le Goff, illustrateur

                             le mercredi 23 juin 2010

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          La librairie a reçu Claude Bathany le samedi 27 mars 2010

 

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09 juillet 2013

 

la nuit tombée 

Un homme sur une moto, à laquelle est accrochée une remorque bringue-balante, traverse la campagne ukrainienne. Il veut se rendre dans la zone interdite autour de Tchernobyl. Il a une mission. Le voyage de Gouri est l'occasion pour lui de retrouver ceux qui sont restés là et d'évoquer un monde à jamais disparu où ce qui a survécu au désastre tient à quelques lueurs d'humanité.

Un soir quelque part où le "diable se fabrique un monde qui se foutrait des hommes".

Un soir, quelque part du côté de Tchernobyl. Que reste-t-il ? L'incompréhension, la colère, le dégoût et une immense tristesse pour ces femmes et ces hommes oubliés de tous ! Fort, très fort !

 

quand rentrent les marins

Myrtle est aussi réservée, sage et modeste qu'Annie est pétulante, séductrice et vaniteuse. Élevées dans un petit port d'Ecosse, elles ont appris ensemble à devenir des femmes. Des femmes de marins pêcheurs, dont le lot quotidien est lié à chaque caprice de l'océan, au retour de leur homme, aux rumeurs qui enflamment tout le village dès qu'un étranger en frôle le pavé... Jusqu'au jour où survient le pire, et où le drame emporte avec lui tous les remparts contre les déchaînements des passions. Contre ces non-dits qui éclatent avec d'autant plus de force qu'ils ont été si savamment et si lontemps protégés.

Le roman est une merveille... Angela Huth nous transporte, il n'y a pas d'autre mot, dans un petit port de pêche écossais, dans les méandres d'une amitié féminine à première vue bancale. Le quotidien devient passionnant, la psychologie des personnages est extraordinairement abordée et leur vie apriori banale, prend ici un relief innatendu. A ne pas rater !!

 

FAROOKI

Asif, Lila et Yasmine sont frère et sœurs. Lila a fui la maison, contraignant Asif à s’occuper de Yasmine, qui n’a pas idée du ressentiment qu’elle cause. Qui voit la musique en couleurs et se rappelle si bien de tant de choses que parfois sa tête lui fait mal. Qui n’est pas heureuse, et sait qu’elle est spéciale. Un jour, une équipe de télévision vient réaliser un reportage sur le syndrome d’Asperger et la vie de Yasmine. 
Un roman à trois voix doux-amer et touchant.

Que voilà un bon roman d'été. Vous ne quitterez plus Asif, Lila et Yasmine. Emotions garanties.

Du même auteur, que j'avais également beaucoup aimé : La petite boutique des rêves 

 

guillaume et nathalie

 

Guillaume est sociologue, Nathalie architecte. Ils se rencontrent à la veille du séisme qui a ravagé Haïti en janvier 2010, autour du projet d'un centre polyvalent dans les environs de Port-au-Prince. Entre l'homme de cinquante ans revenu de ses utopies, dont toute la vie s'est jouée dans son île, et la jeune femme au sombre passé qui vient de vivre de longues années en France, l'attirance est immédiate. 
Si Yanick Lahens excelle dans l'écriture impatiente de leur désir et si l'on est vite happé par la sourde sensualité qui en émane, elle n'est dupe ni de ses personnages, ni de leur situation. Représentants tous deux de la classe moyenne noire, ils tentent d'endiguer la misère qui les encercle, subissant eux aussi les préjugés racistes de la bonne société haïtienne et la corruption des élites. Nul misérabilisme pourtant dans ce récit, nul catastrophisme non plus, sinon la conscience diffuse de la menace qui plane sur Haïti en ce mois de décembre 2009. 
Avec ce roman pétri de tendresse pour son pays, Yanick Lahens acte la victoire de la vie et de l'écriture sur le malheur.

Une écriture sensuelle où l'urgence du désir se mesure à la faim de vivre intensément dans un pays où tout est difficile. Les personnages s'attirent et se repoussent, tout comme ils hésitent entre rester et partir ou repartir. Un beau roman où haïti se revèle sous toutes ses facettes. 

 

MAMHOUD

 

Maurice est un comptable doté d’un indécrottable humour danois et en pleine procédure de divorce. Mahmoud, son assistant, est un jeune musulman un peu geek sur les bords, qui n’a jamais vraiment eu de copine. Le premier est cynique et désabusé, le deuxième idéaliste et romantique. Le premier ne peut s’empêcher de persifler, le deuxième s’efforce de ne pas le prendre mal. Le premier habite chez le deuxième depuis que sa femme l’a mis dehors.
Entre frictions culturelles et religieuses, préjugés et décalages générationnels, Flemming Jensen livre un pamphlet sur ce qui tant bien que mal nous rapproche les uns des autres.

L'humour Danois nous va bien, un vrai vaudeville littéraire, les portes claques, les quiproquos s'enchaînent pour notre plus grand plaisir, mais attention cette satire dénonce aussi les travers des religions et l'intolérance. Gaïa fête ses 20 ans et cette maison d'édition continue de nous enchanter avec des textes tout à fait originaux. 

 

freres sisters

Oregon, 1851. Eli et Charlie Sisters, redoutable tandem de tueurs professionnels aux tempéraments radicalement opposés mais d'égale (et sinistre) réputation, chevauchent vers Sacramento, Californie, dans le but de mettre fin, sur ordre du "Commodore", leur employeur, aux jours d'un chercheur d'or du nom de Hermann Kermit Warin. Tandis que Charlie galope sans états d'âme, mais non sans eau-de-vie, vers le crime, Eli ne cesse de s'interroger sur les inconvénients de la fraternité et sur la pertinence de la funeste activité à laquelle lui et Charlie s'adonnent au fil de rencontres aussi insolites que belliqueuses avec toutes sortes d'individus patibulaires et de visionnaires qui hantent l'Amérique de la Ruée vers l'or. 

Dans ce roman jubilatoire où l'humour noir le dispute à une subtile excentricité, Patrick deWitt rend un hommage décalé aux classiques du western tout en invitant le lecteur à en explorer les ténèbres, sous l'inoubliable houlette de deux frères moins liés par le sang et la violence que par l'indéfectible amour qu'en silence ils se portent.

Vrai coup de coeur pour de livre drole et décalé, un plaisir de lecture

 

 

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25 janvier 2013

Et voilà, Noël est à peine passé, vous êtes encore plongés dans les livres que vous avez reçus sous le sapin que déjà se profile la rentrée de janvier. 

J'en profite pour souhaiter à toutes et à tous une très belle année 2013, à remercier chaleureusement tous les clients de la librairie qui me soutiennent et qui nous font confiance. Merci également au lecteur de ce blog que je voudrai alimenter plus souvent mais.... la vraie vie...

Donc une belle rentrée littéraire en ce janvier 2013, voici quelques unes de nos lectures : 

 

ombre douce

Attention talent, premier roman

Quelques mots de l'éditrice avec lesquels je suis en parfait accord. 

C’est le roman d’une rencontre, d’une histoire malmenée par la violence de la guerre d’Indochine. Surtout, ne passez à côté de cette formidable lecture. C’est un livre à la beauté pure et simple qui renferme tant de poésie, de générosité et d’humilité. C’est une réflexion sur le sentiment de fatalité qui ne fait qu’embellir et amplifier la force des actes et des émotions ! C’est ce qui nous a littéralement séduits ici.

J’espère que la musique, l’écriture et l’histoire vous émerveilleront aussi. C’est un joli roman en tout cas.

1954, la guerre d'Indochine touche à sa fin. Dans un hôpital militaire français de Hanoï, Mai, une jeune Annamite qui aide les équipes médicales, croise le regard de Yann, un soldat breton blessé à la poitrine. C'est le coup de foudre. La fougue, la candeur, la jeunesse leur font croire qu'ils pourront vivre librement leur passion. Mais le père de Mai, juge influent, l'a promise à un autre. Elle s'insurge, elle est bannie de la famille... 
A peine marié, Yann doit rejoindre les bataillons de la cuvette de Diên Biên Phu. Pluie, bombardements, boue, corps-à-corps : c'est l'apocalypse. Après la défaite, Yann n'est que l'un des milliers de prisonniers condamnés aux marches infernales vers les camps d'internement. Mai est prête à tout pour le tirer de l'abîme. Dans une langue précise, poétique, avec grâce et pudeur, Hoai Huong Nguyen peint le Vietnam d'hier et un amour, frêle esquif, qui affronte la violence d'une guerre. 
L'histoire de Mai et de Yann laisse percer la lumière des humbles héros qui croient à la liberté et à l'absolu malgré les vicissitudes de l'Histoire.

 

comment trouverComment fait-on à 18, 30, 40 ou 50 ans, pour changer le cours de sa vie insatisfaisante, et conquérir l’apaisement, peut-être même le bonheur et l’amour ? Ainsi pourrait-on résumer, de façon simple mais juste, le foisonnant et lumineux roman de Pascal Morin. Avec grande maîtrise, l’auteur nous entraîne dans une "ronde" d’une petite dizaine de personnages, d’âges et de conditions sociales et raciales différentes, tous saisis à un moment de questionnement et de basculement vers un avenir meilleur.

Sous un titre un peu humoristique, ce roman est bien plus complexe qu'il n'y paraît et pose la question des origines culturelles et du melting-pot à la française. Une écriture fluide, des personnages attachants et une profondeur inattendue. Une belle surprise 

 

 

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17 mai 2012

segle

 

9 juillet 1961. Dès le lever du jour, il fait déjà une chaleur à crever. Albert est ouvrier chez Michelin. Suzanne coud ses robes elle-même. Gilles, leur cadet, se passionne pour un roman de Balzac. Ce jour-là, la télévision fait son entrée dans la famille Chassaing. Tous attendent de voir Henri, le fils aîné, dans le reportage sur la guerre d'Algérie diffusé le soir même. Pour Albert, c'est le monde qui bascule. 
Saura-t-il y trouver sa place? Réflexion sur la modernité et le passage à la société de consommation, En vieillissant les hommes pleurent jette un regard saisissant sur les années 1960, théâtre intime et silencieux d'un des plus grands bouleversements du siècle dernier.

En vieillissant les hommes pleurent est un roman empreint en même temps d'une grande douceur et d'une grande douleur. Il nous raconte cette famille comme tant de famille où le silence, les douleurs personnelles tues, les souvenirs douloureux enfouis empêchent le bonheur d'entrer et chacun de vivre. Dramatique, le père ne veut plus de cette vie, d'ailleurs en a t-il un jour voulu depuis son retour de la guerre, il n'est resté en vie que pour son jeune fils en manque d'amour maternelle, pathétique, la femme qui se tourne vers la société de consommation et les bonheurs factices, touchant le mal-être de l'adolescent qui au contraire de son frère parti à la guerre, préfère la compagnie des livres souffrant de l'indifférence de sa mère. De très beau moment d'écriture, notamment la scène où le narrateur s'occupe de la toilette de sa vieille mère. 

 

russel banks 

A l'instar de ses pareils, hommes de tous âges et de toutes conditions que leur addiction au sexe a conduits devant les tribunaux puis relégués loin des "zones sensibles", le Kid, vingt et un ans, bracelet électronique à la cheville, a pour quartier général le viaduc Claybourne qui relie le centre-ville de Calusa, Floride, à son luxueux front de mer. Depuis toujours livré à lui-même, n'ayant pour ami qu'un iguane offert par une mère passablement nymphomane, le Kid s'est enivré de sexe virtuel jusqu'au jour où sa naïveté l'a jeté dans un des pièges où la police épingle les putatifs délinquants sexuels. 

Stigmatisé par une société devenue, jusqu'à l'hystérie, adepte du "surveiller et punir", ce jeune homme en rupture suscite l'intérêt d'un certain "Professeur", universitaire à la curiosité dévorante, sociologue atypique qui, dans le cadre de ses travaux sur les sans-abri en tous genres, approche le Kid pour s'instruire de son cas et, peu à peu, semble le prendre sous son aile. Mais il apparaît bientôt que le génial Professeur pourrait être un fabuleux menteur, et un expert en identités multiples; Par cette fiction magistrale, Russell Banks met en scène l'enfer de la "déviance" et le supplice de l'exclusion. 
Il exhausse à la dimension d'un récit aussi mythique que compassionnel l'aveuglement de nos sociétés saturées d'images et qui semblent avoir fait le choix – comme pour mieux s'oublier – de faire disparaître, jusqu'à la pathologie, leur corps collectif dans le rayonnement des écrans de la nuit sexuelle.

Un grand roman de Russel Banks, bouleversant, tantôt écrit dans une langue âpre, crue, tantôt très poétique, c'est un livre qui se mérite, se déguste. Il scrute l'amérique contemporaine avec ses contradictions, ses excès dans la condamnation d'hommes, sa part d'ombre, nous interroge sur la possibilité de vivre dans une société où nous nous demandons toujours ce qui est vrai, ce qui est faux -mais comment vivre sans croire-, sur la justice et ses limites, la dérive d'Internet, ce que deviennent nos enfants dans l'indifférence des hommes. 

 

journal d'un corps

 

 

 

Le titre pourrait rebuter plus d'un lecteur pourtant Daniel Pennac réussit une fois encore un coup de maître. Nous sommes heureux de suivre ce héros dans toute ses faiblesses, ses prouesses, ses interrogations face aux résonnances que la vie fait subir à son corps. Parfois génés quand les confidences sont impudiques, souvent rieurs de l'osmose que nous ressentons avec le narrateur, parfois triste, mais jamais longtemps, lorsque l'emprise du temps se fait sentir et que le renoncement prend le pas sur l'envie. C'est toute une vie dans laquelle nous nous fondons, un moule qui n'est plus ou pas encore à notre image mais qui nous dote d'une certitude, cette vie vaut d'être vécue.

 

 VISUEL ANGES

Franck, inspecteur du NYPD est un écorché vif, désabusé, sans coéquipier et obligé de consulter une psy ! Confronté à une affaire de meurtres de jeunes adolescentes d'apparence assez banale, celle-ci va se révéler beaucoup plus complexe. L'enquête maintient un très bon suspens mais ce qui est différent dans ce polar, c'est le personnage du flic, très loin de la caricature. Attachant, on éprouve rapidement une empathie pour cet homme hanté par les victimes de ses précédentes affaires et le souvenir de son père qu'il pense être un flic corrompu.

Ellory confirme un vrai talent d'écrivain avec une recherche fouillé, nous plongeant dans le quotidien des flics de New-York.      

 

 

les separes

 

 

Quand s'ouvre le roman, le 10 mai 1981, Alice et Cécile ont seize ans. Trente ans plus tard, celles qui depuis l'enfance ne se quittaient pas se sont perdues. Alice, installée dans un café, laisse vagabonder son esprit, tentant inlassablement, au fil des réflexions et des souvenirs, de comprendre la raison de cette rupture amicale, que réactivent d'autres chagrins. Plongée dans un semi-coma, Cécile, elle, écrit dans sa tête des lettres imaginaires à Alice. Tissant en une double trame les décennies écoulées, les voix des deux jeunes femmes déroulent le fil de leur histoire. Depuis leur rencontre, elles ont tout partagé : leurs premiers émois amoureux, leurs familles, leur passion pour la littérature, la bande-son et les grands moments des " années Mitterrand ". Elles ont même rêvé à un avenir professionnel commun. Si, de cette amitié fusionnelle, Kéthévane Davrichewy excelle à évoquer les élans et la joie, si les portraits de ceux qu'Alice et Cécile ont aimés illuminent son livre, elle écrit aussi très subtilement sur la complexité des sentiments. Croisant les points de vue de ses deux narratrices, et comme à leur insu, elle laisse affleurer au fil des pages les failles, les malentendus et les secrets dont va se nourrir l'inévitable désamour. Car c'est tout simplement de la perte et de la fin de l'enfance qu'il s'agit dans ce roman à deux voix qui sonne si juste.       

Un vrai coup de coeur pour ce roman extrêmement bien construit.

18.00 euros

  

 

COMTESSE

 

 

 

 

 

 

 

 

Sous sa plume parfois presque naïve, parfois acérée, drôle et touchante, Milena Agus nous livre l'histoire de trois soeurs, autrefois comtesses, plus ou moins ruinées, vivant dans un immeuble qui a perdu de sa superbe et qu'elles vendent par petit bout. C'est un conte philosophique cruel mais où l'optimisme resurgit au détour de chaque blessure. Chacune à sa manière se pose la question du bonheur, de sa place dans la société, de l'amour, de la solidarité, du handicap....

En 120 pages, tout est dit ! Un petit bonheur de lecture qu'il ne faut pas hésiter à s'offrir

13.30 euros 

  

VISUEL SILLAGE

LE SILLAGE DE L'OUBLI DE BRUCE MACHART EDITIONS GALLMEISTER

 

A travers ce premier roman, c'est une immersion totale dans le monde rude de la terre, avec ses codes,ses personnages aux caractères bruts que vous allez vivre. N'oublions pas la chaleur et la poussière du climat texan  

De l 'émotion à l'état pur, à découvrir.

Texas 1895, un homme devenu  fou de douleur suite au décès de sa femme morte en couches va entrainer ses 4 fils dans une vie dure et austère. Désormais, seuls ses chevaux comptent. Grâce à eux ils va s'enrichir et devenir un prospère  propriétaire terrien. Mais cette réussite fait ressurgir les rancoeurs de certains.   

 

 

 laurence vilaine   

 

Le silence ne sera qu'un souvenir, Laurence Vilaine editions GAIA

Une belle découverte que ce premier roman de Laurence Vilaine, jeune auteure d'origine nantaise.

Elle nous entraîne dans l'univers à la fois poétique et rude des roms, gitans de roumanie. La misère règne dans la petite communauté de Miklus. La vie n'est certes pas facile mais la solidarité, la fraternité et la musique aident à supporter les horreurs de la guerre, des privations et le racisme quotidien. Miklus est à l'aube de sa vie, une vie de silence et de non dits qui cache un terrible secret. Le poids des traditions ont empêché Miklus de changer le cours de la vie de Chepnki et de sa descendance. Effleurant l'Histoire, Miklus se soulage enfin du poids de ces erreurs et nous entraîne dans la tourmente de ces vie gâchées où le bonheur ne sera que de passage.

 

A lire absolument !

 

 

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"Le roi n'a pas sommeil" - Cécile Coulon - éditions Viviane Hamy

Nous ne pouvons que vous conseiller de vous précipiter sur ce deuxième roman de Cécile Coulon. C'est avec une grande maturité qu'elle entraîne le lecteur dans son univers sombre où chaque personnage se bat contre ses fêlures intérieures, aucun n'en sort indemne. Le drame est là dès les premières pages et le suspense est distillé avec une grande habileté. Que va-t-il arriver à Thomas, jeune homme sensible et fragile ? 

Le roi n'a pas sommeil raconte le destin tragique d'un enfant maudit : Thomas Hogan.
Un conte dont le charme poétique opère irrémédiablement sur le lecteur. A la mort de son père qui lui lègue sa fortune, William Hogan, le père de Thomas, rachète une propriété d'une beauté sauvage et subjuguante : deux hectares de forêts envahis par les framboisiers sauvages et où paissent des cerfs et des biches. Une fois sa fortune dilapidée, il se tue au travail, de jour, à la Scierie du village et, de nuit, à la gendarmerie où il classe les dossiers des affaires les plus sordides.
Est-ce cette proximité avec le crime ? Il est sombre, triste et violent. Mais il travaille dur et c'est un bon parti. Un soir de bal au village, il séduit une beauté, Mary, et l'épouse. Thomas naît de cette union. C'est un bel enfant, à l'opposé de son père, fragile et vulnérable. Mais sa vie bascule le jour où William s'entaille profondément la main droite à la Scierie. Cette blessure gangrène et emporte le père sans que le médecin de famille, O'Brien, ne puisse rien y faire.
Comme un signe de mauvais augure, l'accident plane désormais sur le destin de Thomas. Celui-ci grandit et connaît l'amitié avec Paul, son double à qui tout l'oppose, puis l'amour avec Donna, l'admirable assistante du Docteur O'Brien. Bientôt, son destin sombre le rattrape : il deviendra pour tous le " fils maudit " de Mary, une légende. Dans un style sobre mais imaginé, Cécile Coulon nous entraîne dans un univers d'émotion qui allie une atmosphère paisible, et une mélancolie indicible.
Son talent tient à sa capacité à rendre magique le quotidien et le banal.

 

betty

"Betty" - Arnaldur Indridason - Editions Métaille

L’auteur, ARNALDUR INDRIDASON abandonne cette fois son personnage de flic fétiche pour nous entrainer dans une sombre histoire machiavélique. Sentiments exacerbés et manipulations sont au RV de ce polar haletant sans parler des différents coups de théâtre tout au long de ma lecture. Un peu lassée de l’univers des auteurs nordiques, celui-ci m’y fait replonger avec délices !

Karine

 

percin

"Le premier été" - Anne Percin - Editions du Rouergue

Après « Bonheur fantôme », Anne Percin, auteur jeunesse, nous entraîne dans un village au fin fond de la Haute Saône. Avec une grande justesse, elle décrit les affres de ce difficile passage qu’est l’adolescence au travers du récit qu’une trentenaire fait à sa sœur d’un événement s’étant déroulé une quinzaine d’années plus tôt et dont elle ne s’est jamais remise.Comme dans son premier ouvrage, elle procède par petites touches, montrant à nouveau toute sa connaissance de l’âme humaine. Un roman dans lequel chacun retrouvera une part de sa propre jeunesse…  Valérie

 

Metin-Arditi

"Le Turquetto" – Metin Arditi – Actes Sud.

Nous sommes au début du XVIè siècle à Constantinople, un jeune garçon, habile dessinateur, se rêve peintre; nous le retrouvons quelques années plus tard à Venise, où il est devenu sous le nom du Turquetto, ce grand peintre adulé de tous, après avoir été apprenti dans l’atelier du Titien.  Pourrait-il être le véritable auteur de « l’homme au gant »  attribué au Titien et dont la signature présente une anomalie ?  C’est à partir de ce postulat que Metin Arditi nous livre un roman flamboyant et haut en couleurs comme une peinture vénitienne. A noter que grâce à cette histoire,  j’ai découvert ce tableau (exposé au Louvre), qui est une pure merveille. 

 VISUEL ANGES

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